La conférence de Pâques
Une conférence de plus est entrée dans l’histoire. On n’avait jamais vu autant de participants exprimer aussi clairement leur enthousiasme et leur reconnaissance pour Brunstad et pour le message qui y est annoncé. Cela s’est également manifesté par un zèle et une joie accrus pour contribuer au financement des travaux futurs et à ceux qui sont en cours sur notre lieu de conférences. A une des réunions, Kjell Arne Bratli a lu la préface du livre qu’il est en train d’écrire sur Brunstad, et il a souligné que « c’est bon d’être ici ! ».
Oui, c’était bon d’être là, et le compte rendu de ce qui a été dit à la conférence devrait aussi le montrer clairement :
La lumière de la vie
« Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Jn. 8, 12. L’Evangile annonce la lumière dans un esprit de victoire, l’affranchissement à l’égard des puissances des ténèbres, de tout ce qui décourage et désespère les hommes. Et tout est lié au fait de marcher dans la lumière. « Marchez, pendant que vous avez la lumière ! », « pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière » Jn. 12, 35-36. Nous devons avoir la volonté de croire. C’est lorsque nous marchons par l’Esprit que Dieu peut commencer à écrire ses lois et commandements sur les tables de nos cœurs. Alors nous ne nous laissons pas attirer par notre homme naturel, mais nous laissons la liberté nous affranchir réellement – du péché !
La lumière et le jugement vont de pair. « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. » 1 Pi. 4, 17. Nous nous éloignons alors d’une attitude superficielle, et nous cessons de prendre à la plaisanterie le saint commandement. Au verset 18, nous lisons que le juste se sauve avec peine. Le juste ne vit absolument pas dans des péchés conscients, et pourtant il ne parvient que lentement à la sanctification. On peut se demander pourquoi. C’est parce que celui qui est juste a du mal à reconnaître qu’il a du péché ; il est difficile de se voir soi-même. On a par exemple du mal à voir qu’on est têtu, ou on ne voit pas qu’on se mêle un peu des affaires d’autrui. Si nous n’aimons pas la lumière et ne marchons pas dans cette lumière, les ténèbres nous envahissent. C’est vite fait à ce moment-là de sortir de l’amour fraternel. On commence peut-être à « rivaliser » avec quelqu’un. Quand nous remarquons que quelque chose de semblable s’élève dans notre chair, nous devons aimer le jugement de la lumière et marcher dans la lumière, pour pouvoir bénir notre frère ou notre sœur, au lieu de les considérer comme des « rivaux ». Car Dieu a des raisons de les bénir ou de leur donner la place ou le service qu’ils ont. Il s’agit d’être honnête des pieds à la tête, car Dieu hait la fausseté.
« Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. » Ro. 6, 11. Cela doit être notre attitude à l’heure de la tentation, quand nous sommes par exemple tentés à chercher de l’honneur des hommes – c’est une chose qui est profondément enracinée dans la nature humaine. J’ai péché, mais honore-moi quand même devant les anciens du peuple, dit Saül à Samuel. Il ne vivait pas devant Dieu, mais devant les hommes. Nous devons chercher à être sauvés entièrement de ce péché horrible, pour être réellement libres et servir librement selon les injonctions de l’Esprit. Il en va de même avec l’amour de l’argent. « Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent. » Hé. 13, 5. Gagnons et utilisons de l’argent, mais utilisons-le selon les bons commandements de Dieu. Cela nous sera abondamment rendu. C’est une grande honte d’être esclave de Mammon. L’esprit de cupidité doit être totalement exterminé de notre vie. Le centre de la bonne nouvelle, c’est justement d’être sauvé de soi-même, pour pouvoir commencer à donner. En marchant selon l’Esprit, nous n’accomplissons pas les désirs de la chair, et notre corps qui était auparavant un instrument d’iniquité, devient un instrument de justice pour Dieu. Ro. 6, 13.
