La conférence du Nouvel An

février 1996

La conférence du Nouvel An

Le chemin de la croix

C’est la parole de la croix qui a toujours été annoncée dans l’Assemblée, depuis le début. La Parole exige une pureté inconditionnelle et elle vainc toutes les formes d’orgueil. Les luttes et les querelles viennent toujours des convoitises de la chair (Ja. 4, 1), mais quand la chair est crucifiée, toutes ces choses cessent. La plupart des gens ne reconnaissent pas que ce sont eux qui créent des querelles et du désordre, et ils rejettent le plus souvent la faute sur « les autres ». Mais les pauvres en esprit se voient toujours eux-mêmes et comprennent que la parole de la croix est pour eux.

Les versets de 1 Pi. 1, 18-19 nous montrent que Christ a dû verser son sang précieux pour nous racheter de notre vaine manière de vivre. Toute inimitié a été détruite sur la croix. Quand le grand « moi » est crucifié, il en ressort une fraternité pleine d’onction, où nous nous aimons les uns les autres, où nous aimons nous retrouver, nous voir et nous écouter mutuellement. On saisit alors les occasions qui se présentent pour se laisser former en souffrant silencieusement comme un agneau. Celui qui comprend le chemin de la croix et qui se laisse sauver, expérimente la grâce et la force qui le rendent capable de bénir quand on le frappe, de toujours rendre le mal par le bien, et de bénir les hommes avec le bon trésor qui est dans son cœur.

Jésus a dépouillé les dominations et les autorités sur la croix, alors qu’il était dans la situation la plus faible qui soit. Col. 2, 15. Si quelqu’un cherche à t’accuser, toi qui es un élu de Dieu, tu peux lui poser cette question : Pour quel péché Jésus n’est-il pas mort ? Si tu cherches ton refuge en Dieu, tu es un véritable racheté de l’Éternel, et Satan est écrasé sous tes pieds. Aucune chair ne peut se glorifier devant Dieu, pas même une « belle chair religieuse », des tombeaux blanchis. Aucune personne qui a reconnu qu’elle n’est rien quant à la chair ne trouve de raisons de se glorifier de quoi que ce soit selon la chair. 1 Co. 1, 26-31. Si l’on n’a pas communion avec Christ dans ses souffrances et dans sa mort, on reste un tombeau blanchi.

Le passage de 2 Co. 10, 3 parle d’armes qui ne sont pas charnelles, mais puissantes par la vertu de Dieu. II y a donc deux manières de combattre. Mais combien les armes spirituelles sont simples et bénies ! Elles renversent les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et amènent toute pensée captive à l’obéissance de Christ. Quand on sait mener un tel combat, la vie devient bénie. On a peut-être peu de puissance, mais en utilisant ces armes, on devient fort en Dieu. Quand on est charnel et humain, on s’attaque aux autres au lieu de s’attaquer à ce qui s’élève dans sa propre chair. Paul exhortait Timothée à combattre le bon combat de la foi, et à garder le commandement sans tache et sans reproche. Nous devons prendre très au sérieux les lois et les commandements de l’Esprit de vie, sinon nous perdons notre force. En combattant le bon combat de la foi dans notre vie personnelle, nous devenons capables de faire ce qui est dit plus loin dans ce passage : « Il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire avoir de la condescendance pour tous... » 2 Ti. 2, 24-26.

« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous. » Ga. 3, 13-14. Satan ne comprenait rien à une telle stratégie de guerre. Le fait de se charger de sa croix et de renoncer à soi-même représente une « arme secrète ». Nous n’avons pas de part à la bénédiction d’Abraham si nous ne voulons pas admettre que la place du « moi » est sur le bois de la malédiction. La meilleure place qui convienne au « moi », c’est sur la croix. On y trouve une issue, qui mène à la vraie liberté. Le frère Johan O. Smith écrivait : « Mais s’il y a un bouc têtu qui ne veut pas suivre exactement le même chemin, qu’il meure là où il se trouve. »

Nous chantons dans un cantique de Johan O. Smith : « La lumière de la croix puissante peut vaincre tout le désespoir. » La lumière s’est levée sur tous ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort et qui ont reconnu qu’ils étaient perdus. Mt. 4, 13 et suivants. Pour de telles personnes, la croix est une délivrance. La croix peut désormais être plantée à la porte du cœur, de manière à empêcher d’entrer tout ce qui souille l’homme. Mt. 15, 11.

