Temps de rafraîchissement
Les sentiments de Christ
«Repentez-vous – la traduction norvégienne dit littéralement : saisissez un nouvel entendement – et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur.» Ac. 3, 19.
Les sentiments qui étaient en Jésus-Christ et les temps de rafraîchissement qui s’ensuivent : voilà la bonne nouvelle qui a traversé comme un fil conducteur toute la conférence bénie que nous avons eue cet été à Brunstad. Et comme nous vivons encore dans le temps de la grâce, ce doit être aussi le fil conducteur de toute notre vie, jusqu’à notre dernière heure, tant dans nos foyers que dans nos différentes assemblées. Le frère Kåre J. Smith a inauguré la conférence avec ce message béni, qui est resté comme un «fil d’Ariane» au travers de nombreux témoignages de frères. En voici un extrait :
«Saisissez de nouvelles pensées !» Les anciennes pensées et l’ancien entendement consistent à penser à soi-même, à ses propres intérêts et à son propre honneur. Les nouvelles pensées, qui sont celles de Christ, consistent à penser à l’intérêt et au bien des autres. C’est cet entendement qui entraîne des temps de rafraîchissement dans son sillage, des temps pleins de joie et de paix. Dans la pensée de Christ, nous apprenons à nous abaisser, et ainsi, des temps de rafraîchissement viennent, et font de nos foyers et de nos assemblées des «îles où règnent l’été», où le diable n’exerce aucun pouvoir, malgré tous les esprits mauvais qui agitent les peuples et les remplissent d’angoisse et de crainte.
Fermement unis dans la même pensée, dans la même opinion, dans le même entendement et dans le même esprit béni ! Là, le diable est lié, et la paix se répand comme un fleuve. On peut alors dire de bonnes paroles et remercier Dieu les uns pour les autres. Lis le passage de 1 Co. 1, 10. Nous sommes appelés à la communion dans un seul corps. Lorsqu’on ne veut avoir communion qu’avec un groupe restreint de personnes qui partagent les mêmes opinions, une sorte d’«élite» qui prétend être plus «spirituelle» que les autres, sans tendre la main à ceux dont on croit savoir qu’ils sont «moins avancés», on fait preuve d’un terrible orgueil. On n’a pas dans ce cas la victoire sur le péché, quoi qu’on en pense, car c’est l’orgueil qui règne dans les pensées de ceux qui se comportent ainsi.
Paul dit avec assurance : «Or nous, nous avons la pensée de Christ.» 1 Co. 2, 16. Il écrit dans le même contexte que l’homme spirituel juge de tout et qu’il n’est lui-même jugé par personne. V. 15. Cela vient de ce qu’il a une manière de penser qui est tout à fait différente des autres, et que personne ne peut sonder les pensées et les motivations de l’homme spirituel.
Dans le récit de la tempête, nous voyons comment Jésus a réprimandé ses disciples à cause de leur incrédulité. Mt. 4, 35-41. De la même manière, il est bon pour nous de reprendre les esprits d’incrédulité qui cherchent à prendre le dessus dans notre vie. Jésus a repris Pierre en ces mots : «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?» Mt. 14, 31. L’esprit dans lequel nous vivons doit nous rendre capables de réprimander l’incrédulité. Nous devons vivre dans l’esprit de la foi et répandre la paix, là où nous nous trouvons. Pour cela, il faut que nous ayons la pensée de Christ, la nouvelle façon de penser. Ceux qui procurent la paix seront appelés fils de Dieu. De telles personnes répandent la paix sur leur passage.
«Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera.» Ep. 5, 14. On pourrait aussi dire : «Réveille-toi, relève-toi de ta manière de penser terrestre.» La Parole devient alors une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier. «Rachetez le temps, car les jours sont mauvais.» V. 16. Il y a toutes sortes d’épreuves, les jours peuvent être mauvais, d’une certaine manière, mais quand Christ nous éclaire, aucun jour n’est mauvais dans notre cœur ! Non, nous pouvons dire comme Paul, lorsqu’il dressait une longue liste de tribulations : «Voici maintenant, le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.» 2 Co. 6, 2. Rien ne se fait au hasard pour un disciple de Jésus-Christ. L’honneur ou l’opprobre, une bonne ou une mauvaise réputation, nous n’avons aucune raison de prendre peur, car c’est le jour du salut ! Si nous prenons les choses de cette manière, des temps de rafraîchissement viennent dans nos cœurs et dans nos pensées, quoi qu’il nous arrive.
Nous devons nous nourrir des paroles de la foi et ne pas permettre à des pensées destructrices de nous abattre. Quelle grâce nous avons de pouvoir nous nourrir des paroles qui concernent la vie, la communion, une abondance de vie et de communion ! Esaïe 63 nous décrit prophétiquement le combat de Jésus qui a foulé dans sa colère tous les «peuples ennemis» – le péché dans la chair. Voilà ce que nous devons faire au moment de l’épreuve. Nous ne devons pas nous mettre à piétiner les autres, mais à fouler sous nos pieds toutes les exigences, les critiques, etc. qui habitent dans notre propre chair. Quand nous nous dépouillons véritablement du vieil homme avec son vieil entendement, nous sommes renouvelés dans l’esprit de notre intelligence (Ep. 4, 23), et nous pouvons garder un esprit fervent et bien disposé au travers de tout ce qui nous arrive. Il règne une communion céleste et une unité sincère parmi tous ceux qui ont un tel entendement.
Prendre soin de tous
Dans Ph. 2, 1, nous voyons qu’il y a en Christ une abondance de consolation, une abondance de soulagement dans la charité, d’union d’esprit, de compassion et de miséricorde. C’est pourquoi Paul nous exhorte au verset 5 : «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ.» Ce sont ces sentiments qui permettent de comprendre comment servir. On souhaite être une personne spirituelle, mais pour cela, il faut chercher le bien des autres. Cela ne sert à rien de connaître par cœur les passages appropriés de l’Ecriture, si on ne prend pas soin des autres, si on ne sait pas écouter et aider. Celui qui est vraiment spirituel porte ses frères et sœurs dans son cœur. 2 Co. 3, 2. Si l’on a un cœur de pierre, on a vite fait d’estimer qu’on ne peut pas avoir communion avec untel ou untel, et avec le ministère de la lettre, on «tue» des âmes dont on aurait dû prendre soin et pour lesquelles on aurait dû donner sa vie. C’est vraiment un rafraîchissement de se trouver auprès d’une personne qui vous porte dans son cœur.
Dans les temps à venir, il y a encore plus besoin de personnes qui ont un cœur de berger, qui prennent soin des autres et savent créer la communion autour d’elles. On peut imposer une telle quantité de commandements et de règles que la communion en pâtit ou même qu’elle est carrément détruite. Apprenons de l’apôtre Paul, quand il témoigne de la sollicitude qu’il portait à toutes les églises. Il indique dans 2 Co. 11, 28 qu’il est «assiégé chaque jour par les soucis que [lui] donnent toutes les Eglises.». Au verset 29, il dit aussi : «Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ?» Nous avons là de nombreuses possibilités de prendre soin des autres, de faire preuve de sollicitude ! Celui qui a les sentiments qui étaient en Christ n’est jamais désœuvré. Si une personne qui a un tel cœur de berger sent que quelque chose fait obstacle à la communion dans ses rapports avec d’autres, il se met aussitôt au travail.
Contre le péché, mais les uns pour les autres. Cela produit un magnifique rafraîchissement parmi les amis. Aaron devait porter sur son cœur, dans le pectoral, le nom des enfants d’Israël. «Aaron leva ses mains vers le peuple, et il le bénit.» Il leva ses mains vers tout le peuple, pas seulement vers quelques-uns.
