La conférence d’été

août/septembre 2000

La conférence d’été

Des amis venus de tous les continents étaient à nouveau réunis à Brunstad pour une conférence d’été. L’importance de Brunstad en tant que centre missionnaire est inestimable. Un grand nombre d’entre nous viennent année après année comme à une table garnie, au sens spirituel comme au sens matériel. Dans le domaine pratique, de nombreux amis servent de façon plus ou moins visible, avant et pendant la conférence, et même tout au long de l’année, et il convient de dire un cordial merci à tous ceux qui se sacrifient dans ces différents services, pour le bien des amis. Parmi les nombreux domaines dans lesquels ces services sont rendus, il y a par exemple le secteur audiovisuel, où beaucoup font bénéficier de leur compétence professionnelle les amis réunis à la conférence, et ceux qui suivent la conférence dans beaucoup de pays grâce à la transmission par satellite. C’est réellement extraordinaire, en tout cas pour tous ceux qui ne sont pas spécialistes dans ce domaine, et il est probable que les spécialistes eux-mêmes trouvent cela impressionnant. Car dans le domaine de la technologie digitale, le lieu de conférences de Brunstad a un équipement très performant, il est même à la pointe du progrès, et nous en profitons tous.

Le comité directeur du lieu de conférences de Brunstad a un plan d’aménagement pour l’avenir, pour nous, nos enfants et petits-enfants, et le travail que ces frères ont fait et font encore mérite le plus grand respect. Nous leur devons beaucoup de reconnaissance pour leur travail inlassable. C’est pourquoi, dans tous les pays, nous devons tous être conscients de la responsabilité qui nous incombe pour que le lieu de conférences de Brunstad soit encore amélioré, pour tous ceux qui y viennent, et pour que l’Evangile, y compris avec la technologie moderne, puisse atteindre le plus de peuples possible dans le monde entier.

Afin de ne pas être emportés loin

A la première réunion de la conférence, le frère Kåre J. Smith a lu dans Hé. 2, 1 : « C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elle. » Hé. 2, 1. On a vite fait d’aller à la dérive et d’être emporté loin de ce que nous avons entendu au commencement, c’est-à-dire la parole de vie. (1 Jn. 1, 1 et 2, 24). Beaucoup de choses changent à notre époque, et beaucoup de ces changements exercent une influence sur nous. Nous utilisons par exemple les nouvelles technologies. Mais le message de Christ et les traces qu’ils nous a laissées ne changeront jamais. Le message de souffrir dans la chair pour en finir avec le péché (1 Pi. 4, 1) ne changera pas. Si nous nous laissons emporter loin de cela, nous nous laissons emporter loin du salut. Nous partons à la dérive, et cela nous mène à une vie dépourvue de sens et sans but.

Si par exemple on reçoit une exhortation et qu’on ne comprend pas bien qu’elle est justifiée, on se vexe peut-être, et on part à la dérive, on s’éloigne. Quand on désobéit aux injonctions de l’Esprit, on devient lent à écouter, comme nous le lisons dans Hé. 5, 11. L’endurcissement peut facilement s’emparer des cœurs. Mais ceux qui, au contraire, exercent leurs sens à discerner entre le bien et le mal, par la soumission et l’obéissance, deviennent capables de conduire les autres vers le bien, ils deviennent de bons conseillers dans tout ce qui est bien. Dans nos assemblées locales, nous avons besoin dans l’Assemblée de frères et sœurs qui confirment par leur vie la Parole qui est annoncée. Hé. 2, 3. Par le moyen de ces personnes, la Parole a « des jambes pour marcher », elle devient chair en elles, et leur vie a un rayonnement qui produit un puissant effet sur ceux avec qui elles sont en contact. Leur manière d’être respire les vertus de Christ. La connaissance seule n’a pas ce rayonnement et ne peut pas faire brûler les cœurs. Il faut pour cela que notre esprit ait du zèle, un zèle qui crée une conversion continuelle dans notre vie. Lorsqu’il est question dans Ap. 2 et 3 des anges des sept églises, qui sont invités à se convertir, il ne s’agit pas d’une conversion par rapport au monde et au péché, mais une conversion à l’intérieur du salut. Ils étaient en effet en train de s’éloigner de la Parole qu’ils avaient entendue. Et lorsqu’on devient lent à écouter, on commence à avoir soif après d’autres sources et on n’a plus toutes ses sources en Dieu.

