Un avenir et de l’espérance

« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Vous m’invoquerez et vous partirez ; vous me prierez et je vous exaucerai. Vous me chercherez et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. » Jé. 29, 11-13.

Dieu a toujours eu des projets bienveillants à l’égard de ceux qui l’ont cherché de tout leur cœur, sous l’ancienne alliance comme sous la nouvelle. Il leur a toujours donné un avenir et de l’espérance. Si donc Dieu n’a que des projets de paix et de bonheur à notre égard, nous avons toutes les raisons de nous réjouir dans l’espérance d’un avenir lumineux et glorieux.

Quand on demande aux gens de nos jours ce qu’ils pensent de l’avenir, on constate que, dans la plupart des cas, ils n’ont pas beaucoup d’espoir. La plupart voient un avenir sombre et sans espoir. Ils ont fait l’expérience que leurs nombreux souhaits de tous ordres ont débouché à chaque fois sur une amère déception. Au lieu d’être portés dans le combat par la joie de l’espérance, ce sont l’agitation, le découragement, l’angoisse, le désespoir et les mauvais soupçons qui ont pris possession de leur esprit, si bien qu’ils ont été remplis de pensées sombres et troublées.

« Oui, mon âme, confie-toi en Dieu ! Car de lui vient mon espérance. Oui, c’est lui qui est mon rocher et mon salut ; ma haute retraite : je ne chancellerai pas. » Ps. 62, 27. Ce n’est qu’en Dieu que notre âme agitée peut trouver le repos et le calme. Celui qui espère en lui ne sera jamais confus. Si Dieu est notre seul rocher, notre salut et notre haute retraite, nous sommes inébranlables dans notre espérance et notre joie. Dans cette « haute retraite », cette forteresse, nous sommes bien protégés et nous jouissons de la paix. Dieu a garanti que l’homme de paix aurait un avenir, une postérité, Ps. 37, 37, car de toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune n’est restée sans effet ; toutes s’accomplirent. Jos. 21, 45.

Celui qui n’envie pas les pécheurs, et qui a toujours la crainte de Dieu devant les yeux, a cette promesse : « Car il est un avenir, et ton espérance ne sera pas anéantie. » Pr. 23, 18.

Dans Pr. 24, 14, il est dit : « De même, connais la sagesse pour ton âme ; si tu la trouves, il est un avenir, et ton espérance ne sera pas anéantie. »

« Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! » Ro. 15, 13.

C’est le Dieu de l’espérance qui est notre vrai Père et consolateur. Son intention est de nous donner en abondance, et pas seulement un peu. Il veut nous combler de joie et de paix. Dans la foi et la force du Saint-Esprit, nous pouvons nous ouvrir à cette riche plénitude. Nous ne serons pas confus dans notre espérance. Lorsque Paul écrit que nous devons avoir part à une gloire impérissable, il ajoute : « Ayant donc cette espérance, nous usons d’une grande liberté. » Même dans cette grande liberté, nous ne serons pas confus.

« Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité – car la loi n’a rien amené à la perfection – et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu. » Hé. 7, 18-19.

Ce qui dans la loi était faible et sans effet, et qui ne pouvait rien amener à la perfection, a été aboli. Nous pouvons maintenant nous approcher de Dieu avec une meilleure espérance, par la puissance d’une vie impérissable. Avec cette meilleure espérance, ce qui était impossible à la loi est maintenant devenu possible. Ro. 8, 3.

Nous avons maintenant l’espérance d’avoir part aux plus précieuses promesses, et par elles d’être rendus participants de la nature divine. 2 Pi. 1, 3. Nous ne serons pas non plus confus dans notre espérance d’être héritiers de Dieu et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. Ro. 8, 17.

Si nous demeurons fondés et inébranlables dans la foi, sans nous détourner de l’espérance de l’Évangile, Christ nous présentera saints, sans défaut et sans reproche devant lui. Col. 1, 22-23. Une telle transformation ne peut avoir lieu que par l’obéissance à l’Évangile. C’est pourquoi nous devons demander à Dieu d’illuminer les yeux de notre cœur, pour que nous comprenions l’espérance qui s’attache à son appel et la richesse de son héritage parmi les saints. Ép. 1, 18.

La nouvelle alliance ne nous promet pas la richesse, la gloire ou la puissance de cette terre. Mais ce qui nous est promis, c’est une paix et une joie intérieures inébranlables, invariables au travers de toutes les circonstances de la vie. Si nous avons jeté l’ancre de notre espérance dans le ciel lui-même, nous avons alors le ciel dans notre cœur dès maintenant, et pour toute l’éternité.

Paul exhorte Timothée à recommander aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions, de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable. 1 Ti. 6, 17-19.

« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. » V. 10.

Toutes les richesses et la gloire terrestres ne donnent de l’espoir que pour un avenir incertain, avec de l’agitation et du souci. Dans notre vocation céleste, nous n’avons qu’une seule espérance, et c’est en Christ. Par lui, nous avons de l’espérance et un avenir dans la gloire la plus grande, la gloire éternelle.