La gloire de Dieu, c’est la bonté
Moïse a demandé à Dieu de lui faire voir sa gloire. Dieu a alors répondu : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté. » Ex. 33, 17-23.
Dieu est bon et bienfaisant. Ps. 119, 68. Au Ps. 34, 9, il est écrit : « Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! » Nous sommes ses enfants, et c’est sa nature que nous devons manifester. Socrate utilisait l’expression grecque « Kalos kagathos », qui signifie littéralement « beau et bon ». C’est une expression qui caractérise bien un vrai chrétien. Notre beauté ne se mesure qu’à la bonté dont nous rayonnons. Toute beauté et parure extérieures disparaissent, mais la bonté est éternelle. Jésus dit au Père : « Tu es mon Seigneur, tu es mon souverain bien ! » Ps. 16, 2. C’est ainsi que toute la plénitude de la bonté de Dieu a pris habitation en lui. Dans cette plénitude de bonté, il est devenu le bon berger qui a donné sa vie pour ses brebis. Toute sa vie, il a été un sacrifice parfait, et on pouvait goûter et sentir la bonté de Dieu dans tout ce qu’il disait et faisait.
Les hommes se disputent de tant de façons pour la gloire et des biens terrestres ; mais Paul a achevé sa course ici-bas en disant : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée... » 2 Ti. 4, 7-8. Paul avait une foi vivante dans la possibilité d’être bon, sans interruption, tout au long de sa vie, dans la lutte entre le bien et le mal.
Nous devons avoir une foi vivante dans la victoire du bien sur tout le mal. Si nous ne sommes pas remplis de bonté, nous ne sommes pas non plus capables de nous exhorter les uns les autres. Ro. 15, 14. Toute exhortation doit se faire dans l’entendement et l’Esprit de Christ, sinon cela ne devient que des reproches et des critiques les uns envers les autres. Le surnom de Barnabas signifiait fils d’exhortation. Ac. 4, 36. Dans Ac. 11, 24, il est dit de Barnabas que c’était un homme de bien, plein d’Esprit-Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur. Il a trouvé un accès aux cœurs par sa bonté. Il en a été de même pour Paul lorsqu’il s’est rendu à Thessalonique : « Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. De même qu’une nourrice prend un tendre soin de ses enfants, nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Évangile de Dieu, mais encore notre propre vie, tant vous nous étiez devenus chers. » 1 Th. 2, 7-8. Dans cette chaleur de la bonté et cet amour sincère, il pouvait travailler à leur salut et les attirer à Christ, auprès duquel ils trouvaient également du soulagement dans l’amour, de la communion d’esprit, de la compassion et de la miséricorde. Ph. 2, 1-2. Une langue douce peut briser des os. Pr. 25, 15.
« Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres. » Ro. 2, 4-6. Par son endurcissement et par son cœur impénitent, on s’amasse un trésor de colère pour le jour du jugement. La bonté, elle, s’amasse de la gloire, de l’honneur et de la paix. V. 7-10. « Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu. » Ro. 11, 22.
Paul priait continuellement pour les Thessaloniciens, afin que Dieu les juge dignes de la vocation, et qu’il accomplisse par sa puissance tous les desseins bienveillants de sa bonté, et l’œuvre de leur foi. Le nom de notre Seigneur Jésus serait ainsi glorifié par cette plénitude de bonté. 2 Th. 1, 11-12. Si nous voulons acquérir cette plénitude de bonté, nous devons donc avoir un désir puissant d’en être remplis.
Il y a un esprit qui anime le fait d’être bon, et à tout moment, chacun doit pouvoir sentir et goûter que cette bonté vient en toute pureté, du fond du cœur.
« Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenances réciproques. » Ro. 12, 9-10.
L’affection (la tendresse du cœur, trad. norv.) est un mot extrêmement rare, mais elle fait des merveilles en faisant fondre tout ce qui est dur dans la fraternité. « Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. » « Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien ! » V. 17 et 21.
Rien de bon n’habite dans notre chair, mais grâce à la plénitude de bonté qui a été répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit, nous pouvons vaincre toute sorte de méchanceté.
Le mal règne dans le monde de nos jours, comme jamais auparavant. On a demandé à un grand nombre d’enfants ce qu’ils appréhendaient le plus, et la réponse très majoritaire a été la peur d’une guerre nucléaire et celle que leurs parents divorcent. L’égoïsme des parents fait souffrir les enfants comme jamais auparavant. Les parents peuvent laisser leurs enfants seuls à la maison le soir pour regarder les émissions les plus violentes à la télévision et en vidéo. De plus en plus d’enfants deviennent de véritables loques sur le plan psychologique à cause de tout ce qu’ils voient et entendent. Derrière toute cette misère, il n’y a pas beaucoup de bonté, d’amour et de sollicitude. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui croupissent en prison et qui souffrent parce qu’ils ont commis les mêmes meurtres et les mêmes actes de violence qu’ils ont vus à la maison, chez leurs parents.
On veut bannir Christ des écoles et des crèches, lui qui incarne toute bonté, vérité, justice et miséricorde. Partout dans le monde, des milliers de personnes sont aujourd’hui détenues dans des prisons et de terribles camps de prisonniers à cause de leur foi en Christ et en tout ce qui est bon.
Quand il s’agissait de choisir entre la libération du meurtrier Barabbas ou de Jésus, ils ont tous crié d’une seule voix : « Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas ! » Barabbas, l’opposé de Christ, est aujourd’hui plus libre que jamais, et nous entrons dans une période où les hommes seront saisis de désespoir face à tout le mal qui s’abat sur la terre.
Tous ceux qui œuvrent pour une cause qui s’oppose à Christ et aux saints ont perdu la bataille d’avance. « Ils combattront contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi. » Ap. 17, 14.
Ce sont eux qui veilleront à ce que tout ce qui est bon remplisse la terre de Sa gloire pendant mille ans et pour l’éternité.
Puisse ce bon esprit régner dans nos cœurs, nos foyers et nos assemblées ! – Alors, nous entendrons la chose la plus grande et la plus merveilleuse que l’on puisse entendre à la fin de sa vie : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » Mt. 25, 21.