Hé. 5, 7 nous permet de comprendre quelle vie de prière, quel sérieux et quelle piété Jésus avait dans les jours de sa chair. Cela lui a coûté la vie d’inaugurer le chemin. Si nous voulons le suivre, le prix à payer est aussi de renoncer à notre propre vie. Présentons-nous avec assurance devant le trône de la grâce pour pouvoir vaincre au moment de la tentation, pour nous purifier nous-mêmes, comme lui-même est pur. Jésus n’a pas considéré comme proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il y a renoncé pour nous sauver. Ph. 2, 6-7. A combien de choses avons-nous renoncé à cause de Lui et pour être une plus grande bénédiction pour les autres ? Jésus a goûté la mort pour nous tous, par la grâce de Dieu (Hé. 2, 9), pour avoir des frères. Ses imitateurs versent le sang de leur cœur pour que l’unité et la communion puissent demeurer et se développer.

Lorsqu’il a purifié le temple, Jésus a montré avec quel zèle nous devons nous purifier nous-mêmes dans l’obéissance à la vérité. Il faut qu’il y ait le repos et le calme dans notre être intérieur, un recueillement silencieux devant la face de Dieu. Il n’est pas normal que nous soyons tourmentés par les mêmes tentations année après année. Les ennemis qui sont dans notre chair doivent être écrasés, l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’ils ne se relèvent plus.

Jésus a aimé la justice et haï l’iniquité. Il a haï l’injustice qui consiste à vivre selon sa propre volonté. Dans cet amour pour la justice et cette haine contre toute iniquité, nous sommes nous aussi oints de l’huile de joie. Et nous nous sentons rafraîchis par l’amour qui règne dans le Corps de Christ. Ce rafraîchissement consiste à aimer et à être aimé en retour.

Il y a dans l’Ancien Testament de nombreux exemples de déviation, de stagnation et d’endurcissement. Après la victoire de Jéricho, la conquête s’arrêta parce qu’Acan avait pris des objets qui devaient être dévoués par interdit. Il y avait de l’impureté dans les « pans de la robe » de Jérusalem, c’est pourquoi elle est tombée d’une manière étonnante. La. 1, 9. C’est pourquoi nous sommes exhortés dans 1 Ti. 2, 8 à « élever des mains pures », des mains auxquelles aucune impureté ni aucun égoïsme ne sont attachés.

Fermes et inébranlables

Quand nous lisons dans Hé. 2, 1 : « C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher… », ce passage renvoie au dernier verset du chapitre 1, où nous voyons que notre vocation est d’hériter du salut. Et dans Ro. 8, 17, nous lisons que nous sommes héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, « si toutefois nous souffrons avec lui ». C’est quand nous souffrons que la tentation peut nous entraîner loin de ce que nous avons entendu. Si nos pensées et notre entendement ne sont pas ancrés dans les choses célestes, nous perdons de vue le chemin du salut. Dans 1 Co. 15, 50, il est aussi question d’hériter le royaume de Dieu et nous lisons au verset 58 : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur. » C’est autre chose que de se laisser entraîner loin. Il faut que nous soyons fermes et inébranlables par exemple quant au fait de bénir. Que l’amour-propre et la recherche de l’honneur ne nous entraînent pas loin de cela.

Nous sommes appelés à une vie dans l’obéissance, « dans la simplicité de [notre] cœur ». Ep. 6, 5. Quand on a cette simplicité de cœur, on n’aspire pas à recevoir des tapes d’encouragement sur l’épaule ou à être salué d’une manière particulièrement respectueuse, etc. Non, la seule chose qui compte, c’est « la foi, agissante par la charité ». Ga. 5, 6. Uniquement la foi, agissante par l’amour fraternel et l’amour pour tous. Toujours et dans toutes les circonstances. L’amour renferme une puissante force qui cherche à inclure les autres. « Demeurez donc fermes… » Ga. 5, 1. C’est-à-dire fermes dans la bonté. Si nous sommes ainsi fermes et inébranlables, le fruit de l’Esprit grandit dans nos vies.