De la même manière, le jugement de Dieu et son feu dévorant veulent nous délivrer de tout découragement. Quand le feu a dévoré toute la vanité, la grandeur et l’orgueil de le lieu secret de notre cœur, nous comprenons que c’est une honte de se décourager. Quand nous lisons au sujet des héros de la foi dans Hé. 11, nous ne voyons aucune trace de découragement, non, nous rencontrons un esprit de victoire, que nul ne peut ôter à celui qui le possède.
C’est la vie qui est la lumière des hommes. Nombreux sont ceux qui ont de la connaissance, une connaissance intellectuelle aride, mais qui n’ont pas la lumière de la vie. On peut par exemple parler de l’éducation des enfants, sans peut-être comprendre comment avoir communion avec ses enfants. Quand les enfants grandissent, on reste seul, malgré ses grandes théories. On rejoue ainsi « les habits neufs de l’empereur ». Ce ne sont que des bavardages, sans vie, sans lumière de la vie. On ne gagne pas le cœur des enfants et des jeunes par une telle hypocrisie.
« Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. » Ap. 2, 11. Les impies seront détruits par la seconde mort. Mais on peut aussi en souffrir, même beaucoup, jusqu’à devenir un invalide, spirituellement parlant. On n’atteint pas ce qu’on aurait dû atteindre dans sa vie.
La lumière de la vie se manifeste par une communion bénie, à laquelle nous devons prendre garde avec zèle. Il est facile de causer des dégâts à cette communion par des commentaires rapides sur ceci ou cela, au lieu d’être prompt à donner de bonnes paroles de reconnaissance.
Véritablement propre
à toute bonne œuvre
En 2 Ti. 3, 1-5, il est question des temps difficiles dans lesquels nous vivons, où beaucoup ont l’apparence de la piété, mais renient ce qui en fait la force. Ils renient la force qui consiste à faire un pas après l’autre dans la foi sur les traces de Jésus. Ainsi, on a besoin de la puissance de la foi pour faire un pas de plus dans le fait de bénir les autres. Nous lisons au verset 7 que certains ne parviennent jamais à la connaissance de la vérité. Ils ont cessé de marcher dans la lumière, et ils deviennent réprouvés en ce qui concerne la foi (V. 8), incapables de croire. Malgré leurs paroles de connaissance et leur apparence de piété.
Au verset 16, nous pouvons voir par quelle école la parole de Dieu nous fait passer « afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (V. 17). Il ne s’agit pas de savoir parfaitement expliquer et présenter les choses, mais d’être propre à toute bonne œuvre ! Cette capacité vient par la foi, alors que les autres sont incapables de croire. Celui qui est apte à croire, est également apte à répandre la bénédiction. Il ou elle est capable de bénir là où on n’attendait aucune bénédiction.
Dans 1 Sa. 3, il est question de la grande colère de Dieu et de son jugement sur la maison d’Eli parce qu’Eli savait que ses fils agissaient de façon impie, sans les reprendre. Quand on voit par exemple que certains sont liés par la jalousie et qu’on n’ose pas annoncer ce que Dieu veut voir annoncer, à cause de son propre honneur, on a beau continuer à prononcer des discours remplis de connaissance, mais on devient impropre à la foi. Dieu a agi de façon radicale envers Eli et sa maison, il dit même que cela allait étourdir les oreilles de qui entendrait cette chose (V. 11).
La lumière qui apporte un jugement purificateur sur notre vie, Pierre la qualifie d’admirable lumière. 1 Pi. 2, 9. Elle est admirable parce qu’elle nous affranchit du péché et de notre vie propre. Nous devons constamment considérer que la lumière qui nous pousse à renoncer à nous-mêmes, prendre notre croix et le suivre, est en vérité une lumière admirable, prodigieuse. C’est la lumière de la vie, qui nous affranchit de la puissance et des œuvres des ténèbres. « C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. » Es. 30, 15. « Mais vous n’avez pas voulu ! », est-il écrit ensuite. Nous devons parvenir au calme, de façon à pouvoir marcher devant la face de Dieu. De nos jours, on voit dans certains pays des maisons qui ressemblent à de vieilles baraques, mais on voit pourtant sur les toits une jungle d’antennes de télévision, si bien que ceux qui habitent là sont exposés à toutes sortes d’influences. Il en va de même pour l’état spirituel de beaucoup de gens. Ce sont peut-être presque des clochards au point de vue spirituel, mais ils ont malgré tout leurs « antennes » à l’est et à l’ouest, ils sont avides de savoir ce qui se passe à d’autres endroits, dans d’autres assemblées et se mêlent de choses qui ne les regardent pas.
