« Et parmi ceux de sa génération, qui a cru… ? »
Tout ce qui avait été écrit prophétiquement au sujet de Jésus s’est accompli dans sa vie, jusqu’au moindre détail. Lorsqu’il a été trahi et arrêté dans le jardin de Getsémané, par exemple, il a dit à ses disciples qu’il fallait que ces choses arrivent pour que les Ecritures s’accomplissent. Mt. 26, 54. Et il a dit aux deux disciples d’Emmaüs : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? » Lu. 24, 26. Quand les deux disciples ont compris ces paroles, leurs cœurs se sont mis à brûler ! Ce que nous lisons au sujet de Jésus, par exemple dans Es. 53, doit donc faire brûler nos cœurs ! Il y est question de notre précurseur, que nous sommes appelés à suivre et imiter ! – Nous lisons entre autres qu’il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer les regards. Il était comme une brebis muette devant ceux qui la tondent. Il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. Il a plu au Seigneur de le briser. Son âme a présenté le sacrifice de culpabilité. La volonté du Seigneur a prospéré entre ses mains. Il a intercédé pour les coupables.
Et ce qui est écrit au verset 8 est très caractéristique : « Et parmi ceux de sa génération, qui a cru…. ? » En effet, qui a pensé que c’était lui le Sauveur du monde ? Qui a pensé que c’était là le chemin de la gloire éternelle ? Qui a pensé que c’était une grande vocation, une vocation qu’on pouvait appeler de ses vœux ? « Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » 1 Pi. 2, 21. C’est triste lorsqu’on est obligé de constater après coup : « Je n’ai pas compris la situation, je n’ai pas réfléchi à cela, je n’ai pas profité de l’occasion. » L’occasion était là, mais je ne l’ai pas comprise. Ou bien je l’ai comprise, mais je ne l’ai pas mise à profit. Telle ou telle chose s’est produite, c’était la puissante main de Dieu sous laquelle je devais m’humilier, mais j’ai laissé passer l’occasion. Les puissants de ce monde ont crucifié le Seigneur de gloire. Les disciples d’Emmaüs ne l’ont pas fait, mais ils n’ont sans doute pas compris que lorsqu’ils lisaient Es. 53, il était question du Seigneur de gloire. Lorsque Jésus les a aidé à comprendre, leurs cœurs se sont mis à brûler. Ils ont été saisis d’enthousiasme et de joie. Ils ont été saisis, car ils comprenaient maintenant le merveilleux rapport qu’il y a entre la souffrance et la gloire. Entre l’humiliation sous la puissante main de Dieu et l’élévation au temps convenable. Ils avaient maintenant la possibilité, à leur époque, de comprendre et d’expérimenter que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. Au lieu de dire après coup : Qui a cru ? Ils pouvaient maintenant chanter comme dans l’un de nos cantiques : « Jésus m’a été révélé, l’énigme est résolue, magnifique consolation ! »
Paul écrit dans Ph. 3, 12 qu’il ne l’avait pas encore saisi, mais qu’il courait pour s’en emparer, car il était saisi de Jésus-Christ. Il était saisi de celui qui était comme une brebis muette devant ceux qui la tondent, dans la bouche duquel on n’a pas trouvé de fraude et qui a présenté le sacrifice de culpabilité, sans faire de bruit et dans le secret. Si vous voulons saisir ce que nous n’avons pas encore saisi, il faut d’abord que nous en soyons saisis. Saisis de Jésus-Christ. Saisis à la pensée que c’est de notre sauveur, de notre précurseur et du Seigneur de gloire qu’il s’agit dans Es. 53. Dieu veut ouvrir notre intelligence dans une mesure beaucoup plus grande que jusqu’à présent, pour que nous puissions comprendre les Ecritures. Lu. 24, 45.