Bien se conduire dans la maison de Dieu

1. Ti. 3, 15

L’Esprit de crainte de Dieu doit nous garder dans ce domaine. L’Église a été rachetée à grand prix, par le sang de Jésus, et elle doit être préservée de tout mal et de tout esprit étranger. Par la grâce de Dieu, il est possible de se soumettre les uns aux autres dans l’amour, la bonté et la sagesse de Christ. Dans ce bon Esprit, il est facile d’accepter les exhortations et les réprimandes.

Dans sa prière sacerdotale, Jésus dit : « Je leur ai donné ta Parole. » Jn. 17, 8. C’était la parole de Dieu qui pouvait les mener à une unité et une joie parfaites, dans le respect mutuel. Il en résulte de vrais disciples et une véritable fraternité.

Aucune duplicité, mais les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Ro. 15, 5. Aussi longtemps qu’on parle un double langage et qu’on a un cœur partagé, on ne peut pas se fier au caractère sincère et véritable de la fraternité, et l’atmosphère ne peut pas être saine et bonne. Parmi de telles personnes, on trouve aussi de fortes personnalités qui ont des opinions personnelles très marquées.

Paul exhorte les Éphésiens à marcher d’une manière digne de la vocation qui leur a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, se supportant les uns les autres dans l’amour, s’efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. Ép. 4, 1-3.

Ce n’est pas une petite affaire que de marcher d’une manière digne d’une vocation aussi élevée et sainte. Mais c’est possible, à condition d’entrer dans le corps de Christ et d’y être unis dans un même Esprit et une même espérance.

« Seulement, conduisez-vous d’une manière digne de l’Évangile de Christ, afin que [...] j’entende dire de vous que vous demeurez fermes dans un même esprit, combattant d’une même âme pour la foi de l’Évangile. » Ph. 1, 27.

Dans notre combat pour garder l’assemblée pure, nous devons demeurer inébranlables dans ce même Esprit qui ne peut être vaincu par le mal. Surmonte le mal par le bien ! C’est possible dans l’Esprit de la foi.

Les soupçons sont une arme dangereuse, que le diable utilise pour semer la discorde et pour provoquer des divisions. Mais nous détenons dans la parole de Dieu une puissante arme victorieuse : l’arme de la lumière. « Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous… » De. 29, 29. Nous pouvons remettre toutes les choses cachées à l’Éternel, lui qui juge justement. Si nous bavardons au sujet de choses qui ne sont pas claires pour nous, cela ne manquera pas de provoquer du trouble et de la médisance. Nous sommes des enfants de la lumière, des enfants du jour, et nous pouvons parler de ce que la lumière nous a révélé, avec bonté et dans la paix, pour le bien de notre prochain, tout en gardant l’approbation de Dieu. Nous nous conduisons ainsi comme il faut dans la maison de Dieu, et Dieu nous fait la grâce de le faire lorsque nous marchons humblement devant sa face.

« Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. » Ro. 14, 19.

Paul était un exemple lumineux par sa manière de se conduire dans la maison de Dieu, et il pouvait dire à Timothée : « Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma douceur, mon amour, ma constance, mes persécutions... » 2 Ti. 3, 10-11. Il aurait pu poursuivre cette énumération de tout ce qui est noble et bon.

Paul et Timothée représentaient l’un et l’autre l’Église du Dieu vivant, qui est la colonne et l’appui de la vérité. Ils étaient dignes de leur vocation élevée, non pas parce qu’ils avaient la parole facile, non pas en raison de leur éloquence, mais en raison de la vie qu’ils menaient par la grâce de Dieu, dans l’humilité et dans la fidélité.

Heureux tous ceux qui ont la grâce d’imiter une telle vie et une telle conduite dans la maison de Dieu ! Dans cette maison, c’est la bénédiction et la gloire qui régneront pour l’éternité. Ce n’est pas en faisant de longs discours ni en priant longuement qu’on peut édifier le corps de Christ. Tout doit contribuer à l’édification nécessaire et à la gloire de Dieu.

Des liens créés par l’amour de Christ doivent nous unir les uns aux autres, et non pas des liens charnels comme ceux qui unissent les membres d’une même famille.