Ce n’est pas une œuvre humaine

« Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. » Ga. 1, 11-12.

C’est une grande joie et une grande consolation que l’Évangile ne soit pas le fruit de pensées humaines intelligentes. De telles pensées peuvent en effet changer et être discutées. C’est ce qui se passe dans les facultés de théologie et les écoles bibliques. Les opinions y varient d’un professeur ou enseignant à l’autre. Mais les paroles prophétiques sont inébranlables. Elles s’unissent l’une à l’autre comme des gouttes d’eau [pour former un tout].

« Mais, si nous-mêmes, si un ange du ciel annonçait un évangile s’écartant de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème ! » V. 8. L’Évangile est à ce point pur, saint et élevé, dans sa sagesse et sa force créatrice. Paul craignait que la supériorité de langage supplante l’Évangile et la parole de la croix par les discours persuasifs de la sagesse. Jésus a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile. C’est pour cet Évangile que Paul avait été établi prédicateur et apôtre, chargé d’instruire les païens.

Ce n’est pas la supériorité de langage qui peut mettre en évidence la vie et l’immortalité. On ne peut pas créer la vie et l’abondance de vie par des mots savants et des figures de rhétorique astucieuses. Tout ce qui a trait à la vie, à la croissance et à la gloire éternelle ne peut être mis en évidence que par l’Évangile, dans la sagesse et la puissance de Dieu, dans la révélation de Jésus-Christ.

« Mais, puisque Dieu nous a jugés dignes de nous confier l’Évangile, nous parlons, non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu qui sonde nos cœurs. » 1 Th. 2, 4.

Paul n’a jamais usé de paroles flatteuses, ni n’avait la cupidité pour mobile ; il ne cherchait pas la gloire qui vient des hommes, alors qu’il aurait pu s’imposer avec autorité comme apôtre. V. 5 et 6. C’est grâce à une vie fidèle à ce point que l’Évangile a pu être confié à Paul. Il a été jugé fidèle et a été établi dans le ministère. 1 Ti. 1, 11-12. « ... et qui a manifesté sa parole en son temps par la prédication qui m’a été confiée d’après l’ordre de Dieu notre Sauveur. » Tite 1, 3.

« Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » Ga. 1, 10. Une telle vie élevée, vécue dans la fidélité et l’obéissance à l’Évangile, ne peut être annoncée que par la parole prophétique.

Il y a une différence énorme entre la supériorité de langage et la parole prophétique. Dans la supériorité de langage, il n’y a pas de croix, pas de chemin et pas de gloire éternelle. On recherche plutôt à être honoré et à plaire aux hommes. Dans ce cas, on n’est pas un serviteur de Christ.

L’œuvre d’un évangéliste consiste à prêcher la parole, à insister en toute occasion, favorable ou non, à reprendre, censurer, exhorter, avec toute douceur et en instruisant, à être sobre en toutes choses, à supporter les souffrances et à bien remplir son ministère. 2 Ti. 4, 2-5. À la lumière de ces paroles, peu nombreux sont ceux qui accomplissent l’œuvre d’un évangéliste.

Jésus reviendra bientôt pour être glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru et qui auront obéi à l’Évangile. 2 Th. 1, 9-10. Paul était disposé à annoncer l’Évangile à Rome aussi, même s’il devait y subir le martyre à cause des vérités de l’Évangile. Il n’avait pas honte de l’Évangile, car c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. Ro. 1, 15-16.

Ce n’est que par la foi en l’Évangile que nous pouvons renaître en Jésus-Christ. En Christ, seule compte une nouvelle créature, et non ce que nous sommes par ailleurs en tant qu’êtres humains.

Jésus a été le premier à être oint pour annoncer l’Évangile. L’Esprit du Seigneur reposait sur lui, et il annonçait l’Évangile aux pauvres, aux prisonniers, aux aveugles et aux opprimés. Il est venu pour tous ceux qui avaient besoin d’aide et de salut. Il a donné de l’espérance aux plus désespérés. Par la puissance de l’Évangile, ils devenaient capables de vaincre toutes sortes de mauvais penchants et d’être mis au large, dans la joie et la paix. Toute aide et toute force humaines ne sont qu’un substitut face à la vie et à l’immortalité mises en évidence par l’Évangile. C’est une vie par laquelle nous pouvons avoir part avec les saints à la croissance du corps en Christ, qui est la tête.

« ... mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » 1 Co. 1, 24. Paul avait de l’espérance et de la foi pour tous, car lui-même avait été transformé par l’Évangile, alors qu’il était auparavant un blasphémateur, un persécuteur et un homme violent. Il se considérait comme le plus grand des pécheurs que Jésus avait sauvés.

Croyons en la puissance de l’Évangile pour nous transformer de gloire en gloire, et non en des œuvres humaines qui périssent !