Nous devons être sérieusement mis à l’épreuve sur le chemin de la croix. Sur ce chemin, personne ne trouve de raisons de se plaindre ; mais chacun a au contraire toutes les raisons d’être reconnaissant. Quand Moïse et Élie s’entretenaient avec Jésus sur la montagne de la transfiguration et qu’ils parlaient du départ de Jésus et de ce qu’il devait accomplir à Jérusalem, ils n’ont pas cherché à le plaindre. Non, c’étaient des hommes fermes, qui demeuraient solidement attachés à la volonté de Dieu et à sa manière parfaite de disposer les choses.

« Il donne de la force à celui qui est fatigué. » Il s’agit là de ceux qui sont fatigués d’eux-mêmes, et non fatigués de leurs frères, ni de leur conjoint, ni de leurs enfants.

Le chemin de la mort qui mène à la vie

« Qui de nous pourra rester auprès d’un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ? » Voilà ce que disait l’ancienne alliance. Mais nous qui participons à la nouvelle alliance, nous sommes parvenus à la montagne de Sion, la Jérusalem céleste qui est notre cité et notre demeure. Sans la sanctification, nul ne verra le Seigneur. Quand nous lisons le chapitre 4 de la deuxième épître aux Corinthiens, nous voyons de quelle manière nous devons annoncer Christ comme notre Seigneur. C’est lorsque nous portons la mort de Christ dans notre corps que la vie de Jésus s’y manifeste. Le poids éternel de gloire peut alors se manifester au-delà de toute mesure. Beaucoup se prêchent eux-mêmes en soulignant que Dieu a pu faire telle et telle chose au travers d’eux. Paul ne se prêchait pas lui-même, il prêchait Christ le Seigneur, et se disait lui-même serviteur à cause de Jésus. C’est par la fidélité dans cette position de serviteur qu’il est arrivé au point de pouvoir dire « mon évangile ».

La mort est un chemin qui mène à la vie, à un « poids éternel de gloire ». Quand nous lisons l’histoire de Jésus à douze ans dans le temple (Lu. 2, 49-52), nous voyons qu’il « croissait en sagesse, en stature et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » Quand viennent les tribulations, nous devons croître en sagesse. Les versets de Col. 1, 9 et suivants témoignent de ce que la mort de Christ doit produire en nous. Nos yeux doivent s’ouvrir pour que nous voyions les dimensions de la vie à laquelle nous sommes appelés. Nous devons laisser de la place à la réflexion au milieu de nos circonstances. Est-ce que je marche d’une manière digne du Seigneur ? Est-ce que je prêche Jésus-Christ comme Seigneur, et moi-même comme serviteur à cause de Jésus ? Quand cela est le cas dans notre vie, Dieu reçoit tout l’honneur et nous avons part à la sanctification.

Il n’y a pas de vie sans la mort. 1 Co. 1, 18. Le fait que nous puissions mourir pendant que nous vivons représente la folie de la prédication. Dans l’homme nouveau, il y a en quelque sorte deux « moi ». Un premier moi qui peut écouter l’Évangile, contempler la gloire du Seigneur et qui ne veut que le bien, et un autre moi qui ne cherche qu’à créer des perturbations : c’est l’autre loi dans les membres. Paul parle très clairement de ces choses en Romains 7. Soyons sur nos gardes à l’égard de cette « dynamite » que nous portons avec nous dans notre chair !

La parole de la croix, c’est la parole de la vie. Le chemin de la croix, c’est le chemin de la vie. Nous devons susciter parmi nous l’amour de la croix, de manière que nous puissions dire avec foi et enthousiasme, comme le faisait l’apôtre Paul : « J’ai été crucifié avec Christ, ce n’est plus moi qui vis... »

« Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. » Ac. 2, 47. Après avoir été ajoutés à l’Église, nous devons continuer à nous laisser constamment sauver, jusqu’à notre dernier souffle. Ceux qui se laissent sauver par le moyen de la croix dans leurs circonstances ne créent jamais de problèmes.

