Un avantage et un sujet de joie
« Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. » Jn. 16, 7.
Lorsque Jésus était avec ses disciples ici sur terre, il n’a pas pu accomplir grand-chose en eux. Des pensées leur sont venues à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand. C’étaient là des pensées qui étaient loin d’être à leur place parmi les humbles.
Mais à partir du jour de la Pentecôte, lorsque Jésus s’est assis à la droite du trône de son Père céleste en tant que notre précurseur, avocat, souverain sacrificateur, médiateur et intercesseur, les disciples ont pu devenir des collaborateurs de Dieu sur un fondement élevé et saint, dans l’humilité et la fidélité, au bénéfice et pour la joie de ceux qu’ils rencontraient. Leurs pensées et leurs voies pouvaient s’unir aux pensées et aux voies de Dieu, dans les choses célestes.
« Car, même si vous aviez dix mille maîtres en Christ, vous n’avez cependant pas plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile. Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs. Pour cela je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera quelles sont mes voies en Christ, quelle est la manière dont j’enseigne partout dans toutes les Églises. » 1 Co. 4, 15-17.
Toutes ces voies en Christ sont réunies en une seule et même voie, qui est le chemin, la vérité et la vie. C’est le chemin de l’amour et du sacrifice, au bénéfice et pour la joie du plus grand nombre. Quand on est ainsi disposé à être un sacrifice, il n’est pas pour autant facile de trouver ceux qui sont le plus dans le besoin, mais il existe quelque chose qui s’appelle « le risque de l’amour », et Dieu regarde au cœur.
Dans 2 Ch. 29, 27, il est écrit : « au moment où commença l’holocauste, commença aussi le chant de l’Éternel, au son des trompettes ». Dieu aime celui qui donne avec joie. La joie de donner et la reconnaissance vont de pair. Dans Ép. 5, 18-20, il est écrit : « Soyez... remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. »
Dans les Églises de Macédoine, ils se sont sacrifiés à leur grand avantage et à leur grande joie : « À travers la grande épreuve de leurs afflictions, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au-delà de leurs moyens. » 2 Co. 8, 2-3. Ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur. V. 5. Ils ont pris le risque de l’amour et Dieu a béni. Nous voyons ici le grand contraste avec toutes les exigences du moi. Ils étaient eux-mêmes des sacrifices et ont vécu pour les autres, contribuant à leur avantage et à leur joie.
« Que chacun de nous plaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification. Car Christ n’a pas cherché ce qui lui plaisait. » Ro. 15, 2-3.
Beaucoup veulent avoir part à la vie, mais ils ne veulent pas emprunter le seul vrai chemin qui y mène.
Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père par un autre chemin que celui-là. Jn. 14, 6.
C’est le chemin de la croix, le chemin du sacrifice, le chemin des souffrances, mais aussi le chemin de la gloire, réunis en un seul chemin, Jésus-Christ.