Dans le calme et la confiance, nous apprenons, au moment où se présentent les circonstances, à accepter avec douceur la parole qui a été plantée en nous et qui est puissante pour sauver nos âmes. Dans ce cas, on n’est pas préoccupé par ce qui concerne les autres.
Dans Ap. 3, 19, nous voyons que Dieu reprend et châtie ceux qu’il aime. Aux versets suivants, nous voyons la manière dont il travaille et ce qu’il a en vue. « Vois, je me tiens à la porte et je frappe. » Lui qui était rempli du zèle de Dieu travaille avec beaucoup de délicatesse et de calme, il ne force pas l’entrée, il frappe discrètement.
Dans 2 Th. 1, 3, où il est question d’une foi qui fait de grands progrès et d’un amour à l’égard des autres qui augmente de plus en plus, nous avons une bonne image d’une assemblée prête pour l’enlèvement de l’Epouse. Quand notre orgueil est éclairé par la lumière de Dieu, c’est une période de croissance pour l’amour fraternel. Nous sommes alors reconnaissants les uns pour les autres et dépendants de la nourriture spirituelle que nous recevons dans la communion avec les autres.
Dans son cantique de louange, Marie dit : « Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide. » Lu. 1, 53. Après une réunion ou une conférence bénies, on peut retourner à la maison à vide, parce qu’on est riche et rassasié. Les humbles s’en retournent enrichis.
Pharisaïsme
« Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » Pr. 4, 23. Si on ne garde pas son cœur pur, si on souille la source de la vie, on devient spirituellement aveugle. Aussi longtemps que les enfants d’Israël gardait les commandements de l’Eternel, ils allaient de l’avant. Quand ils laissaient la place aux idoles, Jérusalem sombrait d’une façon étonnante.
« Pharisien aveugle ! nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. » Mt. 23, 26. Les pharisiens étaient zélés pour revêtir une justice extérieure, mais ils ne gardaient pas leurs cœurs purs. Malheur à vous, leur dit Jésus. Dans leur désir de se montrer justes aux yeux des hommes, ils étaient aveugles quant à ce qui pesait plus lourd dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité au plus profond du cœur.
« Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et voici toutes choses seront pures pour vous. » Lu. 11, 41. Si l’on n’est pas pur dans son cœur, il est facile d’être rempli de critiques. On juge les autres d’après l’aspect extérieur. On occasionne aux autres un grand nombre de problèmes quand on est animé d’un tel esprit de jugement. Il arrive que des frères ou des sœurs s’entourent d’une aura de « spiritualité ». Souvent, cela se voit immédiatement quand la personne entre et s’assied avec son air « spirituel » et ses critiques. Les autres ne se sentent pas libres ou sont mal à l’aise en sa compagnie. De telles personnes sont très élevées à leurs propres yeux et croient pouvoir juger d’autres âmes simples, qui sont malgré tout agréables aux yeux de Dieu. Jésus prononce la malédiction sur ceux qui ont une telle conduite honteuse.
Dans 1 Ti. 2, 9-10, Paul parle d’être vêtu d’une manière décente et de se parer de bonnes œuvres. Il arrive que certains s’habillent de manière à donner l’impression qu’ils sont exceptionnellement pieux, et ils jugent les autres en même temps. Celui qui professe la vraie piété ne s’habille pas d’une manière décente simplement pour correspondre à une certaine norme extérieure. Il obéit aux injonctions de Dieu dans son être intérieur. Beaucoup ont tendance à montrer du doigt et à faire sans cesse des remarques sur la façon dont s’habillent les jeunes et les enfants, et leur pharisaïsme pousse certains jeunes dans le monde. On peut même dire que beaucoup de jeunes se sont retirés parce qu’ils ont été soumis à des pressions extérieures. Il est vrai que nous devons « juger ceux du dedans » (1 Co. 5, 12), mais il est difficile de juger de la bonne façon si l’on n’a pas soi-même engendré des enfants spirituels. Beaucoup se font du tort à eux-mêmes dans ce domaine et perdent la confiance dont ils jouissaient. Pourquoi se détruire soi-même ? Ceux qui continuent dans cette attitude devraient se poser la question : Combien d’enfants spirituels ai-je enfanté par mes critiques ?
