Notre marche ici-bas

Tous les êtres humains sont en marche vers l’éternité, et le temps est notre vie. Tout dépend du but que nous nous fixons pour cette marche de courte durée, et pourtant tellement précieuse. La plupart des gens choisissent la voie large, celle de la chair et des convoitises, dont l’issue est la mort. Ro. 6, 23.

Le chemin étroit mène au fait d’être délivré du péché, d’avoir pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. V. 22.

Pour atteindre ce but glorieux, nous devons recevoir le Saint-Esprit, qui est plus fort que tous les mauvais penchants qui habitent dans notre chair. « Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » Ga. 5, 16. Cela était impossible dans l’ancienne alliance, mais c’est maintenant devenu possible. Ro. 8, 3.

Il est désormais possible de marcher dans la victoire et dans la joie, sur les traces des apôtres et de Jésus. C’est le seul chemin sûr et certain, et il nous donne le droit d’hériter de toutes les promesses. Jésus nous y a précédés et a promis par serment aux héritiers de la promesse qu’ils trouveraient un puissant encouragement en saisissant l’espérance qui leur est proposée. Ils ne seront pas déçus. Hé. 6, 17-20.

Dieu a toujours fortifié et béni ceux qui, dans la foi et la confiance, se sont laissé guider dans leur marche ; dans sa fidélité, il a tenu ses promesses envers eux. Dieu a béni Caleb en lui accordant de la force et une longue vie, parce qu’il est resté fidèlement attaché à l’Éternel son Dieu pendant toute sa marche, à travers le désert et lorsqu’il est entré dans le pays. Il a reçu une récompense et un héritage pour chaque pas qu’il a fait dans l’Esprit de la foi. Hébron lui a été donné en héritage, conformément à la promesse que l’Éternel lui avait faite par l’intermédiaire de Moïse.

« Et ce jour-là Moïse jura, en disant : Le pays que ton pied a foulé sera ton héritage à perpétuité, pour toi et pour tes enfants, parce que tu as pleinement suivi la voie de l’Éternel, mon Dieu. Maintenant voici, l’Éternel m’a fait vivre, comme il l’a dit. Il y a quarante-cinq ans que l’Éternel parlait ainsi à Moïse, lorsque Israël marchait dans le désert ; et maintenant voici, je suis âgé aujourd’hui de quatre-vingt-cinq ans. Je suis encore vigoureux comme au jour où Moïse m’envoya ; j’ai autant de force que j’en avais alors, soit pour combattre, soit pour sortir et pour entrer. » Jos. 14, 7-11. Il était tout aussi vigoureux qu’à l’époque, pour s’attaquer à de grandes villes fortifiées.

Tout cela a été écrit pour nous servir d’exemple, et Caleb est pour nous un brillant modèle de foi et de victoire. Aucun ennemi ne pouvait l’effrayer, aussi grand et puissant soit-il. Il avait la promesse de Dieu à chaque pas qu’il faisait, et il ne lui restait plus qu’à aller de victoire en victoire.

« Et parce que mon serviteur Caleb a été animé d’un autre esprit, et qu’il a pleinement suivi ma voie, je le ferai entrer dans le pays où il est allé, et ses descendants le posséderont. » Nb. 14, 24.

Car ce n’est pas un esprit de timidité (de découragement, autre trad.) que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d’amour et de sagesse. 2 Ti. 1, 7. Cet Esprit doit être la force motrice de notre marche, dans laquelle nous suivons Christ et les saints. « ... pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu. » Col. 1, 10.

Notre vocation est sainte et élevée, et nous devons nous montrer dignes de cette vocation. Ép. 4, 1. Nous devons faire preuve de circonspection dans notre marche. Ép. 5, 15. Comme nous avons reçu le Seigneur Jésus-Christ, nous devons aussi marcher en lui. Col. 2, 6. Ce n’est que lorsque nous marchons dans la lumière, comme Christ est dans la lumière, que nous pouvons avoir communion les uns avec les autres. 1 Jn. 1, 7.

Paul écrit en Ph. 3, 18 : « Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. » Paul devait dire cela en pleurant. Il n’y a pas beaucoup d’ennemis de la croix de Golgotha où Jésus est mort en expiation de nos péchés. Mais la résistance se manifeste contre la croix dont nous devons nous charger chaque jour pour suivre Jésus. C’est la croix pour le moi, tout ce qui vient de moi-même et ce qui est à moi, et qui s’oppose à la vie et à la nature de Christ. Si nous n’avons pas cette croix dans notre marche, tout le mal qui est dans notre chair se manifeste, et cela provoque des divorces, des troubles et toutes sortes de misères.

« Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » Luc 9, 23. Si cette croix agit quotidiennement pour produire la mort du moi mauvais, alors les choses deviennent bonnes dans le cœur, dans le foyer et dans l’assemblée. Il en résulte ce qui est écrit dans Ac. 9, 31 : « L’Église était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit. »

« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. » Ép. 5, 1-2. Puisque c’est écrit comme cela, c’est donc possible, et la vie devient alors riche et intéressante.

Le chemin de la croix passe par des souffrances et des tribulations, mais celles-ci ne sont rien comparées à la gloire qui nous sera révélée. Ro. 8, 18. « Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca (la vallée des larmes), ils la transforment en un lieu plein de sources, et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, et ils se présentent devant Dieu à Sion. » Ps. 84, 7-8.

Christ rassemblera bientôt ses disciples et partagera avec eux son héritage éternel et sa gloire. Cette foule glorieuse constitue la ville nouvelle de Jérusalem. « Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » Ap. 21, 24.