Donner

juin/juillet 1988

Donner

Donner constitue l’élément central de la vie chrétienne. C’est le contraire de l’avarice et de l’exigence. Dieu a donné son fils et toutes choses avec lui. Il voulait partager ses biens avec nous et nous réjouir par ce qu’il avait de plus glorieux. Ce n’était pas la gloire terrestre, qui se corrompt, qu’il voulait partager avec nous, mais la gloire du Père et du Fils, la gloire intérieure incorruptible, la transformation en la nature divine. C’est de là que jaillit tout ce qui est bien, dans une gloire éternelle. Tout ce que Dieu donne est éternel. Tout le reste se corrompt et disparaît.

Le Père et le Fils veulent nous unir dans la joie inébranlable de celui qui donne. « Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. » Luc 6, 38. La mesure qu’il nous donne est secouée et serrée, pour qu’il y ait de la place pour davantage et que nous puissions partager ce que nous avons reçu.

« Le juste donne sans parcimonie. » Pr. 21, 26. « L’homme dont le regard est bienveillant sera béni, parce qu’il donne de son pain au pauvre. » Pr. 22, 9. Il est dit de Jésus : « Il fait des largesses, il donne aux indigents ; sa justice subsiste à jamais. » Ps. 112, 9. Il est juste de donner, tandis que c’est injuste de garder quelque chose pour soi. La bénédiction et la malédiction reposent respectivement sur ces deux manières d’agir.

« Dieu aime celui qui donne avec joie. » 2 Co. 9, 7. Ceux qui donnent comme le dit 2 Co. 8 et 9 sont heureux et ils ont une grande valeur. « Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. » 2 Co. 9, 6.

Dieu nous a accordé des dons et des talents, avec lesquels nous pouvons servir à la bénédiction d’autrui. Si quelqu’un manque de sagesse, il peut la demander à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Ja. 1, 5. Nous pouvons alors servir avec la force que Dieu communique. 1 Pi. 4, 11.

« La sangsue a deux filles : Donne ! Donne ! » Pr. 30, 15. C’est là un esprit affreux, suscité par toutes les convoitises et les passions de la chair, et qui mène à la mort. « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. » Ro. 8, 13. « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » 1 Co. 4, 7.

Tout ce que nous avons reçu de la part de Dieu doit contribuer à la vie et à la piété. Il est dit de l’Épouse qu’il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Ces œuvres sont pures, belles, dépourvues d’égoïsme et elles sont marquées du sceau de l’approbation de Dieu.