L’onction du Seigneur doit nous enseigner tout, et celui qui est un serviteur de l’Esprit reçoit la grâce d’accéder à ce qui est caché dans les cœurs. Il a la grâce de montrer aux âmes un chemin pour sortir de la détresse, ainsi qu’il est écrit : « Et l’Eternel, le Seigneur, peut nous garantir de la mort. » Ps. 68, 21.
Les parents exercent parfois des pressions sur leurs enfants au lieu de chercher à exercer une influence sur leur attitude de cœur. Dans un foyer où règne l’amour et la bonté, les enfants restent volontiers dans l’Assemblée, et même s’ils s’égarent pour un temps dans le monde, ils sont liés par des liens si puissants qu’ils finissent souvent par revenir.
Les Corinthiens excellaient en parole et en connaissance. 2 Co. 8, 7. Oh ! si seulement ils avaient été riches en onction ! Mais il n’y avait aucun homme sage parmi eux qui pouvait régler un différend entre frères, aucun qui pouvait faire une opération « chirurgicale » jusqu’aux racines du cœur, avec des paroles propres à délier ce qui était lié. Certains sont comme « congelés », et ont besoin de chaleur. D’autres sont découragés et quelque chose doit être délié dans leur cœur. Ici le service de l’Esprit est nécessaire, ainsi que celui des serviteurs de l’Esprit. Jacques parle de juges aux pensées mauvaises (Ja. 2, 4). Ils jugeaient, mais c’étaient eux qui avaient besoin du pardon des péchés. Dans l’onction, on peut aider les hommes au lieu de les juger. Nous pouvons les conduire à la gloire.
Certains ont une attitude presque systématiquement négative. Cela a souvent un effet contagieux. On est alors comme un énorme patin de frein ou comme du sable dans les rouages d’un machine. Nous devons purifier nos cœurs de tout cela.
La force de la résurrection
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité. C’est la bonne nouvelle de Pâques, qui nous permet de vivre une vie de victoire sur le fondement de la résurrection et avec la force de la résurrection. « Savoir que le Christ souffrirait, et que, ressuscité le premier d’entre les morts, il annoncerait la lumière au peuple et aux nations. » Ac. 26, 23. Nous aussi, nous devons nous annoncer la lumière les uns aux autres, la lumière et l’espérance. Jean écrit : « Nous vous annonçons la vie ! » Une vie où nos membres sont des instruments pour Dieu. Et la mort de notre corps ne signifie qu’une entrée dans la vie. Les projets des hommes sont anéantis par la mort, mais ceux qui sont nés de nouveau pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus d’entre les morts, entrent dans la vie.
Jésus a anéanti la mort. 2 Ti. 1, 10. « Mais tu m’as formé un corps », dit Jésus (Hé. 10, 5), et dans ce corps il a entrepris un combat contre la mort et a réduit à néant celui qui avait la puissance de la mort. Le mal n’a jamais eu de pouvoir par son corps. Et à présent, nos corps peuvent eux aussi être des instruments de justice pour Dieu. Le diable ne doit jamais pouvoir utiliser nos corps pour ce qui est mal. C’est la bonne nouvelle : nous n’avons plus besoin de servir le péché avec nos corps. Si nous ouvrons notre entendement et notre esprit à cet Evangile, nous expérimenterons la force de la résurrection et la vie sur le fondement de la résurrection.
Nos corps doivent être un temple pour le Saint-Esprit. « Honorez Dieu dans vos corps ! » Quand la vie de Jésus est manifestée dans nos corps, alors Dieu est honoré. Si l’amertume, la colère ou l’impatience se manifestent, il est déshonoré.
« Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » 1 Co. 15, 20. Les prémices de ceux qui sont morts ! Cela signifie qu’il y a une espérance, une espérance éternelle, aussi pour nos corps. Les morts en Jésus se relèveront, et leurs corps mortels seront rendus vivants. Ro. 8, 11.
« Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation, car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. » Ja. 1, 12. Il y a donc des choses à « supporter patiemment ». Dans les épreuves de la vie, une pression s’exerce sur nous, mais supportons et tenons bon. La patience conduit à une œuvre parfaite, qui n’est rien d’autre que la nature divine ! La mort est alors engloutie par la victoire, et l’aiguillon de la mort est éliminé. 1 Co. 15, 54 sqq. Cela doit devenir plus vivant pour nous à l’heure de la tentation. Un corps qui a été un temple du Saint-Esprit se relèvera par la force de la résurrection.
« Je connais ton affliction et ta pauvreté (bien que tu sois riche) » Ap. 2, 9. C’est ainsi que le Seigneur parle à une âme fidèle. A celui qui reconnaît sa pauvreté à cause des tentations et qui reconnaît qu’il est lié par l’autre loi qui est dans ses membres, il est dit en même temps : tu es riche ! A l’opposé, l’ange de Laodicée était rassasié et riche en lui-même. Il se croyait riche, mais il était pauvre, aveugle, et nu. Dans Pr. 20, 8, on lit l’expression : « ... dissipe tout mal par son regard. » Cela n’est possible que lorsque nous nous voyons nous-mêmes. Tout le mal, la médisance, les critiques et le découragement doivent être exterminés de façon radicale de notre vie. Le pauvre en esprit le fait. Et il est heureux, heureux au milieu de sa pauvreté et de sa détresse. Exterminons tout le mal, en nous humiliant dans nos circonstances. Si nous ne nous humilions pas dans les circonstances de la vie, nous pouvons faire souffrir les autres. L’Eternel habite dans l’esprit contrit et brisé. Mais la contrition et le brisement ne sont pas un but en soi. Il est écrit : « afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les cœurs contrits. » Es. 57, 15.
L’ange de l’église de Sardes (Ap. 3) passait pour être vivant, mais il était spirituellement mort. Dans les circonstances de la vie, il ne s’était pas souvenu de ce qu’il avait entendu et appris. Quant à lui, l’ange de Philadelphie était fort malgré sa faiblesse, parce qu’il gardait la parole. La parole était proche de lui, dans sa bouche et dans son cœur. Nous avons sans cesse besoin d’exhortations, parce qu’il est facile de s’égarer sur un chemin de traverse. Les anges dont il est question dans Ap. 1 et 3, qui étaient sur un chemin de traverse, n’étaient peut-être pas tellement entourés de personnes qui pouvaient leur donner les exhortations nécessaires. Nous avons nos conférences, et nous nous retrouvons constamment pour des rencontres et des réunions. Nous avons donc beaucoup d’occasions qu’ils n’avaient peut-être pas à l’époque. Nous recevons des exhortations puissantes, comme par exemple à cette conférence de Pâques, des exhortations qui nous permettent de rester sur le bon chemin, c’est-à-dire aimer la justice et haïr l’iniquité, comme le Maître l’a fait, et persévérer « dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. » Ac. 2, 42. Avoir par exemple des problèmes les uns avec les autres et se préoccuper de l’enseignement des apôtres sont deux choses incompatibles, et c’est une honte.
« Ce qui sera resté poussera encore des racines par-dessous, et portera du fruit par-dessus. » 2 R. 19, 30. « Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées. » V. 31. En vivant près du Seigneur, nous devons veiller par le zèle de l’Eternel à ce que les racines poussent par-dessous, de plus en plus profondément en Dieu. Alors nous porterons toujours « du fruit par-dessus ». Tous les magnifiques fruits de l’Esprit dont il est question dans Ga. 5, 22 par exemple, se manifestent uniquement quand nos racines s’enfoncent plus profondément par-dessous. Enracinés et fondés dans l’amour ! Ep. 3, 18. « ... en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. » V. 19.
