La vie de nos racines

« Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin. Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. » Mt. 13, 19-21.

Toute croissance dépend de racines bien vivantes. Tout ce qui est planté sans racines solides s’étiole et meurt. Le parfum délicat et les belles couleurs disparaissent. Les racines ont une vie cachée et s’enfoncent profondément dans le sol pour pouvoir absorber de l’eau. Si les racines n’ont pas une bonne capacité d’absorption, elles meurent.

Beaucoup reçoivent la Parole avec joie ; ils peuvent louer Dieu par leurs témoignages, leurs chants et leur musique, mais tout cela reste plutôt superficiel. Ils s’attendent à ce que cette joie continue sans tribulations, sans opprobre et sans persécutions. Tout cela les prend par surprise, et ils n’ont pas les racines nécessaires pour rester debout.

Une vie superficielle peut découler d’une prédication superficielle. On ne leur parle pas des tribulations, qui produisent un poids éternel de gloire, au-delà de toute mesure. On ne leur dit pas que c’est une richesse de porter l’opprobre de Christ hors du camp. On ne les enracine pas dans les paroles du Sermon sur la montagne, où Jésus dit qu’ils seront heureux quand on les persécutera. Mt. 5, 10-12. Lorsque nous avons la bonne attitude de foi, nos racines s’enfoncent toujours plus profondément dans les sources de la joie, ce qui se traduit de manière visible par des louanges et des actions de grâce. 2 R. 19, 30 : « Ce qui aura été sauvé de la maison de Juda, ce qui sera resté poussera encore des racines par-dessous, et portera du fruit par-dessus. »

Les puissants séquoias ne pourraient pas tenir debout sans de solides racines qui plongent profondément dans le sol ; sans cela, ils seraient renversés par les tempêtes et les ouragans. Lorsque ces racines s’entrelacent, les arbres demeurent debout par tous les temps.

« ... étant enracinés et fondés dans l’amour, que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. » Ép. 3, 18-19.

La gloire que nous pouvons voir dans les choses visibles provient de la vie cachée des racines. Les racines s’enfoncent de plus en plus profondément jusqu’aux sources d’eau. « Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, avec les fruits les plus excellents, les troènes avec le nard ; le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, avec tous les arbres qui donnent l’encens ; la myrrhe et l’aloès, avec tous les principaux aromates ; une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, des ruisseaux du Liban. Lève-toi, aquilon ! viens, autan ! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il mange de ses fruits excellents ! » Ca. 4, 13-16. Tout ce qui était planté dans ce magnifique jardin était solidement ancré par de bonnes racines. Ces plantations demeuraient fermes, et même lorsque se levaient la tempête et l’ouragan, leur parfum n’en était que plus agréable.

Nous devons veiller à ce que les racines de notre cœur soient solidement ancrées dans la richesse de l’amour, avec toutes sortes de bons effets, « si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile ». Col. 1, 23.

« Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. » Ph. 4, 19. Nous recevons selon les lois de la réceptivité.