«Ce peuple, assis dans les ténèbres, a vu une grande lumière.» Mt. 4, 16. Quand on entend la parole de la croix, l’Evangile, et qu’on n’y conforme pas sa vie, on peut être assis dans de profondes ténèbres au beau milieu de l’assemblée. On est par exemple dans de profondes ténèbres si on s’élève soi-même. Au contraire, la voie de l’humilité et de l’abaissement sont une grande lumière.
La sagesse (Jésus) «trouvait son bonheur parmi les fils de l’homme». Pr. 8, 31. Puissions-nous, nous aussi, obtenir une plénitude de ce bonheur dans nos vies. «Alors je me mis à paître les brebis destinées à la boucherie, assurément les plus misérables du troupeau.» Za. 11, 7. Et le prophète s’est acquitté de cette mission avec beaucoup de sollicitude à l’aide de ces deux houlettes : grâce et union.
Aimer le premier – et toujours !
Les traces de Jésus sont remplies de bénédiction. C’est sur ces traces que nous sommes appelés à marcher. C’est l’amour qui le poussait quand il a renversé les tables des changeurs et qu’il les a tous chassés du temple, et c’est l’amour qui le poussait quand il n’ouvrait pas la bouche, comme un agneau. Nous voyons par là que si nous demeurons dans l’amour de Dieu, nous avons part à une plénitude dans laquelle l’onction veut nous enseigner comment nous devons prendre les différentes situations.
Dans 1 Co. 12, Paul parle des dons spirituels, et nous lisons au verset 31 : «Et je vais encore vous montrer une voie par excellence.» Et il poursuit au chapitre 13, en écrivant au sujet de la charité, l’amour. Son intention n’est pas d’opposer les dons spirituels à l’amour, mais de nous montrer la voie de l’amour qui mène aux dons spirituels. Si l’amour est la voie qui mène aux dons spirituels, on ne cherche pas à se glorifier de ses dons de grâces. «Recherchez la charité !» 14, 1. Il s’agit d’abord de l’obtenir dans sa propre vie, et ensuite, il s’agit qu’elle augmente, qu’elle augmente constamment ! L’amour consiste à aimer le premier – le premier, et toujours ! Il peut y avoir des épreuves, mais celui qui aime ne défaille jamais. L’amour excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Dans l’amour de Dieu, le combat peut être mené jusqu’au bout. Tous ceux qui veulent servir le Seigneur ont part au châtiment. On peut être tenté de se retirer, mais il faut alors penser au bien des autres et à celui de l’Assemblée, et donner sa vie.
Prenons attentivement égard à la force des expressions employées par la parole de Dieu, pour que nous soyons puissamment fortifiés par elle. Par exemple par le témoignage de l’apôtre Paul dans 2 Co. 12, 15. «Pour moi, je me dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous.» Nous voyons ici une porte ouverte qui mène au sanctuaire. Il n’y a ici aucune limite. On est libre et affranchi, et on dispose d’une très grande liberté de mouvements. Dans cet amour brûlant, Paul avait aussi l’autorité nécessaire pour mettre les choses à leur place, comme nous le voyons dans le chapitre 13.
Paul, qui, avant sa conversion, forçait les Chrétiens à blasphémer, a saisi une nouvelle manière de penser quand il a reçu l’entendement de Christ. Ph. 1, 6-8 nous donne une petite idée des pensées qui l’animaient : «Je suis persuadé […] il est juste que je pense ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur […] je vous chéris tous avec la tendresse de Jésus-Christ.» Croyons que nous aurons part dans nos vies à la même transformation que celle que nous voyons chez Paul !
Nous chantons dans l’un de nos cantiques : «Réchauffe les cœurs, mon frère, […] fais-leur voir le ciel» Quand un père et une mère ont les sentiments qui étaient en Christ, les enfants «voient le ciel», par exemple quand ils voient la relation cordiale et bonne que leurs parents entretiennent entre eux. Les frères doivent entretenir la même relation entre eux. La vie et la paix quelles que soient les épreuves par lesquelles on passe.