Jacques écrit : « Soyez patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. » Il poursuit en disant : « L’avènement du Seigneur est proche » et « le juge est devant la porte ». C’était donc naturel pour Jacques de penser ainsi dans les circonstances de la vie. Il pensait par exemple que si quelqu’un parle mal d’un frère, ou juge son frère, il parle mal de la loi et juge la loi, et que derrière cette loi se trouvent le législateur et le juge. Ja. 4 et 5. Cette attitude est dictée par la crainte de Dieu, et c’est ainsi que pensent ceux qui craignent Dieu.

Il s’agit d’écouter l’Esprit de Dieu quand on est seul au milieu de ses circonstances. Purifions notre âme de toutes les pensées qui tournent autour de ce qui s’est passé autrefois, à telle ou telle occasion, et soyons pleinement ancrés dans la pensée que tout va aller de mieux en mieux, de gloire en gloire, pour nous-mêmes comme pour nos frères et sœurs.

La liberté sans la croix est une fausse liberté. Paul exhorte Timothée à s’exercer à la piété. Une telle exhortation est-elle nécessaire, sachant que nous avons la croix ? Oui, car nous avons une chair et nous avons grandement besoin de nous exercer à la piété, par exemple à marcher devant la face de Dieu dans tout ce que nous faisons.

J. O. Smith écrit dans une de ses lettres : « Et si le monde était rempli de démons, une parole de la croix renverse ces visiteurs importuns, tandis que nous faisons la fête en Esprit. » Les pensées de jalousie et la recherche de la gloire sont des « visiteurs importuns » qui sont renversés par la parole de la croix.

Une vraie et une fausse liberté

Le verset de 1 Ti. 1,5 nous montre que la loi peut nous amener à une foi sincère. La loi a été notre pédagogue pour nous mener à Christ. On est alors parvenu au point de départ en ce qui concerne la vie divine. C’est alors que commence la course de la foi. Le prix de notre foi, c’est le salut de nos âmes. 1 Pi. 1, 9. Il s’agit là d’un salut très profond.

Beaucoup finissent dans l’égarement et se comportent comme s’il n’y avait pas de commandement dans la nouvelle alliance. Mais en fait, en Christ, nous parvenons en vérité aux commandements, à toutes les lois et à tous les commandements de l’Esprit de vie. Nous parvenons à la loi inscrite, non sur des tables de pierre, mais dans des cœurs de chair. Nous sommes alors liés à Christ par la loi, et ne pouvons plus faire comme bon nous semble. Nous aimons alors les commandements, et ses lois ne sont pas pénibles.

Nous devons être affranchis des commandements humains, mais chacun doit veiller à ne pas s’engager dans une fausse liberté. Nous devons -au contraire apprendre soigneusement à connaître la loi parfaite de la liberté. C’est là qu’est le chemin du salut de nos âmes. Cette loi renferme de la lumière et des révélations. Quand le commandement vient, nous pouvons nous voir nous-mêmes, et nous avons l’occasion de mourir à nous-mêmes.

C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis, et nous ne devons pas nous laisser mettre à nouveau sous le joug de la servitude. Ga. 5, 1. Mais prenons aussi le verset 13 à cœur : « Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. » Chacun doit veiller à cela dans sa vie personnelle et prêter attention aux lois de l’Esprit de vie. « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile. » 1 Co. 6, 12. Mais il ne nous est pas permis de pécher. Au milieu de notre liberté, nous devons exercer nos sens à trouver ce qui est utile et ce qui édifie. La piété consiste à être très prudent avec ce que nous disons et ce que nous faisons, de manière à ne pas attrister le Saint Esprit.

Le salut de notre âme engendre une paix comme un fleuve, une paix et un repos divins. Si nous sommes attentifs aux commandements de Dieu, cela a pour résultat un bien-être comparable à un fleuve et un bonheur comme les flots de la mer. És. 48, 18-19. Nous voyons là quel cap nous devons maintenir. La loi renfermait une exigence, mais pas de force. Or, le passage de Mt. 11, 28-30 nous montre que le fait de porter sa croix donne du repos pour nos âmes. Le repos vient quand toute la grandeur de l’homme est livrée à la mort. Haïssons cette vanité qui consiste par exemple à vouloir passer pour un frère ou une sœur particulièrement pieux, particulièrement zélé ou particulièrement profond.

