Toujours !
Nous trouvons dans la Bible ce « toujours » qui nous unit à Dieu, et les uns aux autres, dans ce qui est ferme et inébranlable. On est généralement ballotté ici et là par l’inquiétude et l’agitation, le doute et l’incrédulité. Un jour, on loue Dieu avec de l’allégresse et des chants, et le lendemain, on sombre dans le découragement et le désespoir. Mais Dieu est toujours le même, et nous sommes appelés à avoir part à sa nature.
Dieu veut établir une relation avec nous qui soit toujours solide. « Je serai ton fiancé pour toujours ; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Éternel. » Os. 2, 21-22.
Du côté de Dieu, cette alliance est immuable, et il souhaite que nous aussi, nous la considérions comme telle. En cédant à l’injustice, à la dureté, au manque de compassion et à l’infidélité, nous n’apprenons pas à connaître Dieu et ne participons pas à sa bénédiction et à sa communion. Les enfants d’Israël ont rompu l’alliance, et la bénédiction s’est détournée d’eux.
« Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous ! » 2 Th. 3, 16. Si l’on n’est pas libre du monde et des choses de ce monde, on trouve de nos jours tellement de choses qui troublent la vie de l’âme à travers ce que l’on voit et entend. Jamais les hommes n’ont vu et entendu autant de choses, et ils seront dans l’angoisse et le désespoir à cause de ce qui va survenir sur la terre.
Jésus, qui est le Prince de la paix, qui avait toujours la paix en toutes circonstances, nous offre à nous aussi la possibilité d’avoir cette même paix bénie à tous points de vue. On y accède par une sanctification totale de l’esprit, de l’âme et du corps. « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » 1 Th. 5, 23-24. Nous pouvons entrer dans un repos qui subsiste à jamais quand nous avons cette foi et cette confiance en lui.
C’est dans cette foi que Paul pouvait aussi écrire dans Ph. 4, 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » Pour la plupart des gens, la joie varie considérablement selon les circonstances, et ce n’est qu’en ayant nos pensées fermement ancrées en Christ, dans une espérance vivante, que nous pouvons toujours nous réjouir. Personne ni rien ne pourra alors perturber notre paix et notre joie intérieures.
« Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible. C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » Hé. 7, 24-25. Il manifeste un vif intérêt pour nous et intercède toujours en notre faveur. Par son sang précieux, il nous a rachetés de tous nos péchés et peut nous sauver parfaitement. Il s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. 10, 12. Il y siège pour nous délivrer des choses périssables et nous conduire vers ce qui est impérissable. Nous sommes introduits dans un sacerdoce impérissable, avec une paix et une joie impérissables et une fraternité glorieuse, qui durera toujours.
« J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. » Ps. 16, 8. Il s’agit là d’une prophétie concernant Jésus, et nous sommes appelés à être ses disciples. Si nous regardons aux choses visibles, nous sommes sans cesse ébranlés. Mais si nous regardons toujours à Christ et aux choses invisibles, nous sommes inébranlables. « C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. » Hé. 12, 28.
« Que ton cœur ne soit pas zélé contre les pécheurs, mais qu’il soit zélé pour la crainte de l’Éternel ! » Pr. 23, 17 (trad. norv.). Combien de mal n’a-t-on pas causé parce que le zèle amène à s’attaquer et s’opposer les uns aux autres. En étant toujours zélé pour la crainte du Seigneur, on peut traiter tout le monde avec bonté et amour, et ainsi gagner des pécheurs à Dieu. « Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes... », dit Paul. 2 Co. 5, 11. Les Philippiens avaient toujours obéi, et ils étaient exhortés à travailler à leur salut avec crainte et tremblement. Ph. 2, 12. Nous en avons richement l’occasion, par le fait que nous côtoyons toutes sortes de personnes. Nous ne sommes pas rendus semblables à Christ en blâmant et en critiquant les autres, mais en nous jugeant nous-mêmes et en aimant tout le monde avec l’amour ardent de Christ, lui qui nous a aimés alors que nous étions encore pécheurs.
« Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, car tu es mon rocher et ma forteresse. » Ps. 71, 3. Nous pouvons toujours nous tourner vers quelque chose de solide et de sûr. Il a lui-même promis d’être notre rocher et notre forteresse, où règnent la paix et la sécurité pour l’éternité.
« Cependant je suis toujours avec toi, tu m’as saisi la main droite ; tu me conduiras par ton conseil, puis tu me recevras dans la gloire. » Ps. 73, 23-24. Nous y serons pour toujours avec le Seigneur, et ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment n’est pas monté au cœur de quelque homme que ce soit. 1 Co. 2, 9.
« Tu es trop juste, Éternel, pour que je conteste avec toi... » Jé. 12, 1. Il est sage de reconnaître humblement que Dieu est parfait et qu’il a toujours raison. Beaucoup ont essayé de contester Dieu, dans leur orgueil stupide et dans leur arrogance, mais ils ont toujours été couverts de honte. C’est en effet le comble de la folie que d’opposer sa petite raison humaine au Créateur. « La crainte de l’Éternel enseigne la sagesse, et l’humilité précède la gloire. » Pr. 15, 33.
« Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal ; mais recherchez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous. Soyez toujours joyeux. » 1 Th. 5, 15-16.
Nous devons être fermement ancrés dans ce « toujours » pour tout ce qui est noble et bon.