« Ne déplace pas la borne ancienne…

... que tes pères ont posée. » Pr. 22, 28. Dieu a fixé des frontières strictes tant dans l’ancienne que dans la nouvelle alliance. On a toujours fini par payer le prix quand on les franchissait. Il y a ainsi des frontières nettes entre la justice et l’iniquité, la vérité et le mensonge, le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, la fidélité et la trahison, l’humilité et l’orgueil, des pensées modestes de soi-même et la prétention et la vanité.

C’est à l’intérieur de ces frontières que Dieu a placé la bénédiction et la malédiction. Dieu a ordonné à Israël de haïr le mal et d’aimer le bien.

Les faux prophètes, tant dans l’ancienne que dans la nouvelle alliance, ont cherché à effacer ces frontières, aux dépens d’eux-mêmes et de ceux qui se sont laissé guider par eux.

Dans le monde religieux, il existe un phénomène appelé le « fossé générationnel », qui ne cesse de se creuser. Les anciens parlent et chantent des réveils d’autrefois dans les chaumières, quand on se séparait du monde. Les jeunes trouvent tout cela démodé et s’ouvrent à l’esprit qui règne dans le monde, tant dans les chants, la musique que les vêtements. Les prédicateurs poussent l’assemblée bien au-delà des frontières établies par la parole de Dieu, et au lieu de se préparer à rencontrer Christ, ils sont préparés à accueillir l’Antéchrist, le « Sans Loi ». Dieu lui-même leur enverra une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. 2 Th. 2, 7-11. La croix de Christ est rejetée, cette croix que Jésus veut que nous portions chaque jour en tant que ses disciples, tout comme on rejette l’opprobre de Christ, qui est une grande richesse.

Dans l’Église du Dieu vivant, les jeunes et les vieux s’unissent de plus en plus fortement dans un même esprit et une même pensée, ayant part à la croissance du corps en Christ, qui en est la tête. C’est ce corps qui sera enlevé lors de son avènement. « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. » 1 Jn. 2, 15-17.

Jésus dit dans Jn. 5, 30 : « … parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Par cette volonté, Jésus était parfaitement séparé de toute la gloire du monde qui passe, et était parfaitement uni à la gloire éternelle du monde à venir.

Nous pouvons ici nous examiner nous-mêmes : où se trouvent nos désirs et nos aspirations ? « Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix. » Ro. 8, 6. Nous devons avoir un entendement solidement ancré, afin de ne pas vaciller lorsque surviennent les épreuves et les tentations. Il y avait un grand abîme entre l’homme riche et Lazare, et nous devons être assurés d’être toujours du bon côté.

« C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. » 2 Co. 6, 17.