On peut être tellement occupé par toutes les choses qui sont permises que la chose essentielle passe à l’arrière-plan. Jésus est désigné comme « celui qui allait de lieu en lieu en faisant du bien ». C’est la connaissance de la gloire de Christ qui doit resplendir sur la face de Christ. 2 Co. 4, 6. Quand on a été affranchi de la loi et qu’on est lié à Christ par sa loi, alors la loi ne nous semble plus être une loi, mais de magnifiques liens qui nous unissent dans la charité. « Rendez vous par la charité serviteurs les uns des autres. » Paul parle aussi de plusieurs droits dont il aurait pu user, mais il ajoute : « Mais nous n’avons point usé de ces droits. » Il faisait tout à cause de l’Évangile. La liberté nous donne donc beaucoup de flexibilité quand il s’agit de servir à cause de l’Évangile.

Paul était tellement honnête et il aimait la vérité à un point tel qu’il pouvait reconnaître qu’il était rendu captif par la loi du péché dans ses membres. Il ne se contentait pas de savoir qu’il ne voulait faire que le bien, mais il réfléchissait après coup à ce qu’il avait fait et il découvrait qu’il y avait bel et bien quelque chose dont il était captif. Sans avoir une telle disposition de cœur, où on a honte de toutes ces choses qui sont encore attachées à soi, on ne peut faire aucun progrès sur le chemin de la sanctification. On ne comprend pas alors à quel point c’est grave d’être retenu captif.

Le soleil n’a pas de « face arrière ». Si le soleil s’estompe sur ton visage quand tu rencontres certaines personnes, c’est que tu n’es pas semblable à celui qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants.

Pais mes agneaux ! Garde mes brebis !

Pierre a reçu de telles exhortations. Jésus avait souffert et combattu, il avait donné sa vie pour ses agneaux et pour ses brebis. Le chapitre 44 d’Ézéchiel montre combien Dieu y regarde de près avant de donner à quelqu’un la permission de s’approcher avec de la nourriture destinée aux agneaux et aux brebis. Celui qui veut être berger trouve peut-être que les brebis et les agneaux sont lents à l’écouter, et il commence peut-être à les frapper et à régner sur eux au lieu de les paître et de les garder. Ce n’est pas une tâche facile de garder les agneaux si l’on n’a pas de nourriture à leur donner. Et si l’on n’a pas de nourriture à donner, cela est souvent lié à des péchés cachés, à des domaines où l’on a des taches. Il est alors exclu de pouvoir apporter de la nourriture qui vient du sanctuaire. Jérusalem est tombée d’une manière étonnante et sa souillure était dans les pans de sa robe. Dans un tel cas, on n’a pas la force nécessaire pour se préserver du péché. La. 1, 9-10. Parmi ces péchés cachés, la recherche de l’honneur est souvent en tête de liste. Nous devons être complètement libres du péché pour pouvoir brandir librement l’épée autour de nous, dans toutes les directions.

Le verset de La. 2, 14 parle de prophètes qui donnaient des oracles mensongers et trompeurs. La tâche d’un véritable prophète est d’annoncer les commandements de Dieu et de faire en sorte que chacun comprenne dans quel sens les choses évoluent. « Ses princes étaient plus éclatants que la neige. » Chapitre 4, v. 7. Cette pureté est indispensable pour que l’on puisse paître les brebis et les agneaux de Dieu.

Hé. 13, 10. « Nous avons un autel. » Et le verset 11 : « Les corps des animaux sont brûlés en dehors du camp. » Qu’aucun de nous ne cherche à mettre en avant son « corps », à rappeler que « c’est moi qui ai dit, ou fait, telle ou telle chose ». N’attendons pas de remerciements ou d’égards particuliers. Dans le sanctuaire, il y a un repos parfait. C’est là que nous entendons ce que l’Esprit dit à l’Église, c’est là que nous recevons de la nourriture à partager avec les autres. Pour parvenir à un salut personnel plus profond, de manière à pouvoir apporter plus d’aide, nous devons passer au travers de la fournaise de l’humiliation.

« Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein. » És. 40, 11. Si l’on veut être un tel berger, on ne peut en aucun cas avoir des péchés cachés dans sa vie, sinon on se fane et on se flétrit intérieurement. Le passage de Jé. 15, 19 nous montre le résultat d’une vie menée devant la face de Dieu, dans la purification. « Tu seras comme ma bouche. » Ce n’est pas ce que « j’ai à dire » qui peut édifier l’Assemblée, mais ce que l’Esprit a à dire. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! »

En permanence

« Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie s’il ne meurt. » 1 Co. 15, 36. Le manque de croissance spirituelle vient du fait qu’on ne marche pas en permanence devant la face de Dieu. L’homme n’aime pas être « invisible » comme le grain de blé qui meurt sous la terre. Le grain de blé reste en permanence en contact avec la terre. En tant que grain de blé, on fait ses œuvres comme pour Dieu. Une fidélité permanente dans ce domaine nous donne la force du buffle au jour de l’épreuve. On reçoit alors une plénitude de bonté. Si quelqu’un éprouve des difficultés et est agité quand il entend des choses négatives à son propre sujet, cela provient du fait qu’il n’a pas une plénitude de bonté. La bonté de Dieu n’a pas de limites. Mais si nous portons « toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus », il sera difficile de trouver nos limites dans les circonstances de la vie. Paul pouvait donner ce témoignage : « portant toujours... » C’était l’amour pour la vie, pour le bien et pour ce qui est parfait qui le poussait à agir. C’est parce que que Paul marchait sur le chemin de la mort qui mène à la vie qu’il pouvait s’écrier : « Mort, où est ta victoire ? » Par le Saint-Esprit, il a triomphé de la mort. Que l’amour des commandements de Dieu puisse t’amener à livrer ta propre vie à la mort de Christ ! Tu recevras alors un trésor de bonté qui n’aura pas de limites et qui fera qu’il ne sera pas difficile pour toi de tirer les autres avec « des cordages d’humanité ». « Qui vous demande de souiller mes parvis ? » És. 1, 12. C’est dans le parvis de Dieu que se trouve notre champ de mission. C’est pourquoi il est extrêmement important de travailler par exemple avec les plus jeunes, par le moyen de réunions de garçons ou de filles, en organisant diverses sorties et excursions, de manière à leur faire ressentir notre sollicitude et notre intérêt pour eux. Si celui qui devrait être berger ne comprend pas ces choses, cela vient du fait qu’il a un cœur endurci.

Il y a beaucoup d’ouvriers dans l’Assemblée. Il n’y a pas seulement ceux qui sont vus et entendus par tous, mais aussi beaucoup de serviteurs qui sont moins visibles, et pour lesquels un grand nombre d’amis remercient Dieu, ceux qui par exemple travaillent pour le bien de nos enfants dans les choses pratiques, de manière à garder du monde les nombreux enfants qui se trouvent parmi nous.

Rester constamment sous la terre comme le grain de blé signifie que l’on reste en permanence dans l’abaissement. Dans ce cas, on est aussi en permanence un serviteur.

Lu. 21, 36. « Veillez donc et priez en tout temps ! » La vigilance dont il est question dans ce passage doit être en accord avec notre très sainte vocation. Si nous voulons discerner ce qui est bon, agréable et parfait au milieu de toutes nos circonstances, et trouver ce qui sert à l’utilité et à l’édification communes, nous comprenons que nous avons besoin d’une vigilance qui dépasse celle que la plupart des hommes peuvent concevoir.

Que l’année 1996 soit donc pour nous tous une année de prière ! Il y a beaucoup de choses qui se passent, beaucoup de réunions, de rencontres, de conférences et de voyages. Veillons à ce que notre prière ne soit pas négligée au beau milieu de toute cette activité. Si nous sommes tous les jours livrés à la mort de Christ, les fruits de l’Esprit seront abondants dans notre vie. Celui qui agit de la sorte ne se sentira en aucun cas seul, car pour lui, la communion, l’unité et la fraternité deviendront de plus en plus bénies.

C’était là un extrait de la conférence bénie que nous avons eue à Brunstad à l’occasion du Nouvel An. La Parole de Dieu va accomplir maintenant ce pour quoi elle a été envoyée, à savoir : l’édification et la préparation de l’Assemblée pour le jour de l’avènement du Seigneur.