La conférence d’été

août/septembre 1996

La conférence d’été

La promesse de la vie

«La promesse de la vie.» Ce titre convient tout à fait à la conférence que nous avons eue cet été à Brunstad. Plusieurs milliers d’amis venus du monde entier étaient rassemblés à cette occasion. On trouvera ici un extrait des réunions.

Paul explique dans 2 Ti. 1, 1 en quoi consistait son ministère apostolique. Il s’agissait pour lui «d’annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ». Jésus a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. V. 10. Cela signifie que nous n’avons aucune raison de vivre dans le péché, dans quelque domaine que ce soit. La vie peut être manifestée dans nos corps. Affranchis du péché, nous pouvons être esclaves de la justice et servir en vérité le Dieu vivant.

Le passage de 2 Co. 6, versets 2 et suivants montre que le fait d’être serviteur de Dieu signifie que la vie se manifeste. Une vie que l’on peut toucher et palper dans toutes sortes de situations, dans les tribulations et dans la détresse, dans l’honneur et sous l’opprobre, dans la prospérité et dans l’adversité. Ce ne sont pas les dons de grâce qui montrent que nous sommes serviteurs de Dieu, mais c’est le fait que la vie soit manifestée. Lorsque la Parole est manifestée en chair, ceux qui nous entourent trouvent un pain de vie dont ils peuvent se nourrir et une eau de la vie dont ils peuvent boire. Jn. 6, 35 et 4, 14. L’esprit de sagesse devient alors en nous une source qui jaillit et qui produit la vie éternelle. On apprend à utiliser l’épée de l’Esprit, qui tranche, sépare et juge les sentiments et les pensées du cœur. Cela apporte la guérison, une onction qui coule en abondance, et des paroles vivifiantes. «L’épée de la lettre» peut ressembler à l’épée de F Esprit, et si on a de la connaissance, on peut certainement brandir une telle épée. Mais cette épée tue et ne renferme pas la vie. Les «maîtres en Christ » savent corriger, mais leur ministère n’apporte pas de vie. L’épée a peut-être agi dans les choses extérieures, et ils s’attirent ainsi une certaine confiance de la part des autres, mais au-dedans, ils sont comme des sépulcres blanchis. Il n’est pas permis de brandir l’épée de cette manière dans l’Assemblée. Celui qui exerce un tel «ministère» n’obtient pas la grâce d’annoncer l’Évangile qui donne de l’espérance et de la guérison aux hommes.

Nous sommes appelés à annoncer les vertus de Christ. 1 Pi. 2, 9. Cela signife tout d’abord que nous les manifestons dans notre vie. Il est insensé de prétendre qu’on est soi-même rempli de ces vertus, si celles-ci ne se manifestent pas dans notre vie.

«Voici maintenant le jour du salut !» 2 Co. 6, 2. C’est donc au moment présent, à l’instant même. Personne n’a à attendre indéfiniment qu’un jour de salut vienne dans sa vie. Toutes les situations et circonstances que Paul a énumérées dans ce chapitre représentaient pour lui le «jour du salut». Pas seulement dans les travaux, dans les veilles et dans les tribulations, mais aussi au milieu de la gloire et de la bonne réputation, etc. Ce doit être autant un jour de salut pour nous lorsque nous sommes en butte à la méchanceté et à l’ignominie de la part des hommes, que lorsque nous sommes honorés et respectés. Nous pouvons livrer à la mort les forces qui, dans la nature humaine, nous entraînent tantôt au découragement et au désespoir, tantôt à l’auto-satisfaction et à l’orgueil. C’est ainsi que nous nous comportons à tous égards comme des serviteurs de Dieu.

Dieu se forme un peuple qui lui appartient, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. On est alors saisi de zèle pour ce qui est bien. Cela ne convient pas aux paresseux. Dans Ro. 5, 17, il est question de vivre et de régner avec Jésus-Christ. C’est magnifique de vivre dans un foyer ou une assemblée où on règne sur le péché. La vie s’y manifeste. Mort au péché, mais vivant pour Dieu. Ro. 6, 11. On crée alors du bien-être autour de soi, du bien-être pour les enfants et les jeunes.

«Aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière.» 2 Pi. 1, 20. C’est vite fait de vouloir interpréter et expliquer, tout en oubliant de prêter attention à la parole prophétique pour sa propre part. Si on est surtout saisi par une doctrine et non par la vie, on s’égare. Certains ont parfois l’impression que nos réunions sont une succession ininterrompue d’exhortations qui se répètent à l’infini. De telles personnes ne sont pas saisies par la vie. Sinon, elles seraient reconnaissantes pour toutes les exhortations et toutes les excitations qu’elles pourraient recevoir.

Si nous portons réellement toujours avec nous dans notre corps la mort du Seigneur Jésus (2 Co. 4, 10), nous avons alors part à une vie rayonnante qui entraîne les autres ; nous avons une odeur, un goût magnifique. Le Seigneur est avec l’homme contrit et humilié. És. 57, 15. Quel rayonnement cela crée quand ces choses sont vraies dans notre vie !

La prophétie

La charité est «la voie par excellence» pour acquérir les dons spirituels. Parmi ces dons, celui de prophétie est le plus important. On parle alors pour édifier, exhorter et consoler. 1 Co. 14, 1-3. Lorsque nous travaillons avec la Parole, c’èst le Fils qui travaille avec nous. Hé. 1,1. Nos paroles doivent être le résultat du travail du Fils avec nous, et non le résultat de ce que nos yeux naturels voient et que nos oreilles entendent. C’est pourquoi il faut s’affectionner aux choses célestes. Nous trouvons alors en Christ de la consolation, du soulagement dans la charité et l’union de l’Esprit. «Et nous en parlons... avec les discours qu’enseigne l’Esprit». 1 Co. 2, 12 et versets suivants. Seuls ceux qui se purifient comme Lui-même est pur ont la grâce de prononcer de telles paroles. Ils servent avec ce que le Fils produit dans leur cœur, et ils regardent les autres comme étant au-dessus d’eux-mêmes. L’amour de Christ les presse ; ils ne connaissent personne selon la chair et ne jugent pas d’après ce qu’ils voient ou entendent. 2 Co. 5, 14—17. C’est le soin qu’ils prennent des autres qui les pousse à parler.

Soyons ancrés dans l’amour de Dieu pour les hommes, pour que nous puissions leur donner la parole de la vie, la parole qui peut les affranchir. Nos paroles seront alors une source d’édification, d’exhortation et de consolation. Nous ne parlerons pas alors pour corriger quelque chose ici et là, mais nous rechercherons de l’aide auprès du trône de la grâce pour notre propre part, et nous y recevrons des paroles rafraîchissantes, que nous pourrons communiquer aux hommes. Il est parlé au v. 17 d’une nouvelle créature — toutes choses sont devenues nouvelles. On peut y trouver de la consolation pour sa propre part, mais il s’agit pour nous d’avoir cette même vision à l’égard de notre frère !

«... portant la parole de vie» Ph. 2, 16. Seuls ceux qui manifestent aussi la parole de vie dans leur vie pratique sont en mesure de la porter. Il est important que les parents manifestent la parole de vie pour leur enfants. C’est la parole de vie qui parle le plus fort.

Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Nous devons marcher sur le chemin et aimer la vérité si nous voulons parvenir à la vie. Lorsque nous sommes dans différentes circonstances, nos pensées ne doivent pas se contenter de tourner autour de la circonstance ; nous devons avoir le salut à l’esprit, pour que l’Esprit puisse rendre la Parole vivante pour nous.

L’Éternel portera les regards sur celui qui craint sa parole. Es. 66, 2. Nous sommes tellement habitués à lire, à écouter et à parler de la parole de Dieu. Mais nous sommes-nous éveillés pour découvrir les profondeurs et les dimensions infinies de la Parole ? La Parole est lumière, elle n’est que lumière, et veut faire de nous des enfants de lumière.

Nous voyons en Ro. 8, 29 et versets suivants quels sont les plans de Dieu à notre égard. Prédestinés à être semblables à l’image de son Fils. Appelés, justifiés et glorifiés ! Nous devons aussi avoir cette vision prophétique les uns à l’égard des autres. Nous sommes alors les uns pour les autres, de la même façon que Dieu est pour nous (v. 31), et nous pouvons alors nous édifier mutuellement.

