Vois-tu le grand salut ?
«Qui donc a assisté au conseil de l’Éternel pour voir, pour écouter sa parole ?» Jé. 23, 18. Voir et entendre la parole de l’Éternel ! Il y en a beaucoup qui entendent, mais peu nombreux sont ceux qui à la fois voient et entendent. Mais nous pouvons nous procurer un collyre pour oindre nos yeux, afin que nous voyions. Nous commençons alors à voir le grand salut, annoncé à l’origine par le Seigneur, et confirmé par ceux qui l’ont entendu. Hé. 2, 3. Les incrédules ont un entendement aveuglé. La lumière de l’Évangile concernant la gloire de Christ ne brille pas à leurs yeux. Comme les choses deviennent différentes quand la gloire de Christ brille à nos yeux ! Nous voyons alors le grand salut qui est caché dans la parole de Dieu, dans toute la parole de Dieu. Alors, nous n’entendons pas seulement, mais nous voyons aussi.
Mais nous devons être très vigilants à l’égard de l’aveuglement et des ténèbres qui viennent de Satan. Il a une expérience de plusieurs milliers d’années dans l’art d’aveugler l’entendement des hommes, de plonger dans le brouillard et d’affaiblir la parole de Dieu. On peut prendre des exemples n’importe où dans l’Écriture, et on se rend compte que l’immense majorité de ceux qui se disent croyants n’a pas vu le grand salut dont parle l’Écriture.
Pensons par exemple aux exhortations de Ép. 5 et 6 concernant le mariage, la famille, le travail en tant que serviteurs, etc. On lit ces choses et on les considère bien sûr comme des idéaux très élevés. Si seulement les femmes pouvaient être un peu plus soumises, si les hommes pouvaient aimer leurs femmes un peu plus, si tout le monde pouvait avoir plus d’égards pour son prochain, tout serait tellement mieux dans ce monde. Un peu plus par ici et un peu plus par là ! — Si on lit et écoute la parole de Dieu de cette manière-là, on est bien évidemment complètement aveugle quant à la gloire de l’Évangile ! Et que résulte-t-il d’une telle compréhension des choses ? — On n’a pas vu le grand salut ! Jésus peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui. Sauver parfaitement ! Pas un peu par ici et un peu par là ! Non, il s’agit d’une transformation parfaite. Et quel ne doit pas être le «carnage en Édom» pour que ce que dit l’Écriture s’accomplisse jusque dans les moindres détails ! Pour que cela devienne vrai, réel, authentique, sans hypocrisie, la vérité dans les moindres détails ! Une vraie soumission, un vrai amour pour son conjoint, une compassion pure et sincère pour ses enfants, un vrai amour fraternel, un amour sans fraude, être en vérité pleins de compassion les uns envers les autres, user en vérité de prévenances réciproques, ne pas chercher - véritablement - son propre intérêt, à quelque degré et dans quelque domaine que ce soit ; en d’autres termes : la nature divine ! Dans quelle mesure les jugements sur la chair et notre propre vie ne doivent-ils pas couler à flots, comme de l’eau, pour que la justice soit comme un torrent intarissable ! Am. 5, 24. Ce n’est qu’une mort véritable qui peut produire une vie véritable. Les souffrances de Christ mènent à une gloire véritable. Vrai des pieds à la tête, vrai de fond en comble ! Loué soit Dieu pour un si grand salut !
«L’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.» 1 Co. 2, 10. C’est par le grand salut en Christ que le chemin qui mène à ces profondeurs est ouvert. Il faut des profondeurs dans la connaissance de son véritable état pour parvenir aux profondeurs en Dieu. Combien cela est éloigné du fait de se vexer, par exemple, ou de bouder, de se faire valoir soi-même ou de chercher son propre intérêt ! — Puissions-nous entrer à toute vitesse dans les profondeurs en Dieu ! Dieu fait grâce pour cela quand nous avançons à toute vitesse pour apprendre à connaître notre propre état en profondeur et pour nous humilier nous-mêmes. Quiconque a cette espérance en lui — de le voir tel qu’il est — se purifie, comme lui le Seigneur est pur. 1 Jn. 3, 3. Comme lui-même est pur ! Voyons-nous le grand salut ?