Dans 2 Co. 2, 14, il est question de victoire et du parfum de la connaissance de Christ. Voilà vraiment une chose capitale dans le combat pour nos enfants. Nos enfants doivent toujours nous trouver dans un esprit de victoire, de sorte qu’ils sentent le bon parfum de Christ se dégager d’une vie dans la victoire. Dans ces conditions, ils ne sentent jamais le moindre goût de médisance, d’accusation ou de critique, et un tel père et une telle mère ont de la force dans leurs exhortations.

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs… » Hé. 3, 7-8. Comme c’est écrit au verset 13, nous avons besoin de nous exhorter les uns les autres chaque jour, de façon à nous tenir en éveil et à ne pas nous laisser aller à une dérive de quelques degrés. « Aie donc du zèle et repens-toi… » Ap. 3, 19. En effet, si ce zèle est présent, on ne remet rien à plus tard. On commence aussitôt. Et le changement est immédiat !

Les Hébreux étaient devenus lents à comprendre. Hé. 5, 11. Il y a beaucoup de cette lenteur dans notre chair, c’est pourquoi nous ne devons pas être trop prompts à estimer que « ça ne me concerne pas ». Si, par exemple, on hésite longtemps avant de décider si on va à la réunion ou pas, on a pas mal de choses en commun avec les Hébreux et la lenteur dont il est question dans l’épître qui leur a été adressée.

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. » Jn. 14, 1. Au cours de notre marche ici-bas, il est facile de se troubler, de prendre peur, lorsque la vérité nous est révélée. Mais dans de telles circonstances, nous devons croire fermement en Dieu sans nous laisser ébranler. Malgré toute la faiblesse des disciples, Jésus avait la foi et la confiance que Dieu ferait de grandes choses pour eux et en eux.

« Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. » Ep. 6, 10. Il est nécessaire de se fortifier dans le Seigneur si l’on ne veut pas se laisser vaincre par les forces qui entraînent à la dérive. Nous ne devons pas penser que nous sommes automatiquement fermes et inébranlables. Il faut que nous nous fortifiions dans le Seigneur. C’est là que nous pouvons rester debout « après avoir tout surmonté ». V. 13.

L’égarement et la dérive sont dus à l’orgueil. Nous le voyons clairement dans Ps. 119, 67 : Avant d’avoir été humilié, je m’égarais. » Et il est dit plus loin : « Il m’est bon d’être humilié. » V. 71. Pas d’autodéfense, pas d’amertume, de susceptibilité ou de blessure d’amour-propre, uniquement de la reconnaissance pour l’humiliation subie.

Le zèle et la conversion sont nécessaires. La crainte de Dieu et le sérieux doivent régner. Il est particulièrement important que le travail qui se fait avec les enfants et les jeunes soit confié à des frères et sœurs pieux. Des personnes qui sont attirées par le monde et qui en entraînent d’autres dans la même direction ne doivent rien avoir à faire avec le travail important qui se fait avec les enfants et les jeunes. « Ce zèle de votre part a stimulé le plus grand nombre. » 2 Co. 9, 2. Il y a donc quelque chose qui attire dans le zèle divin. Et c’est dans ce zèle qu’il faut travailler dans l’Assemblée. « Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons. » 2 Co. 4, 13. Toutes les paroles qui sont dites et tout le travail qui est fait dans cet esprit de foi crée une force d’aspiration qui attire en Dieu.

La douceur de la sagesse

« Recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous. » Ja. 1, 21. Quand nous entendons la parole de Dieu, elle entre d’abord dans notre intelligence sous forme de connaissance. Nous voulons volontiers vivre la Parole et nous croyons être en mesure de le faire. Mais nous ne comprenons certainement pas, au début, à quel point nous sommes forts en nous-mêmes. Dans ces conditions, nous ne sommes pas forts en Dieu, et nous subissons des chutes et des défaites au milieu de toute notre connaissance. Il y en a beaucoup qui sont forts au milieu de leur connaissance, et, dans cette force, on a une sorte de paix, car les autres n’osent pas nous faire de remarques si nous sommes une des ces personnes fortes. La paix du fort n’est certainement pas la même que la paix de Jésus. La paix de Jésus est la paix à laquelle nous parvenons lorsque la Parole devient chair. Nous avons alors la paix dans la mauvaise et la bonne réputation, dans la gloire et dans l’ignominie.

« Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ. » Ga. 3, 24. C’est là que le fort est châtié, parce que, dans sa force, il essuie des échecs. « A force de marcher tu te fatigues, et tu ne dis pas : J’y renonce ! Tu trouves encore de la force dans ta main : aussi n’es-tu pas dans l’abattement. » Es. 57, 10. Mais lorsque l’épreuve nous a montré combien nous sommes faibles et incapables, nous pouvons parvenir à la vraie douceur. Nous nous présentons alors devant le trône de la grâce, car nous croyons en Sa force, et non en la nôtre. C’est là que nous apprenons la douceur de la sagesse. Ja. 3, 13. On voit alors apparaître la sagesse, les vertus de Christ. La douceur est une vertu rare, c’est l’une des vertus de Christ les plus nobles et les plus précieuses. « Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ! » a dit Jésus. Mt. 11, 29. La douceur et l’humilité ne peuvent pas être séparées. C’est uniquement en mettant en pratique la Parole dans les épreuves de la vie que nous acquérons du poids dans notre esprit. Celui qui met la parole en pratique est heureux dans son activité. Ja. 1, 25. Une mère qui met la parole en pratique est une mère heureuse, et ses enfants le sentent. Elle plonge son regard dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et elle n’est pas dans l’esclavage.

Beaucoup de personnes veulent faire quelque chose pour Dieu, mais elles veulent en même temps vivre elles-mêmes et récolter de la gloire. Le « moi » est fortement présent dans tout ce qu’elles font. « Je veux, je peux, je pense… » De telles personnes ne servent pas dans la nouveauté de l’Esprit, qui fait que le péché est condamné dans la chair. Si ce n’est pas l’Esprit qui dirige, c’est qu’on dirige soi-même, et résultat est à l’avenant. Quand Paul dit que le corps est mort à cause du péché (Ro. 3, 10), on peut comparer cela par exemple à une hache qui est morte et sans valeur, mais qui n’acquiert de la valeur que si quelqu’un la manipule et l’utilise. Lorsque nous saisissons la foi que nous sommes morts avec Christ, notre corps devient une arme pour la justice. Notre corps a alors un nouvel « employeur » et nous pouvons le présenter comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. « Car l’amour de Christ nous presse. » 2 Co. 5, 14. Voilà la vraie force.

« Ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. » 2 Co. 8, 5. Quand nous vivons pour le Seigneur, nous vivons aussi pour l’Assemblée. Si nous nous donnons aux hommes sans nous donner d’abord au Seigneur, nous devenons esclaves des hommes. C’est pourquoi nous devons nous donner entièrement à Lui.

Dans 2 Co. 5, 15, il y a une exhortation à ne plus vivre pour nous-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour nous. Est-ce que notre amour pour lui ne devrait pas être tel qu’il puisse dire : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! » Ge. 2, 23. Dieu a élu ce qui est vil dans le monde, mais, selon l’esprit et l’entendement, c’est ce qu’il y a de meilleur. C’est ainsi que nous devons aussi considérer nos frères et sœurs. Selon leur entendement, ce sont les meilleurs des enfants des hommes.

« Que votre douceur soit connue de tous les hommes. » Ph. 4, 5. La douceur, c’est rester dans le silence et s’attendre au Seigneur. Nous ne sommes pas paralysés et empêchés d’agir lorsque nous sommes doux, mais nous ne prenons pas nous-mêmes les choses « en main ». Nous attendons Dieu, de façon à pouvoir faire sa volonté dans sa force.

Sur la terre
et tout de même au ciel

« Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. » Jn. 3, 6. Il y a une différence énorme entre les paroles qui viennent de la terre (même si elles sont « chrétiennes »), et les paroles qui viennent du ciel. Les paroles qui viennent de la terre ne peuvent pas transporter d’allégresse le cœur de ceux qui craignent Dieu.