Etre fort dans le Seigneur
Dans Jacques 1, 5 sqq., nous sommes exhortés à demander de la sagesse dans nos prières. « Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter. » V. 6. Celui qui doute est un homme misérable. Le doute ouvre la porte à toutes sortes de choses affreuses. Un frère veut par exemple dire de bonnes paroles à un autre, et on commence à douter et à penser : « Je me demande s’il pensait vraiment ce qu’il a dit... » Nous devons nous purifier de toutes ces choses. Nous ne devons pas non plus douter de l’élection de Dieu dans l’Assemblée. C’est Dieu qui y a placé ses serviteurs, en confiant à chacun son ministère.
Timothée était fortement exhorté à ne pas se décourager, mais à souffrir avec Paul pour l’Evangile avec la force de Dieu. Quand nous souffrons avec la force de Dieu, nous pouvons expérimenter la même chose que Paul et Silas, un chant de louange et de foi au milieu de l’épreuve.
L’Esprit de Dieu est un esprit d’amour et de sagesse. Des circonstances peuvent se présenter dans la vie où on ressent des barrières qu’il est difficile de franchir. On a alors besoin d’un esprit de force pour avancer. Au Ps. 18, 30, David dit : « Avec mon Dieu, je franchis des murailles ». Nous sommes appelés à être un sacerdoce royal. Ce qui est royal doit se manifester dans notre vie.
On voit parfois dans certains foyers qu’un des enfants à l’âge de l’adolescence dirige presque toute la maison. Par l’esprit de force, il faut intervenir, car il doit y avoir la paix dans Jérusalem, la tranquillité dans ses palais. Ps. 122.
Certaines personnes sont comme du « sable dans les rouages ». Il faut tirer les choses au clair avec elles. Ces personnes insatisfaites ne doivent pas continuer à être des freins. Beaucoup n’ont peut-être pas la foi pour s’expliquer avec ces personnes et jugent même peut-être ceux qui ont la foi pour le faire.
« Accueillez celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas les opinions. » Ro. 14, 1. C’est ce qu’on fait dans l’Assemblée. Les enfants ont besoin de lait et reçoivent du lait. Mais on ne peut pas donner du lait à toute la famille, sous prétexte qu’il y a un nourrisson dans la maison. De même dans l’Assemblée, on a besoin de toutes sortes de nourritures variées pour qu’il n’y ait aucune « carence alimentaire ». On doit admettre qu’il y a des différences. Il y a différentes personnalités, qui servent selon la grâce que Dieu donne.
Le faible ne doit pas être méprisé (V. 3), mais on doit l’aider à devenir fort dans le Seigneur. Le faible a vite fait de juger le fort et considère facilement sa conscience comme un étalon face à ce que dit ou fait l’autre. Si l’on tient excessivement compte de toutes sortes de faiblesses, Satan aura vite fait de se servir de ces personnes faibles pour conduire toute l’Assemblée, ou en tout cas pour freiner son développement.
C’est pourquoi Brunstad et le message qui y est annoncé sont une richesse incommensurable pour l’Assemblée. On veille à ce qu’il n’y ait aucune « carence alimentaire » dans les assemblées. La parole prophétique y est annoncée dans toute sa diversité : on y trouve à la fois l’édification, l’exhortation et la consolation. L’onction nous enseignera tout. 1 Jn. 2, 24. Nous devons demeurer dans la parole que nous avons entendue dès le commencement. Nous demeurons alors dans la force. L’onction nous enseigne également à mener les guerres spirituelles. Et l’onction produit de l’enthousiasme dans la prédication. Cet enthousiasme oint doit toujours nous accompagner lorsque nous nous annonçons la lumière les uns aux autres. On peut fatiguer l’auditoire par exemple par des théories sur Christ manifesté en chair, et dans la pratique on est peut-être étranger à la vie de Christ manifesté en chair. Non, demeurons dans ce que nous avons entendu dès le commencement.