Quelle est ta consolation ?

mai 1989

Quelle est ta consolation ?

Ph. 2, 1–15

«Si donc il y a quelque consolation en Christ, s’il y a quelque soulagement dans la charité, s’il y a quelque union d’esprit, s’il y a quelque compassion et quelque miséricorde, rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée.»

«Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ.» Nous lisons ensuite dans ce même chapitre tout ce que Jésus a fait pendant le temps où il était dans son corps. «Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre.»

Nous ne pouvons pas avoir part à la consolation qui se trouve en Christ (v. 1) sans posséder les sentiments qui étaient en Jésus. Si nous avons ces sentiments, nous trouvons aussi notre consolation en Christ. En revanche, si tu recherches ta consolation parmi les hommes, tu ne pourras jamais avoir part au verset 2.

Avant la Pentecôte, les apôtres contestaient entre eux pour savoir lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand (Lu. 22, 24). Ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord, et ils se sont disputés. Ils ne réussissaient pas à regarder les autres comme étant au-dessus d’eux-mêmes. En revanche, Jésus était comme un serviteur au milieu d’eux. Quand on est simplement serviteur, il n’est plus difficile de considérer les autres comme étant au-dessus de soi-même. Lorsque nous possédons les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, il n’est plus difficile d’avoir un même amour, une même pensée, etc. A cet égard, nous sommes exhortés à travailler à notre salut avec crainte et tremblement, car c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire. Paul poursuit encore avec cette exhortation : «Faites toutes choses sans mumures ni hésitation.»

On pourrait penser que cette dernière exhortation est superflue, puisque c’est Dieu qui produit le vouloir et le faire. Mais nous constatons que ce n’est pas le cas. Dieu agit pour nous amener à nous humilier, ce qui est contre notre entendement humain. Cependant, si nous avons les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, nous avons aussi notre consolation en lui et nous n’avons besoin d’aucune autre consolation.

C’est lui qui, injurié, ne rendait point d’injures ; la mort n’a eu aucun pouvoir sur lui. Il lui a été donné un nom qui est au-dessus de tout nom. N’oublions jamais cela ! Sans les souffrances, il est impossible d’avoir une foi éprouvée.