Un secours dans la détresse

« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. » Ps. 46, 2.

Ils en avaient fait l’expérience dans les petites comme dans les grandes choses, lorsqu’ils avaient trouvé leur refuge en Dieu à l’heure des tribulations et de la détresse.

Paul et Barnabas effectuaient leur premier voyage missionnaire, et ont fait de nombreux disciples en annonçant l’Évangile. Ils les ont exhortés à persévérer dans la foi, en leur disant : « C’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Dès leur premier voyage missionnaire, ils ont été exposés à des tribulations tellement grandes que leur vie en était menacée. Paul a été lapidé et traîné hors de la ville, car ils le croyaient mort. Ac. 14, 19. Paul n’était pas mort, mais il a poursuivi sa course vers le royaume glorieux de Dieu en disant : « Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. » Ac. 20, 24.

Les faux apôtres et docteurs se faisaient valoir par leurs expériences, mais Paul qualifiait cela de folie et de conduite charnelle. Paul rendait toute la gloire à Christ, de qui il recevait toute la grâce et toute l’aide nécessaires. En lui-même, il était faible et pauvre, mais il rendait Christ extrêmement grand. Afin d’ouvrir les yeux des disciples sur la folie qu’il y a à se glorifier soi-même, Paul s’est senti obligé de se vanter en énumérant une partie de tout ce qu’il avait enduré en termes de souffrances physiques et de tribulations. 2 Co. 11, 23-27.

« Sont-ils ministres de Christ ? – Je parle en termes extravagants. – Je le suis plus encore : ... par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. »

Qu’auraient dit les faux apôtres et leurs admirateurs après avoir entendu de telles choses ? Paul lui-même a qualifié [le fait de se vanter ainsi] de folie. « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! Car ce n’est rien d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. » Ga. 6, 14-15.

Paul était mort au péché et vivant pour Dieu. Ro. 6, 11-12. C’était une nouvelle vie avec des œuvres nouvelles et bonnes, inspirées par le Saint-Esprit.

Tout ce qui est élevé aux yeux des hommes est une abomination aux yeux de Dieu. Tout ce qui cherche à s’élever a été crucifié avec Christ dans la vie de Paul, et il a ensuite usé de violence pour entrer dans le royaume de Dieu. Luc 16, 15-16. « Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. » Col. 2, 15. Le seul endroit approuvé par Dieu pour toute sorte de mal, c’est la croix. C’est ce qui est nouveau qui doit vivre !

Paul ne s’est pas découragé face à toutes ces tribulations d’une ampleur extrême. Il voyait une porte ouverte vers le royaume de Dieu, et comparé à cette gloire, tout le reste n’était qu’une perte et de la boue. Les tribulations ont été transformées en gloire éternelle.

« Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » 2 Co. 4, 17-18.

Paul exhorte les Thessaloniciens à ne pas être ébranlés au milieu des afflictions, « car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. » 1 Th. 3, 3. Jésus dit : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Jn. 16, 33. Nous sommes gardés par la foi ! 1 Pi. 1, 5.

Dans l’épître aux Hébreux, nous sommes exhortés à courir avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » Hé. 4, 16. L’aide la plus importante et la plus précieuse que nous puissions recevoir est celle qui nous aide à vaincre le péché quand nous sommes tentés.

Christ connaît le moment opportun, lui qui nous aime, qui connaît nos épreuves et qui veut nous aider à bénéficier de tout ce qui sert à notre bien.

« Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. » Ap. 3, 21.

Cela doit aussi devenir notre expérience : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. »