Un sacerdoce royal
«Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière...» 1 Pi. 2, 9. C’est en tant que personnes ointes que nous pouvons annoncer aux hommes une bonne nouvelle. «... vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu.» v. 10. Ce sont les vertus qui font de nous un peuple. La joie, la paix, la douceur, la bonté, la fidélité, etc. ne suscitent pas de divisions, mais nous unissent fermement dans le même entendement et les mêmes pensées. Lorsque nous avons la victoire sur les œuvres manifestes de la chair, nous sommes oints comme sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek.
«En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Trés-Haut, — qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revint de la défaite des rois, qui le bénit...» Hé. 7, 1. Si nous ne combattons pas pour nous-mêmes, mais pour l’unité et la fraternité, Jésus vient à notre rencontre comme Melchisédek est venu au-devant d’Abraham. Abraham n’avait pas combattu pour lui-même, mais pour son neveu Lot. Il était donc juste qu’il fût béni avec du pain et du vin. Ge. 14, 18. C’est là le privilège de tous les sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek. Jésus lui-même vient au-devant d’eux et révèle sa sainte parole dans leur cœur. Ils ont du pain et du vin à donner aux hommes dans leurs tribulations. Ils sont capables de faire brûler leur cœur ! De tels hommes ont en eux la puissance d’une vie impérissable, pour agir comme rois de justice et comme rois de Salem, c’est-à-dire des rois de paix.
Dans son cantique funèbre sur Jonathan, David écrit : «Je suis dans la douleur à cause de toi, Jonathan, mon frère ! Tu faisais tout mon plaisir ; ton amour pour moi était admirable, au-dessus de l’amour des femmes.» 2 Sa. 1, 26. David était un guerrier formidable, mais en même temps son cœur était chaud et tendre. C’était un homme selon le cœur de Dieu. En tant que sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, le roi de justice et le roi de paix doivent être manifestés en nous dans une unité divine.
Ce sont de telles personnes que la création tout entière attend avec un ardent désir. Dans Hé. 11, il est question de ceux qui par la foi ont vaincu des royaumes, exercé la justice, etc. A l’intérieur de notre domaine oint, nous avons la responsabilité d’aider les hommes dans les circonstances qui sont les leurs. Il y a peut-être des situations qu’ils ont du mal à maîtriser eux-mêmes. Ils sont peut-être dominés ou tourmentés par d’autres, ou ils sont dans une circonstance difficile. Il y avait beaucoup de bien à dire de l’ange de l’Église de Thyatire, mais celui qui marche au milieu des chandeliers d’or avait quand même quelque chose contre lui : «Tu laisses la femme Jézabel enseigner et séduire mes serviteurs.» Nous ne devons jamais laisser régner quelque chose que Dieu hait. Dans de telles circonstances, nous sommes appelés à faire respecter la justice. Cela procure la paix et la bénédiction à l’intérieur de notre domaine oint.