« Ils enseigneront à mon peuple à distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ils lui feront connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur. » Éz. 44,23.
Ces paroles sont écrites à propos des sacrificateurs qui avaient fait le service du sanctuaire de l’Éternel. Combien plus glorieux un tel ministère n’est-il pas dans la lumière de la nouvelle alliance ! Le frère Sigurd Bratlie avait un tel ministère élevé. Il nous a appris à distinguer la vraie grâce de la fausse grâce, ce qui est spirituel de ce qui vient de l’âme. Il nous a enseigné la différence entre le fait de suivre Christ en vérité et la religiosité hypocrite, entre l’Assemblée du Dieu vivant et une œuvre humaine, entre l’épouse de Christ et la prostitution spirituelle. Tout ce qu’il a écrit et dit témoigne de cette distinction claire et nette. Les livres qu’il a écrits exposent cela particulièrement clairement, comme par exemple : « La grâce en Jésus-Christ », « L’épouse et la prostituée », « La nouvelle alliance et le mystère de l’iniquité », etc.
Où est le secret d’une telle clairvoyance spirituelle ? Tout simplement et uniquement dans le fait qu’il a laissé la Parole trancher, séparer et juger radicalement les sentiments et les pensées du cœur dans sa propre vie. Hé. 4, 12. La parole vivante et tranchante de Dieu a pu faire son œuvre en lui, et cela lui a donné la grâce de pouvoir atteindre tellement d’autres cœurs avec la même parole. Car ce sont les sentiments et les pensées du cœur que la parole doit juger. La parole doit donc entrer dans le cœur. Et celui qui sert la Parole de façon qu’elle trouve un accès dans le cœur des autres, a lui-même expérimenté le salut que la parole a apporté dans son propre cœur. Loué soit Dieu pour l’exemple que le frère Bratlie nous laisse dans ce domaine ! Il a vraiment expérimenté que la promesse de Dieu au prophète s’est accomplie : « Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. » Jé. 15,19.
Le titre d’un des livres du frère Bratlie est « Un si grand salut ». C’était cela qui lui tenait toujours à cœur. Nous devions ouvrir les yeux pour le grand salut que Christ a rendu possible dans la nouvelle alliance. C’est la mort que Jésus a apportée qui rend possible la participation à la nature divine. Et de même que Paul soutenait un grand combat pour l’Assemblée (Col. 2, 1), le frère Bratlie connaissait bien ce dont témoigne Paul quand il dit : « Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous. » Ga. 4, 19. Les messages et les livres du frère Bratlie ont été engendrés dans la souffrance. C’est pour cela que le résultat de son travail continu à vivre. Il y a des fruits de sa vie et de son ministère sur tous les continents.
Paul trouvait utile de rappeler à Philémon : « Tu te dois toi-même à moi. » Il y a beaucoup de personnes, sûrement beaucoup plus que ceux qui en sont conscients, qui feront bien de réfléchir à cela par rapport à leur dette envers le frère Sigurd Bratlie. En ce qui me concerne, je peux dire : je me dois moi-même à lui, et j’ai une dette de reconnaissance inexprimable envers lui. Et il y a une seule manière pour nous tous de payer cette dette, et c’est de faire ce que Paul dit à Timothée : « Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma douceur, ma charité, ma constance. » 2 Ti. 3, 10.