Rien de bon

juin/juillet 1994

Rien de bon

«Ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair», écrit l’apôtre Paul. Mais beaucoup de croyants, beaucoup de frères et sœurs vivent d’une telle manière qu’il ferait mieux de dire : «Beaucoup de bonnes choses, et en particulier beaucoup de pensées et de sentiments raisonnables habitent en moi, c’est-à-dire dans ma chair.» La plupart des hommes se réfèrent en effet, dans leur vie quotidienne, en grande partie à leur entendement et à leurs sentiments, au lieu de se laisser guider par la parole de Dieu et par l’Esprit.

Or l’entendement et les sentiments humains ne s’accordent absolument pas avec la Parole, qui nous a été donnée comme ligne de conduite en toutes choses. Au contraire, notre entendement et nos sentiments sont deux puissants adversaires de la parole et de la volonté de Dieu dans tous les domaines.

La parole et la volonté de Dieu témoignent par exemple clairement de donner beaucoup, et même de tout donner, tandis que notre entendement humain tient des discours «raisonnables», prétendant qu’il faut mettre de côté en vue de telle ou telle chose, et qu’il est bon d’avoir une certaine somme sous la main en cas de besoin.

L’Écriture témoigne que le contentement est une grande source de gain. Le raisonnement explique et explique tous les avantages qu’il y a à se procurer toujours plus de choses. Il explique combien cela vaut la peine de se débarrasser de ce que l’on a et de se procurer plutôt quelque chose de neuf et de moderne, que c’est sans aucun doute quelque chose de très raisonnable, etc.

Et par-dessus tout cela, on récolte de l’honneur de la part des personnes stupides, et on y trouve aussi un avantage. Mais l’Écriture dit : «Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.» Et Paul écrit par exemple : «J’ai appris à être content de l’état où je me trouve.» Le raisonnement et les sentiments ne séduisent pas seulement les inconvertis, mais dans une grande mesure aussi les croyants, et ils les entraînent à rechercher entre autres l’honneur des hommes, au lieu de chercher à être agréables à Dieu et à être honorés par Lui. Nous trouvons des paroles puissantes et claires à ce sujet dans 2 Co. 3, 4 et 5 : «Cette assurance-là, nous l’avons par Christ auprès de Dieu. Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes...»

Ceci est une parole claire et radicale : Absolument rien comme venant de nous-mêmes !!! Cela signifie que tout ce que nous concevons par nous-mêmes n’est que bêtise, ou, en d’autres termes, concevoir quelque chose par soi-même revient à se poser en adversaire de la vérité et de la sagesse et de la volonté de Dieu. C’est aussi clair que dans Ga. 2, 20 : «...ce n’est plus moi qui vis...» Paul avait donc entièrement cessé de concevoir quoi que ce soit par lui-même !

Qu’en est-il de toi à ce sujet, mon cher ami ? La seule chose qui soit vraie et juste et bonne et pleine de sagesse, c’est la parole de Dieu ! Tout le reste n’est que bêtise et pure folie. Dieu veut nous sauver de cela !

Loué soit-il !!!