Nous avons vu sa gloire !

octobre 1998

Nous avons vu sa gloire !

Notre frère bien-aimé Aksel J. Smith est retourné auprès de Dieu le 24 août 1998.

Il m’est impossible d’exprimer en paroles ce qu’il a signifié pour moi, par sa vie et son ministère, par le modèle rayonnant qu’il était dans tout ce qui est bien. Mais il laisse à tous ceux qui ont un sens pour la piété une invitation céleste pressante : « Toi, suis-moi ! »

Il n’est donc plus parmi nous, cet homme noble qui, par sa sagesse et sa vie humble, a manifesté Christ et Sa nature, peut-être plus que la plupart des hommes de son temps. Il est maintenant dans la nuée de témoins auprès du Seigneur, et il s’est assis parmi les esprits des justes parvenus à la perfection, sur la montagne de Sion. Hé. 12, 22-23.

Depuis son enfance, il a aimé les amis ; il a été toute sa vie dans l’Assemblée, et s’est donné entièrement à Christ alors qu’il n’était encore qu’un jeune garçon. Il était l’une des rares personnes dont on peut dire que Dieu a pris plaisir à s’approcher d’elles. Et il s’abreuvait là à la source de la sagesse, et Dieu lui révélait sa gloire. Toute la parole de Dieu pouvait être appliquée au fr. Aksel J. Smith. Il vivait la parole qui dit : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous… et nous avons vu sa gloire… » Jn. 1, 14. On peut vraiment donner cela comme « titre » à la vie du fr. Aksel J. Smith. Nous avons vu sa gloire ! « Une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père… pleine de grâce et de vérité. »

Comme le fr. Aksel J. Smith vivait la Parole, la force de celle-ci a été richement manifestée dans sa vie. Il avait la même attitude que Jésus : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. » Jn. 4, 34.

Il y a beaucoup de prédicateurs, mais peu nombreux sont ceux qui peuvent dire : « mes paroles sont esprit et vie. » C’est justement cela qui lui donnait une telle force pour élever les autres, et ses paroles avaient une grande portée – elles ont apporté une aide inexprimable et grande à tous ceux qui sont affligés en Sion. C’était un prophète et un berger qui avait une oreille particulièrement attentive aux vents de l’Esprit. Il était né de l’Esprit, nous entendions le vent, mais nous ne savions jamais d’où il venait. Le fr. Aksel J. Smith était flexible. Il pouvait pleurer avec ceux qui pleuraient, et l’instant d’après se réjouir avec ceux qui étaient dans la joie. Il était libre de lui-même et toujours disposé à servir et à bénir les hommes. Il était aussi exceptionnellement juste dans toute sa conduite, et il nous mettait souvent à cœur la parole qui dit : « Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. » 2 Ti. 2, 19.

La figure de chérubin avec ses quatre faces, qu’Ézéchiel décrit de manière si vivante dans la vision qu’il a eue près du fleuve Kebar, était vivante et visible dans le ministère plein d’esprit d’Aksel J. Smith. « Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle. » Éz. 1, 10.

Aksel J. Smith avait la ténacité du bœuf et sa capacité de tenir ferme dans toutes les tentations et les contrariétés, ainsi que de fouler aux pieds tout le mal et tout ce qui s’élève contre la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Il avait l’agilité du lion quand il menait la guerre, ainsi que sa capacité de s’emparer de sa proie, de la maintenir et de la dévorer. Nous avons aussi remarqué à quel point il avait le regard perçant de l’aigle, et comment il pouvait tranquillement gagner de l’altitude, au beau milieu de la tempête, en s’appuyant sur elle et en la domptant. Il révélait la gloire du Père de manière tout à fait spéciale par ces capacités qui lui venaient de Dieu.

Mais avant tout – et c’est de cela que nous nous souvenons le plus – il rendait visible le visage d’homme de la divinité, en gardant l’Assemblée au milieu des sentiers de la droiture par sa sagesse et son amour, et en montrant sans se lasser où était le chemin du bien.

Il était exceptionnellement bon, ce que ses proches ont aussi pu richement expérimenter. Dans sa jeunesse, son père Johan O. Smith avait dit de lui : « Aksel est un prince parmi ses frères. » Il a été une riche source de consolation et de bénédiction pour son père et sa mère.

Loué soit Dieu pour l’œuvre qu’il a faite en notre frère bien-aimé ! Son souvenir vivra éternellement comme une source de bénédiction.