Qui est-il ? Qui est-elle ?
« Qui est celui qui vient d’Édom, de Botsra, en vêtements rouges, en habits éclatants, et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? – C’est moi, qui ai promis le salut, qui ai le pouvoir de délivrer. » És. 63, 1.
« Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ? » Ca. 6, 10.
Ce sont là les deux mystères les plus grands et les plus magnifiques de la Bible.
« Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. » Ép. 5, 32. Ce sont l’Époux et l’Épouse dont parle la Bible. Personne ne peut sonder entièrement la gloire cachée de la sagesse divine qui s’exprime dans ce mystère. « Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! » Ro. 11, 33. En pensant à la richesse de ce mystère, Paul dit que « nous connaissons en partie et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli. » 1 Co. 13, 9-10. Si Paul ne pouvait connaître ce mystère que partiellement, c’est d’autant plus vrai pour nous ; la partie que nous comprenons est encore bien plus petite. Toutefois, la mesure de gloire que nous avons eue jusqu’à présent la grâce de connaître et de goûter nous donne des raisons de nous réjouir et d’espérer que nous aurons de plus en plus part à la plénitude de Dieu, et à toutes les vertus de Christ.
Personne ne peut pleinement sonder l’amour et l’esprit de sacrifice dont Christ a fait preuve lorsqu’il a renoncé à toute la gloire du ciel pour nous sauver de tous les péchés dont la loi ne pouvait nous affranchir. Si la loi avait pu nous justifier, Jésus n’aurait pas eu besoin de venir. Il s’est revêtu d’une chair semblable à la nôtre, et de cette manière, la convoitise de la chair, contre laquelle la loi était impuissante, a été livrée à la mort. Ro. 8, 3. Jusque-là, personne n’avait pu s’affranchir du pouvoir de la chair, mais, par son obéissance et sa fidélité envers l’Esprit dont il était oint dès sa naissance, Jésus a remporté une victoire absolue, et il peut ainsi nous délivrer de cette grande puissance du péché. Si le Fils nous affranchit, nous serons réellement libres. Jn. 8, 36.
Avant lui, personne n’avait pu sortir d’Édom, personne n’avait pu échapper à la puissance de la chair. Mais lui s’est redressé dans la plénitude de sa force, et il a le pouvoir de délivrer. Il a foulé tout seul au pressoir, et personne ne pouvait l’aider. És. 63, 2-6. Et maintenant, il peut aussi nous aider dans toutes les tentations en nous donnant toute la force nécessaire pour que nous puissions vaincre comme il a vaincu. Ap. 3, 21. La traduction allemande [d’Ésaïe 63, 1] dit qu’il est un maître dans l’art d’aider. Il peut nous aider à sortir de tout péché, quel qu’il soit.
Jésus s’étant humilié lui-même et s’étant rendu obéissant jusqu’à la mort, Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom. Ph. 2, 8-9. Il est maintenant assis à la droite du trône du Père, et il est notre souverain sacrificateur, notre précurseur et notre avocat. Il nous a laissé des traces qui mènent là où il est. « Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » Jn. 14, 4.
« Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces. » 1 Pi. 2, 21. « Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » Jn. 12, 26. « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ », dit Paul. 1 Co. 11, 1.
Beaucoup de gens ont appris à connaître Jésus comme victime expiatoire, comme celui qui pardonne nos péchés. Mais qui est donc celui qui est appelé la Parole – le Fils de l’homme – la pierre angulaire – la véritable lumière – le germe – le bon Berger – notre précurseur – le chef de l’Église – Lion et Agneau – le Rocher – le Seigneur de gloire – le Prince de la paix – admirable – conseiller – Dieu puissant – Père éternel – Prince de la vie – le pain de vie – le Sauveur – le Rédempteur ? Et qui cherche à connaître les autres magnifiques vertus qu’il a manifestées dans sa vie quotidienne ? Il était le chemin, la vérité et la vie.
Qui est-elle ?
C’est elle qui a été retirée de la fosse de destruction, du fond de la boue. Ses pieds ont été placés sur le roc, et ses pas ont été affermis. Un cantique nouveau, une louange à Dieu ont été mis dans sa bouche. Ps. 40, 3-4. Elle est née de nouveau par la foi en Jésus-Christ, pour mener une vie tout à fait nouvelle, et elle est mue par des intérêts nouveaux. Elle a reçu dans son cœur l’Esprit de Christ, avec la force d’aimer son Seigneur et Maître et d’observer avec joie ses lois et ses commandements. En marchant selon cet Esprit, dans toutes les vertus de Christ, elle a été transformée à l’image de Christ, de gloire en gloire. 2 Co. 3, 18. Elle est devenue semblable à Christ, son égale, pure et forte. Elle rayonne de la connaissance de la gloire de Dieu qui resplendit sur la face de Christ. 2 Co. 4, 6.
L’Écriture applique à l’Épouse beaucoup de noms glorieux qui sont tous vrais :
Épouse de Jésus – Épouse de l’Agneau – Celle qui est pure – Ma colombe. L’Épouse, formée de ceux qui partagent les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, porte de beaux noms : L’Église du Dieu vivant – la colonne et l’appui de la vérité – le temple de Dieu – le corps de Christ – le chandelier d’or – la vigne – la nouvelle Jérusalem – l’assemblée des premiers-nés – les héritiers de la promesse, pour n’en citer que quelques-uns.
Avant d’arriver à toute cette gloire dans la communion des souffrances de Christ, l’Épouse a dû suivre un chemin. Jésus conduit beaucoup de fils à la gloire à travers la souffrance, et lui-même a été élevé à la perfection par les souffrances. Hé. 2, 10. Mais nos souffrances et nos afflictions du moment présent sont légères, car elles produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. Ro. 8, 17-18 et 2 Co. 4, 17.
Au Psaume 45, l’Époux et l’Épouse s’adressent mutuellement de magnifiques paroles de louange. Ils ont tous deux été unis dans un corps d’humiliation, et seront unis pour toute l’éternité dans un corps de gloire. Ph. 3, 21.
Ce n’est que par l’Esprit de révélation de Jésus-Christ que nous pouvons comprendre une partie de ce grand et glorieux mystère de la transformation, qui nous fait découvrir qui il est et qui elle est.