Jésus nous a rachetés de la vaine manière de vivre que nous avions héritée de nos pères. 1 Pi. 1, 18. C’est pourquoi nous devons avoir une vision prophétique les uns pour les autres. Untel est comme ceci ou comme cela, tel autre ressemble à son père, etc. Il n’y a rien de prophétique quand on voit les autres de cette manière. Le Seigneur est puissant pour faire quelque chose de nouveau en lui ou en elle. Lis le verset 22 : un amour fraternel sincère ! Ardemment, de tout votre cœur ! C’est la vie qui jaillit ici, de sorte qu’on a des pensées pures et prophétiques et qu’on peut servir avec des paroles pures et prophétiques. Dans ces conditions, nous ne nous lassons pas alors les uns des autres. On ne peut pas venir en aide à quelqu’un dont on est fatigué. Si nous ne nous purifions pas en obéissant à la vérité, toutes sortes de turbulences dans notre âme nous empêcheront de voir les plans de Dieu avec chacun en particulier. C’est dans la pauvreté en esprit qu’on reçoit des paroles prophétiques qui contribuent à l’édification.

«... par la pureté, par la connaissance (la modération, autre trad.)...» 2 Co. 6, 6. Il nous faut de la modération dans nos foyers, dans nos rapports avec les enfants et les jeunes. Certaines personnes peuvent instaurer des lois et des commandements, en abusant de ce que d’autres frères ont pu dire. On dit par exemple : «les frères ont dit...» En servant de cette manière, on peut pousser les enfants et les jeunes à l’amertume, au lieu de les conduire à Christ et à la liberté à laquelle il nous a appelés. Et quand on oublie la purification de ses propres péchés, on devient souvent dur et insensible envers ses propres enfants et ceux des autres ; on prend part au ministère de la condamnation, au lieu de participer au ministère de la justice. On commence à servir avec la lettre qui tue, au lieu d’être ministre d’une nouvelle alliance, de l’Esprit qui vivifie.

«Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.» Jn. 10, 10. L’activité de l’esprit du siècle, c’est de dérober, égorger et détruire. L’épée de la lettre et un ministère légaliste ont aussi un effet destructeur. Jésus était oint pour annoncer une bonne nouvelle, et des paroles pleines de grâce sortaient de sa bouche. C’était sa fidélité dans le combat au pressoir qui produisait cela. Et Pierre pouvait être témoin des souffrances de Christ (1 Pi. 5, 1) — il n’était pas seulement témoin de tout le bien que Jésus faisait partout où il passait, etc., mais il était témoin de la vie intérieure qui produisait ces fleuves de bénédiction.

«Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.» Ép. 5, 9. On parle alors aussi les uns des autres en toute bonté, justice et vérité. Ceux qui sont pauvres en esprit se rendent compte de ce qui leur manque encore, et ils aiment le châtiment. Il est facile de reconnaître la vérité sur soi-même quand on est rempli du premier amour. De telles personnes peuvent être liées les unes aux autres par le lien de la perfection.

Victoire sur l’esprit du siècle

Quand on se laisse entraîner vers «les idoles muettes» — les choses et les valeurs terrestres — on n’est pas clairvoyant, spirituellement parlant. 1 Co. 12, 2-3. Ce sont «les esprits méchants dans les lieux célestes» qui se cachent derrière tout le mal qu’on peut imaginer. Ép. 6, 12. On peut aussi dire que c’est «le prince de la puissance de l’air» (Ép. 2, 1-2). — C’est contre ces dominations que nous avons à lutter, et il ne faut jamais les laisser régner, ni dans, ni sur l’Assemblée. Il est dit qu’elles ont été livrées publiquement en spectacle, par le fait que Jésus a triomphé d’elles par la croix. Col. 2, 15.

C’est pour cela que la parole de la croix est une grande puissance. Nous avons la force de nous attaquer de front à l’esprit de ce siècle. Les dominations et les autorités sont vaincues et livrées publiquement en spectacle. Toutes les mères heureuses parmi nous, par exemple, qui ont choisi d’être fidèles quant au fait d’accepter les enfants que Dieu veut bien leur donner, ont vaincu l’esprit de ce siècle. Ce sont des héroïnes, qui ne laissent pas les puissances diaboliques, qui dominent ou influencent la plupart des femmes, leur dicter ce qu’elles doivent faire.

Un des domaines où l’influence de ces puissances est grande est tout ce qui a rapport entre autres aux fluctuations de la mode et aux vêtements. Nous avons là l’occasion de vaincre l’esprit de ce siècle, de vaincre les forces qui dominent sur les hommes et qui décident de leur manière d’agir. Cela ne signifie pas que nous nous soumettons à des directives légalistes et que nous établissons des règles vestimentaires pour les femmes, par exemple, dans différents contextes. Il s’agit de vaincre l’esprit de ce siècle, pas de «remonter le temps».

«Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle tu as fondé ta gloire...» Ps. 8, 3. Il y a ici une grande force. Que peuvent faire les esprits méchants contre des enfants joyeux et des mères heureuses ? Nous sommes des pèlerins dans ce monde, mis à part et sanctifiés. Le chemin de la croix est la voie royale pour entrer dans le royaume de Dieu. Ce monde, et les choses qui sont dans le monde, n’ont plus d’intérêt à nos yeux, et n’ont pas de pouvoir sur nous. Et tous ceux qui s’opposent directement au courant de ce siècle font partie de ceux qui livrent les mauvais esprits publiquement en spectacle.

La vie divine doit rayonner de nous. Pour que cela se fasse, elle doit d’abord rayonner au dedans de nous : la vie, c’est d’être bon ! La vie, c’est d’être miséricordieux ! «Voici, je viens pour faire ta volonté.» Hé. 10, 9. C’était là le «programme» simple de Jésus, quand il est entré dans le monde. Cela doit aussi être notre «programme» tout le reste de notre vie ici-bas.

Aimer le premier

«Celui qui dit qu’il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même.» 1 Jn. 2, 6. Et comment a-t-il marché ? Il a aimé le premier. «Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.» 1 Jn. 4, 19. C’est donc cet amour, qui aime le premier, que nous devons avoir. Il n’y a pas d’exigence dans cet amour. Aimer le premier ! Être le premier à s’humilier ! Le premier à livrer sa propre volonté à la mort ! Nous avons tout à fait la possibilité de «faire la concurrence» dans ce domaine, pour être le premier.

Nous pouvons entre autres voir en Mt. 20, 28 comment Jésus a marché : «... pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.» C’est là tout autre chose que de «clamer haut et fort la vérité» et de «mettre les choses au clair». Nous devons marcher comme Jésus a marché. Paul avait vraiment pris goût à cela. Il exhorte à ne pas se laisser vaincre par le mal, mais à surmonter le mal par le bien. Bénis ! Sois le premier à le faire ! «... nous bénissons... nous supportons... nous parlons avec bonté...» 1 Co. 4, 12-13.

Les yeux du Seigneur sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leur prière. Qu’en est-il de nos yeux et de nos oreilles ? Les yeux critiques sont des yeux perçants. Et nos yeux ont si vite fait de négliger, de passer trop vite, d’être indifférents, là où Dieu fait preuve de la plus grande attention. — Jésus a patiemment souffert la croix, en vue de la joie qui lui était réservée. Hé. 12, 1-3. Ce n’était pas une joie égoïste qu’il attendait. C’était la joie d’avoir des frères et des cohéritiers, la joie de voir un jour toute la création délivrée, qui le poussait vers l’avant. Il manifestait de l’intérêt pour ses frères et pour tous les hommes, et même pour toute la création.

Quelles que soient les exhortations que nous souhaitons donner, le rappel que nous voulons faire, le sujet sur lequel nous désirons attirer l’attention, par exemple à nos réunions, nous devons toujours agir dans l’esprit évangélique, apporter ces choses comme une promesse de la vie, comme une bonne nouvelle.

La sagesse marche au milieu des sentiers de la droiture. Pr. 8, 20. C’est pourquoi il s’agit d’avoir toujours le regard fixé sur le chemin et sur le but. Sinon, nous sommes emportés loin de ces choses à l’heure de la souffrance. Hé. 2, 1. La marche et le destin du peuple d’Israël dans le désert nous montrent ce qu’il advient de ceux qui perdent de vue le chemin et le but. «Ne devenez point idolâtres, comme quelques-uns d’eux...» 1 Co. 10, 7. On peut faire une idole de tout, aussi bien de la richesse que de la pauvreté, aussi bien de la jouissance que de la souffrance. On peut s’enorgueillir à cause de ce qu’on souffre, ou à cause de tous les sacrifices qu’on fait, etc. De cette manière, on s’éloigne de ses frères, avec lesquels on aurait dû fondre dans une communion sincère.

«Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité.» Ja. 1, 18. Il y a une énorme différence entre le fait de dire une vérité et celui d’avoir la parole de vérité. Il n’est pas sûr que le fait d’avoir quelque chose de vrai à dire engendre quoi que ce soit. Mais lorsque la parole de vérité devient chair en nous, notre ministère peut engendrer la vie.

