Sigurd Bratlie
90 ans
Au mois de juillet, cette année, notre très cher et bien-aimé frère Sigurd Bratlie a eu 90 ans, et deux réunions ont été consacrées à cet anniversaire. Malgré leur faible santé, les frères Sigurd Bratlie et Aksel J. Smith étaient présents. Ces deux réunions ont eu évidemment un contenu très riche. Voici un compte-rendu des témoignages de quelques frères :
Le frère Aksel J. Smith a lu le passage de Ro. 6, 22, qui était vraiment à sa place à une telle occasion. Il a décrit le frère Sigurd Bratlie comme un apôtre de Dieu qui a exercé parmi nous un ministère apostolique béni, riche, et d’une énorme importance. Il a usé son corps dans ce ministère. Dans cette vie et dans ce ministère, il a remporté la victoire, et il laisse des traces pures derrière lui. Des amis de beaucoup de pays de tous les continents sont cordialement reconnaissants à Dieu pour l’aide qu’ils ont reçue dans la vie au travers du ministère de cet homme de Dieu.
A propos du ministère du frère Bratlie, on peut certainement dire comme Paul : «Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte.» Une compréhension solide de la vie en Dieu a été plantée dans le cœur d’un grand nombre de frères et sœurs, un fondement solide sur lequel il est possible de construire.
Le frère Bratlie s’est converti à l’âge de 9 ans et il a rencontré l’Assemblée dans sa jeunesse. Il avait une communion intime avec le frère Johan O. Smith déjà dans sa prime jeunesse. Au travers des articles qu’il a écrits quand il était tout jeune, nous voyons le stade auquel il était parvenu très rapidement. Les vérités concernant la mort de Christ que nous devons porter dans notre corps sont devenues particulièrement vivantes pour lui. Dans son jeune âge, il a acquis une grande plénitude de l’esprit de sagesse et de révélation.
Sigurd Bratlie a été un ouvrier exceptionnel dans la vigne de Dieu. Et pendant de nombreuses années, son épouse Rakel est restée à son côté, dans le même esprit de foi, jusqu’à ce que le Seigneur la reprenne auprès de Lui le 3 mars de cette année.
Il a toujours été facile de côtoyer cet humble serviteur de Dieu. On ne remarquait aucunement chez lui le goût du «long bras de la justice», mais seulement une sollicitude cordiale pour l’Assemblée et pour chacun en particulier.
Lorsque nous lisons différents passages dans la Bible, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à notre cher frère. Par exemple le passage de Ro. 8, 28-29, qu’il expliquait d’une façon très claire en établissant un lien entre ces deux versets. De même avec la parole de Col. 3, 5 : «Faites donc mourir !» Ce verset est devenu particulièrement vivant pour un grand nombre d’amis pendant ces dernières années de réveil. Le réveil est d’ailleurs un fruit de la prédication du frère Bratlie concernant la mort de Christ, qui est le mystère qui mène à la vie de Christ. Le frère Bratlie s’est beaucoup réjoui au sujet du réveil, qui a créé une telle détresse et un tel zèle chez les jeunes et les moins jeunes pour avoir part à la vie de Christ, l’amour de Christ, et les vertus de Christ.
Dieu a fait grâce au frère Bratlie pendant toutes ces années pour édifier le corps de Christ, comme un apôtre du Seigneur.
C’est la Parole de la croix qui crée une séparation entre le vrai christianisme et la religiosité. Ga. 6, 14-16. Christ avait été peint comme crucifié aux yeux des Galates. Ga. 3, 1. Le frère Bratlie a exercé un tel ministère. Dans les temps de tourmente comme dans les temps calmes, il a exercé son ministère en toute tranquillité, dans une confiance profonde et inébranlable dans le soin parfait que le grand pasteur prend du troupeau. Quand des hommes corrompus se sont soulevés contre lui, il est resté ferme et a pris des décisions claires, et il a travaillé avec les racines des cœurs. Il a cherché alors à replanter leurs racines dans le sol de la charité. Il a veillé sur l’Assemblée de Dieu. Et quand il parlait, que ce soit dans l’Assemblée ou en tête-à-tête, nous retirions toujours quelque chose à quoi nous pouvions réfléchir et avec quoi nous pouvions travailler. Le passage de Ac. 20, versets 28 et suivants, nous montre à quel point il est important de veiller sur l’Assemblée. Les loups cruels dont il est question dans ce passage n’ont rien à donner. Ils recherchent des avantages et n’ont pas dans leur cœur le désir de donner leur vie pour leurs frères. Nous avons eu dans le frère Bratlie un berger et un apôtre qui a donné sa vie pour nous.
Le fils du frère Bratlie, Sigurd Johan, nous a indiqué que beaucoup de personnes voulaient savoir ce que cela représentait de grandir dans un foyer comme celui des Bratlie. A cet égard, il a tout simplement fait référence aux «saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ» (1 Ti. 3, 6) qui donnent une enfance et une jeunesse saines, avec tout ce qui fait partie de l’enfance et de la jeunesse, dans le jeu et dans le sérieux. Par la même occasion, il a insisté sur l’importance d’un travail naturel et sain avec les enfants de l’Assemblée, où les sorties et les rencontres avec les enfants trouvent leur place natu-relle, et par lesquelles leurs cœurs peuvent être saisis des histoires des héros de la foi dont il est question dans la Bible. Les enfants ne doivent pas être traités comme des «plantes de serre». Il faut leur donner la nourriture qui convient à leur âge.
«La piété avec le contentement est une grande source de gain.» 1 Ti. 6, 6. Le frère Bratlie a beaucoup parlé de ce verset. Mais il n’a pas apporté toute une foule d’exemples pour lier ceux qui l’écoutaient. Non, il a laissé la liberté, pour que la Parole et l’Esprit puissent révéler aux uns et aux autres ce que ce verset représentait pour eux dans leurs circonstances propres. Par la Parole, nous devenons libres du fait de juger les autres, de nous ingérer dans les affaires d’autrui, libres de la jalousie, etc.
«Celui qui me juge, c’est le Seigneur.» 1 Co. 4, 4. Le frère Bratlie a été enraciné dans cette parole. C’est pourquoi il a pu être bon et miséricordieux envers ceux qui se sont soulevés contre lui. Il n’a pas attribué de place particulière ni à lui-même ni à d’autres, mais il a annoncé la Parole et a laissé Dieu établir ses serviteurs.
L’enseignement que nous avons reçu du frère Bratlie, tant par ses paroles que par ses écrits, a été comme le dit l’apôtre Pierre : «comme annonçant les oracles de Dieu» (1 Pi. 4, 11). C’est pourquoi ses paroles et ses écrits garderont pour toujours une grande importance pour nous.