L’unité parfaite

Cette unité est extrêmement rare, car le chemin qui y mène passe par le renoncement total à soi-même. Toutes les querelles viennent de ce que nos passions luttent dans nos membres. Le commencement de l’unité parfaite est donc d’être crucifié avec Christ, mort aux convoitises et aux passions de la chair. Christ peut alors commencer à vivre sa vie en nous, et seule cette vie bénie produit l’unité et l’harmonie parfaites.

Puisque nous pouvons avoir part à cette unité parfaite, nous devons faire tous nos efforts pour la rechercher et pour la conserver. Il faut toujours être disposé à haïr sa propre vie et à suivre Jésus dans son humilité et sa douceur de cœur. Pour qu’il y ait une harmonie parfaite dans cette unité, nous devons être remplis d’une riche plénitude de sagesse, capables de « jouer sur tous les registres » selon les lois de l’Esprit de vie.

L’unité parfaite de la fraternité est la chose la plus élevée et la plus glorieuse qui soit sur terre, et le restera pour toute l’éternité. Cette unité est fermement liée à Christ, qui est le premier et le plus grand d’entre les frères. Il est la tête, d’où partent les directives nécessaires à tous les membres du corps. Les impulsions qu’il donne sont bonnes et parfaites.

Tous ceux qui vivent dans cette unité et cette harmonie parfaites forment le temple de la nouvelle alliance et la cité qui rayonne d’un éclat éternel. Une pierre est une topaze, une autre une émeraude, etc., et elles sont toutes étroitement liées, dans une unité parfaite.

Seul l’amour de Christ, répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit, peut nous unir dans cette unité, et ce n’est qu’en lui que nous pouvons croître jusqu’à l’état d’hommes faits dans toutes les vertus de Christ, qui produisent l’harmonie parfaite, dans les foyers et dans l’assemblée.

Cette unité élevée qui existe dans la fraternité est tellement pleine de vitalité qu’aucun élément étranger ne peut s’y introduire. Le corps exerce une force d’attraction et de répulsion. La raideur, l’entêtement, l’ambition, l’orgueil et les choses semblables ne sont aucunement compatibles avec l’esprit et la nature de la fraternité.

Christ a un dessein et un plan parfaits pour son édifice, et tout est écrit clairement dans sa parole, par exemple dans le Sermon sur la montagne. La porte qui permet d’accéder à cette unité entre disciples est de renoncer à tout ! Seuls les disciples de Jésus peuvent participer à cette unité, et leur but à tous est de ne jamais s’arrêter dans leur course, aussi longtemps qu’ils ne sont pas devenus semblables à leur Maître.

« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux, et toi en moi – afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » Jn. 17, 22-23.

Il y a une harmonie parfaite dans cette unité !