Les héros de la foi dont il est question dans Hé. 11 savaient tous discerner les paroles de Dieu venues du ciel. Les prophètes de Dieu parlent clairement, leurs paroles viennent du ciel et veulent sauver les hommes du mensonge et de l’égarement.

Dans Jn. 3, 12-13, il est question de Jésus qui était descendu du ciel et pourtant était dans le ciel. Le Père parlait au Fils, et le Fils accomplissait la volonté du Père. C’est aussi notre vocation. Ceux qui sont ressuscités avec Christ et placés au ciel en ont fini avec la terre, et leurs pensées et leur vie ne sont pas dans les choses terrestres. Ils sont capables d’entendre la voix qui parle du ciel.

Il est dit de Jésus dans Ac. 8, 33 que sa vie a été retranchée, enlevée de la terre. Et dans Hé. 8, 4 : « S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur. » Mais nous savons qu’il est sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédek. Et si nous voulons être des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek, nous devons, nous aussi, être « retranchés de la terre ». A ce moment-là, nous n’avons qu’une aspiration : celle de manifester la vie de Jésus ici sur terre.

Melchisédek (Hé. 7, 1 etc.) est sorti d’une certaine manière de l’éternité et il est entré dans le temps avec une bénédiction. Il a béni Abraham, par exemple. Abraham ne cherchait pas son propre intérêt. Il a lutté pour son frère. C’est pourquoi il était juste de la part de Melchisédek de le bénir. Melchisédek était à la fois sacrificateur et roi, roi de la justice et de la paix. Le sacrificateur et le roi doivent tous les deux être visibles dans nos vies. La dignité royale nous dicte d’être durs comme un roc contre le péché sous toutes ses formes. Quelle bénédiction, lorsqu’il y a des mères et des femmes mariées, par exemple, chez qui cette dignité royale est combinée avec une vie de sacrificateur ! De telles femmes sont une force dans leur foyer.

Dieu a ordonné à Moïse de faire en sorte qu’il y ait toujours de l’huile pure d’olives concassées pour le chandelier du tabernacle. Ex. 27, 20-21. De l’huile pure, produite par une volonté propre qui a été brisée, doit aujourd’hui encore être fournie dans l’Assemblée, qui est le chandelier de la Nouvelle Alliance. Beaucoup se préoccupent de la forme du chandelier et oublient l’essentiel, c’est-à-dire l’huile. Les gens qui entrent en contact avec l’Assemblée remarquent évidemment la forme extérieure, mais s’ils sont de la vérité, leur esprit s’éveillera pour voir l’huile qui est à l’origine de la lumière, la vie cachée avec Christ en Dieu.

Paul dit dans Ep. 6, 15 que l’Evangile de paix nous dispose au combat (traduction norv.). Et dans Ja. 3, 18, Jacques nous exhorte à semer le fruit de justice dans la paix et de préserver la paix. Il écrit ensuite : « D’où viennent les luttes ? » Et la réponse est : des convoitises de la chair. L’Evangile de paix nous donne la disposition au combat dont nous avons besoin pour combattre contre nos convoitises. Ce doit être pour nous un combat quotidien et conscient. Il faut même plus d’une « bataille d’Harmaguédon » pour que le repos puisse entrer dans notre esprit. Jacques écrit encore au sujet de ceux qui veulent être amis du monde. Si l’on est ami du monde, on n’aura jamais des yeux du cœur illuminés pour voir la gloire de l’Evangile et comprendre la sagesse qu’il y a dans le fait d’être crucifié avec Christ.

Les sentiments qui étaient en Christ (1 Co. 2, 16), son entendement, c’était d’être un serviteur. C’est lorsque nous entrons dans la position du serviteur que la vie devient magnifique et fructueuse.

La conférence a été extrêmement riche en paroles de vérité, apportant une aide véritable à tous ceux qui aspirent à faire des progrès en Dieu. Suivons l’exhortation de 1 Ti. 4, 15 : « Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. »