La conférence de Pâques

mai 1997

La conférence de Pâques

(Suite et fin)

La puissante main de Dieu

«Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable.» 1 Pi. 5, 6. Dieu veut nous élever, mais cette élévation dépend entièrement de ce que nous sommes en mesure d’apprendre. C’est pourquoi il veut nous donner une éducation. Au cours de cette éducation, il ne faut pas mépriser le châtiment du Seigneur et ne pas perdre courage lorsqu’il nous reprend. Hé. 12, 5. Nous sommes tentés lorsque l’Éternel nous châtie. Mais il faut alors que nous restions en Dieu. Par ce moyen, il veut nous aider à trouver les lois de la vie, afin que nous soyons en mesure de montrer le chemin vers le bien. Veillons sur notre langue lorsque nous souffrons. C’est la main de Dieu qui repose sur nous dans les circonstances de la vie, et cela ne doit que nous réjouir. Il est bon de s’humilier sous la puissante main de Dieu, car il nous traite comme des fils. Il n’y a donc aucune raison de perdre courage.

Lorsque nous sommes sur la croix, dans la faiblesse, l’humilité et les souffrances, nous avons uniquement à veiller à ce que Dieu nous dit intérieurement. Il y aurait peut être beaucoup à dire sur la circonstance dans laquelle nous nous trouvons, mais nous n’avons rien à dire si nous sommes sur la croix. Là nous apprenons à connaître Dieu et nous acquérons la sagesse dans nos circonstances.

Lorsque nous parvenons à notre autel, là où Dieu veut faire une œuvre en nous, il faut que nous résistions au péché jusqu’au sang. Soyons reconnaissants pour notre lieu d’apprentissage. Nous avons par exemple parmi nous une foule de mères courageuses qui se laissent sauver dans leurs circonstances et qui rayonnent de la vie de Christ et de ses vertus pour le bien de la génération montante. Ce sont des femmes valeureuses. Dieu veut élever de telles personnes.

Résistons à notre adversaire, le diable, avec une foi ferme. L’orgueil donne du pouvoir aux mauvais esprits. Mais par l’humilité sous la main puissante de Dieu, nous obtenons un pouvoir dans le monde des esprits.

Il n’y a que deux chemins : le chemin de l’humilité, vers le bas, qui mène à l’élévation, et le chemin de l’orgueil, vers le haut, qui mène à l’abaissement. Le chemin que Jésus a suivi est décrit de manière bénie en Ac. 8,32-33. Il est question ici d’être mené comme une brebis à la boucherie, de ne point ouvrir la bouche, de l’humiliation et de la mort. C est un témoignage qui parle de paix, d’une paix et d’un repos merveilleux. La paix s’installe alors dans nos rapports mutuels, dans nos foyers et dans l’assemblée. Il s’agit principalement de nos rapports mutuels, et c’est là qu’a lieu l’essentiel de l’humiliation.

Dans És. 14, 11 etc., nous voyons ce qui se passe lorsqu’on cherche à s’élever : «Tu as été précipité dans le séjour des morts.» C’est le contraire qui est décrit dans Ph. 2, 8, où il est question de celui qui s’est abaissé lui-même et que le Père a élevé.

Les membres du corps de Christ ne sont assistés et assemblés que s’ils sont humbles et s’attachent fermement à la tête. Col. 2, 19. Si on s’attache au contraire à son propre sens de la justice dans les circonstances où on se trouve, on n’expérimente ni cette aide et cet assemblage, ni la croissance. Celui qui est humble croit au berger et gardien de nos âmes et en la façon dont il nous dirige dans la vie. Nous sommes alors réellement en sécurité. Car il nous conduit sur le chemin qui convient exactement à chacun d’entre nous.

«Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte.» Hé. 2, 9. Il a souffert la mort, mais il est ressuscité en apportant la force de la résurrection, qui peut maintenant nous donner la vie sur le fondement de la résurrection. «Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.» V. 11. Heureux sont tous ceux qui sont un avec celui qui sanctifie. Ils ont un autel dont ils peuvent manger et qui les rend capables d’apporter de la nourriture aux autres au temps convenable, comme il est écrit à propos de l’économe fidèle et prudent. N’utilisons jamais la connaissance pour frapper et battre, comme le fit le mauvais serviteur. Lu. 12, 45. Celui qui sanctifie n’est pas un avec une personne qui agit ainsi.

«Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.» Lu. 10, 20. Beaucoup sont préoccupés de leur nom et de leur honneur, et ils sont très soucieux de voir leur nom lié à tout le bien qu’ils font. Mais ce qui doit être l’objet de notre joie, c’est que notre nom soit écrit dans les cieux. Les hommes peuvent alors faire ce qu’ils veulent de notre nom.

«Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui.» Lu. 9, 47. Ils allaient bien ensemble : l’enfant qui devait être conduit par ses parents, et Jésus qui devait être conduit par le Père. De telles personnes peuvent entrer dans le royaume des cieux !

Cette conférence riche et bénie a été une nourriture donnée au temps convenable pour les nombreuses personnes qui y ont assisté. Plusieurs centaines d’amis étaient aussi rassemblés dans la salle de Terwolde, (Pays-Bas). Grâce à un système de visio-conférence, ils ont pu suivre toutes les réunions sur un grand écran, presque comme s’ils étaient assis au premier rang de la salle de Brunstad.