Comprendre avec le cœur
« Va vers ce peuple, et dis : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur cœur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent ! » Mt. 13, 14-16.
Il y a quelque chose qui s’appelle « comprendre avec le cœur », et c’est seulement avec cette compréhension qu’on peut vraiment se convertir et porter du fruit. Si on a des pensées dispersées et un cœur appesanti, la parole de Dieu ne peut prendre racine ni porter du fruit.
On peut assister à des réunions, des conférences et des rencontres sur la parole de Dieu et entendre les choses les plus merveilleuses et les plus éternelles, mais si l’on n’a pas un cœur ouvert et réceptif, il n’en résulte rien – tout est emporté par le vent.
Quand la Parole est comprise et qu’elle tombe en bonne terre, elle peut porter du fruit, et un seul grain peut en donner trente, soixante ou cent. Cela donne une vie riche et élevée, à la gloire de Dieu.
Le peuple d’Israël avait des cœurs incrédules et endurcis quand ils entendaient la Parole. Avec de tels cœurs, ils ne sont pas entrés dans le pays promis. Josué et Caleb ont gardé dans leur cœur l’Esprit et la compréhension de la foi, et c’est dans cette compréhension du cœur, que Dieu leur avait donnée, qu’ils sont allés de victoire en victoire contre les grands ennemis et les murailles fortes de Jéricho.
Les Éphésiens comprenaient beaucoup de choses, mais Paul a prié pour eux, pour qu’ils aient les yeux du cœur illuminés, afin qu’ils comprennent quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes. Ép. 1, 18-20.
Paul voulait que les Éphésiens comprennent cela au plus profond de leur cœur, afin que la plénitude de Christ puisse prendre habitation en eux.
Dans 1 Ti. 6, 4-5, il est question de personnes qui étaient enflées d’orgueil alors qu’elles ne comprenaient rien. Dans ce vide et cette ignorance, elles avaient la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement.
Elles rejetaient les saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et la doctrine qui est selon la piété. V. 3. Dans cet esprit d’orgueil, elles rejetaient tout ce qui était bon et digne d’être l’objet de leurs conversations.
« Oui, vanité, les fils de l’homme ! Mensonge, les fils de l’homme ! Dans une balance ils monteraient tous ensemble, plus légers qu’un souffle. » Ps. 62, 10.
Il est facile de comprendre, d’écouter et d’agir lorsqu’on reçoit une exhortation à faire quelque chose que l’on aime faire. Mais s’il s’agit de sacrifice et d’obéissance contre sa propre volonté, le cœur s’engourdit rapidement et l’écoute devient difficile. Cela concerne aussi bien les enfants que les adultes.
Après avoir donné à ses disciples toutes les précieuses paraboles de Mt. 12 et 13, Jésus leur dit : « Avez-vous compris toutes ces choses ? – Oui, répondirent-ils. » Selon leur compréhension des choses, ils pouvaient répondre oui, mais selon la compréhension de Jésus, il y avait des profondeurs beaucoup plus grandes, et c’est cela qu’il voulait que ses disciples comprennent.
« Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses. Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Évangile. » 2 Ti. 2, 7-8.
Personne avant Jésus n’avait vaincu la chair de David et ne s’était levé pour annoncer un Évangile glorieux de manière vivante et forte. Paul s’est tellement imprégné de cet Évangile qu’il pouvait le qualifier de « mon Évangile ». Paul, qui était auparavant un blasphémateur, un persécuteur et un homme violent, a été tellement transformé par l’Évangile qu’il a pu servir d’exemple à tous ceux qui croiraient. 1 Ti. 1, 13-16.
C’était vraiment une conversion radicale du cœur, accompagnée d’une compréhension entièrement nouvelle.