«Je sais qu’en allant vers vous, c’est avec la pleine bénédiction de l’Evangile de Christ que j’irai.» Ro. 15, 29. Voilà ce que Paul pouvait dire, et nous aussi, nous devons pouvoir dire la même chose. L’esprit de ceux qui ont réellement les sentiments qui étaient en Jésus-Christ apporte toujours une bénédiction, une paix bénie.
Joseph était une âme noble qui ne voulait pas commettre un aussi grand mal que de pécher contre Dieu. Et quand il était dans la maison de Potiphar, «l’Eternel bénit la maison de l’Egyptien à cause de Joseph». Ge. 39, 5. Au cours de toute la vie de Joseph, nous voyons que la bénédiction du Seigneur l’a suivi et accompagné. Il a dû traverser beaucoup d’épreuves, mais Dieu ne l’a pas oublié. Celui qui est fidèle a de la nourriture spirituelle à donner, comme Joseph avait du blé à distribuer au moment de la famine.
La victoire sur le péché dégage un parfum magnifique, une bonne odeur de Christ. 2 Co. 2, 14-16. C’est un parfum qui vient de la vie elle-même. Plus on s’approche de telles personnes, plus on fait connaissance avec elles, plus le parfum devient agréable. Elles personnes s’intéressent à leur propre salut, dans toutes les épreuves par lesquelles elles passent, dans les occasions favorables comme défavorables. Elles apprennent à vivre et à dépendre de «toute parole qui sort de la bouche de Dieu». De. 8, 1-3.
Achever
Colossiens 1, 24 est un curieux verset. Il y est question d’achever ce qui manque encore aux souffrances de Christ, pour son corps, qui est l’Eglise. On peut se demander s’il est bien vrai que les souffrances de Christ sont «incomplètes» ? La réponse est non, si l’on pense à l’œuvre que Jésus a accomplie pour notre salut. Mais il a fallu attendre la Pentecôte avant que l’Eglise devienne une réalité. Et c’est dans ce domaine que l’œuvre doit être achevée, «complétée», pourrait-on dire, jusqu’à ce que Christ soit formé en chacun d’entre nous. Ga. 4, 19. Les Corinthiens étaient de petits enfants en Christ, mais Paul s’est humilié et les a servis. Ils avaient le bon entendement, mais il fallait travailler davantage avec eux. Dans Col. 1, 27, Paul parle d’un grand mystère : «Christ en vous, l’espérance de la gloire.» On peut dire aussi : Christ en nous, autour de nous, parmi nous, dans la fraternité. Il est dit dans Col. 1, 22 : réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche. Seuls ceux qui sont crucifiés avec Christ peuvent participer au travail qui permet d’achever ce qui manque encore aux souffrances de Christ. Les autres s’écartent, par exemple, de ceux pour lesquels ils n’ont pas de sympathie particulière. Mais lorsqu’on commence à comprendre que les personnes avec lesquelles on ne cherchait pas à avoir communion sont des élus de Dieu, on est humilié et on devient reconnaissant de pouvoir les servir. Un serviteur de Christ est disposé à souffrir pour que Christ puisse être formé aussi dans ceux qui sont très faibles. Christ a souffert, lui juste pour des injustes, «afin de nous amener à Dieu». 1 Pi. 3, 18. Nous devons être perfectionnés pour le service, de manière à «compléter» et construire, planter et arroser, afin qu’une croissance ait lieu. Ceux qui n’entrent pas dans la communion des souffrances de Christ n’ont pas la force nécessaire pour exécuter un tel travail.
