Se sauver avec peine
« Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? » 1 Pi. 4, 18.
Jésus ne repousse aucun de ceux qui viennent à lui en toute humilité, qui reconnaissent leur misère, et qui demandent sincèrement que leurs péchés leur soient pardonnés. « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus. » Ce n’est pas du fait de Jésus que c’est si difficile d’être sauvé ; c’est en nous-mêmes qu’il faut en chercher la cause. La famille, les amis et d’autres personnes peuvent faire obstacle. Ils ne veulent pas entrer eux-mêmes par la porte étroite qui mène à la vie, et ils empêchent les autres d’y entrer. C’est pourquoi Jésus dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. » Luc 13, 24.
Tous ceux qui entrent par la porte étroite ont part à un salut plus profond. « Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie. » Ro. 5, 10.
La pratique montre que ceux qui désirent suivre Christ dans la justice et la piété ont beaucoup de mal à avoir part à ce salut profond et croissant. Nous ne sommes sauvés que dans la mesure dans laquelle nous reconnaissons notre misère et que nous nous purifions en profondeur. Mais il est difficile de se voir soi-même. C’est la raison pour laquelle nous sommes exhortés à nous réunir pour nous exciter les uns les autres.
C’est avec tous les autres que nous pouvons comprendre et saisir la croissance du corps en celui qui en est la tête. Le fait que Paul a jugé nécessaire d’exhorter chacun avec larmes pendant trois ans montre bien à quel point c’est difficile. Parmi ses collaborateurs, il n’avait personne qui partageait ses sentiments comme Timothée. Tous cherchaient leur propre intérêt. À Corinthe, il n’y avait personne de sage, bien que la bonne doctrine y ait été solidement implantée et qu’ils aient eu tous les dons spirituels.
C’est très difficile d’être entièrement juste dans ses paroles et ses actes, malgré la puissante influence que nous recevons aux réunions et à nos diverses rencontres.
Dieu soit loué, c’est tout à fait possible ! Mais sans une foi vivante, c’est impossible. Qu’adviendra-t-il de tous ceux qui ne se trouvent pas sous cette bonne influence du salut dans le corps de Christ ?