Dieu a mis une porte ouverte devant l’ange de l’Église de Philadelphie. Lorsque Dieu nous donne une porte ouverte, cela doit aussi apparaître dans notre ministère. Cela donne une porte ouverte au prisonnier, cela apporte la délivrance à celui qui est lié. C’est quand notre force humaine est brisée que l’espérance et la foi apparaissent dans notre ministère.

Son admirable lumière

«Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète... » Ja. 1, 2. Ce n’est pas, bien sûr, la tentation en elle-même qui est la joie, mais c’est ce que produisent les tentations et les épreuves, à savoir la patience. Et la patience accomplit parfaitement son œuvre. Nous devenons parfaits et accomplis, sans faillir en rien. Cela signifie que nous avons la sagesse nécessaire pour être agréables à Dieu dans notre circonstance présente, quelle qu’elle soit. La sagesse et l’intelligence résultent de la lumière admirable (1 Pi. 2, 9) que renferment les lois de l’Esprit de vie. Si nous sentons que nous manquons de sagesse dans les circonstances de la vie, il nous faut seulement demeurer dans l’onction. Elle nous enseignera toutes choses.

Lorsque l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit, nous prenons plaisir à faire le bien, plaisir à faire preuve de miséricorde, etc. Mais quand il s’agit de mettre à exécution la volonté de Dieu, nous avons besoin de toute sagesse et intelligence spirituelle, pour que cela soit agréable à Dieu. Et quand le Seigneur paraîtra en son jour, il sera glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru. 2 Th. 1, 10 et versets suivants. Toute la gloire qui sera manifestée dans les saints aura été produite par l’obéissance à la Parole de vie. Par l’obéissance à l’exhortation «ne vous inquiétez de rien», par exemple, toutes les ténèbres du désespoir sont dissipées par la lumière admirable de Dieu. L’obéissance envers la parole qui dit «rendez grâces pour toutes choses !» donne une vie bonne et bénie. On fait alors l’expérience que Ps. 23, 6 dit vrai : «Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie». Uniquement le bonheur ! Comme c’est magnifique de croire cette parole et de pratiquer l’obéissance de la foi !

Jésus se référait à la parole de Dieu, et les puissances de Satan devaient s’enfuir. Quand la Parole est révélée en nous et par nous, cela fait apparaître la douceur de la sagesse, et notre entourage voit alors le fruit paisible de la justice. Nous devons en toutes choses avoir un désir sincère de glorifier Jésus. Nous devons nous en souvenir dans tout notre ministère, pour que sa gloire soit manifestée.

Hé. 10, 32-39. Nous avons ici entre autres l’exhortation de ne pas abandonner notre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Il faut de l’assurance dans la foi, de l’assurance dans le combat de la foi. Il est question au verset 19 de l’assurance pour entrer dans le sanctuaire (autre trad.) Il nous faut de l’assurance quand l’Esprit éclaire notre propre vie. Il s’agit d’abord d’accomplir la volonté de Dieu (v. 36), puis de faire preuve de persévérance pour obtenir ce qui est promis. Lorsque nous croyons et que nous obéissons, l’Esprit nous montre les imperfections qui sont restées attachées à ce que nous avons fait. Nous devons alors faire preuve de persévérance pendant le processus de sanctification. Nous ne devons donc pas nous retirer lorsque nous trouvons notre «homme misérable» (Ro. 7, 24) en faisant la volonté de Dieu, mais nous devons garder la pleine assurance de la foi.

Nos relations avec les autres sont un sujet tout à fait d’actualité. C’est pourquoi l’exhortation est donnée de rechercher la paix avec tous, et la sanctification. Hé. 12, 14. Car si nous battons en retraite dans toutes ces circonstances, la conséquence sera ce qui est décrit au verset suivant : une racine d’amertume poussera des rejetons et produira du trouble. Nous avons vu bien des exemples qui illustrent cela.

Les tribulations ont un effet magnifique quand nous regardons aux choses invisibles. Nous avons alors part à un poids éternel de gloire, au delà de toute mesure. 2 Co. 4, 16-18. O y a alors une vraie adoration dans le temple de notre cœur.

Un compte rendu ne peut être qu’un court résumé de ce qui a été annoncé pendant la conférence. Mais si tu lis les différents passages bibliques cités, que tu t’y arrêtes et que tu médites ce que tu lis, le Saint-Esprit t’instruira, t’éclairera et te montrera certainement bien plus que ce que contient ce compte rendu lui-même.