Dans Colossiens 3, il est question de Juifs, de Grecs, d’esclaves et d’affranchis, etc. On peut parler avec chaleur de la croix, mais si l’on exclut quelqu’un, s’il y a quelqu’un avec qui on ne cherche pas à avoir communion, on est ennemi de la croix de Christ. On donne peut-être à ses enfants la consigne de ne pas chercher la compagnie de telle ou telle famille. Les enfants, qui ont confiance en ce que leur disent leur père et leur mère, sont ainsi égarés, à cause du cœur étroit de leurs parents. Il est arrivé que des enfants terminent à l’extérieur de l’assemblée, là où il fait froid, parce qu’ils ne pouvaient pas supporter de vivre sous une telle tension. Dans ces conditions, on est loin d’achever dans sa chair ce qui manque encore aux souffrances de Christ, pour son corps, qui est l’Eglise. En réalité, on a une «poutre» dans son œil, et on ne voit pas le corps de Christ. On doit se convertir radicalement d’une telle dureté, pour obtenir un cœur bon, tendre et miséricordieux, et être en mesure d’aider là où il y a besoin d’aide.
A l’inverse, quand le Saint-Esprit a répandu l’amour dans le cœur d’une personne, et qu’elle porte des fardeaux, quelle bénédiction elle apporte ! Que ce soit en tant que mère, épouse, marié ou célibataire, nous pouvons tous courir et achever notre course sur les traces de Christ, revêtus du vêtement béni du serviteur, dont il est question dans Col. 3, 12 : «… d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience». Il y a une manière égoïste de se préoccuper de son propre développement. Elle amène à ne penser qu’à soi-même et à prendre constamment égard à son «moi». C’est le vieil entendement. Si nous avons revêtu l’entendement nouveau, nous trouvons notre joie dans le fait de voir les autres se développer.
Qui accusera ?
Les temps de réveil mènent à des temps de rafraîchissement. Cela ne signifie pas que le réveil cesse. Non, nous devons maintenant – comme jamais auparavant – être remplis de la connaissance de la volonté du Seigneur, en toute sagesse et intelligence spirituelles. «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?» Ro. 8, 31. C’est une parole bénie quand nous l’appliquons à nous-mêmes, mais comme elle est bénie aussi par rapport à tous les frères et sœurs avec lesquels Dieu nous a placés ! «Qui accusera les élus de Dieu ?» V. 33. Il faut que la réponse à cette question résonne dans notre cœur : «En tout cas pas moi !» Les frères et sœurs qui travaillent avec les enfants, par exemple, manquent peut-être de sagesse à plusieurs égards, mais qui voudra les accuser ? Là où l’accusation s’introduit, les temps de rafraîchissement sont terminés. Certains n’arrivent pas à s’intégrer pleinement dans la communion et la fraternité. Qu’ils s’examinent pour voir si la raison n’en est pas qu’ils portent quelque accusation dans leurs cœurs.
Dieu exauce la prière reconnaissante. Dans Ph. 4, 6, il est question de prières accompagnées d’actions de grâces. Celui qui prie sans cette reconnaissance risque de s’enfoncer dans les ténèbres. N’oublions pas ce que Dieu afait pour nous. Il est bienséant de se répandre en louanges jour et nuit. Mais la louange et le péché ne vont pas ensemble. «Je vous laisse la paix», dit Jésus. C’est aussi notre vocation. On doit laisser la paix derrière soi lorsqu’on franchit le seuil de son foyer. Et on doit apporter la paix avec soi quand on revient à la maison après sa journée de travail.
«Que les louanges de Dieu soient dans leur bouche et le glaive à deux tranchants dans leur main». Ps. 149, 6. C’est une combinaison magnifique et nécessaire : la louange à la bouche et l’épée à la main ! Nous voyons plus loin dans le même chapitre qu’il est question d’«exécuter le jugement qui est écrit».
Il y a en effet beaucoup de choses à accomplir, à exécuter, dans notre vie et notre ministère. Après une conférence aussi riche et aussi puissante que celle que nous avons eue à Brunstad cet été, nous devons prendre à cœur l’exhortation qui a été donnée jadis à Moïse : «Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne !» Ex. 25, 40. Car c’est bien là le but et le sens de nos conférences et de nos rencontres.