Dans l’Esprit de foi et de zèle
C’est seulement dans cet Esprit que nous pouvons vaincre, être plus que vainqueurs. Josué et Caleb n’avaient pas l’ombre d’un doute sur le fait qu’ils pouvaient remporter une victoire écrasante. Ils allaient vaincre les enfants d’Anak, de la race des géants, comme si c’était une bouchée de pain. Ils avaient l’Esprit de foi et de zèle, que ne possédait aucun des autres.
« Fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. » Ép. 6, 10. Nous ne sommes forts qu’à la mesure de la foi et du zèle que nous avons. C’était le cas pour David lorsqu’il a affronté le géant Goliath. Pour sauver ses brebis, il courait avec foi et zèle après le lion ou l’ours, il le frappait et le tuait. C’est dans le même Esprit qu’il a couru vers Goliath, parce que celui-ci avait insulté l’armée du Dieu vivant. Goliath se présentait matin et soir pendant quarante jours en proférant des paroles moqueuses, et tous les hommes d’Israël s’enfuyaient devant lui quand ils le voyaient, et étaient saisis d’une grande crainte. Mais David a vu et a entendu les choses d’une manière tout à fait différente de tous ces hommes effrayés. C’est dans l’Esprit de foi et de zèle qu’il voyait et qu’il entendait, et il s’est immédiatement porté volontaire pour servir. Il n’y avait aucun doute dans son cœur : le géant allait tomber au nom de l’Éternel des armées. Il a pu aller à la rencontre du géant dans un Esprit prophétique, et témoigner d’avance d’une victoire écrasante : « Aujourd’hui l’Éternel te livrera entre mes mains, je t’abattrai et je te couperai la tête ; aujourd’hui je donnerai les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre. Et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu. Et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains. »
La pierre lancée par la fronde de David a frappé Goliath au front et s’est enfoncée profondément. C’était ce front qui avait conçu toutes les moqueries et les railleries contre Dieu et Israël. Dieu était avec David dans cette bataille et la pierre a frappé là où elle devait frapper. Relis 1 Sa. 17.
De tels fronts arrogants ne triompheront jamais de l’Esprit, de la sagesse et de la connaissance qui émanent des véritables disciples de Christ. Personne ne pouvait résister à la sagesse et à l’Esprit dans lesquels parlait Étienne. Il pouvait remettre son esprit pur et invaincu entre les mains du Seigneur Jésus, qui s’était levé pour l’accueillir. Ac. 7, 59.
Il existe aujourd’hui de puissantes forces sataniques qui cherchent à détruire l’Esprit qui vient de Dieu. Dans ce combat, nous devons nous tenir de tout cœur du côté de Dieu, revêtus de toutes ses armes et animés de l’Esprit de Christ, qui est plus fort que tous les autres esprits. Si nous voulons avoir suffisamment de foi et de zèle pour vaincre ces esprits affreux, nous devons voir à quel point ils sont détestables, mauvais et impurs. Nous les rencontrons dans les écoles, sur les lieux de travail et partout où nous allons, dans les ténèbres de notre époque.
Ce n’est que dans l’Esprit de foi et de zèle que nous pouvons nous ceindre de la vérité, revêtir la cuirasse de la justice et avoir les bonnes dispositions au combat que donne l’Évangile de paix. Ép. 6. Il nous appartient de saisir le bouclier de la foi pour éteindre tous les traits enflammés du malin, de prendre le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu, de faire en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications, et de veiller à cela avec une entière persévérance et en priant pour tous les saints.
David était aussi très intéressé par ce que recevrait l’homme qui vaincrait Goliath. Quand il a appris que cet homme serait comblé de richesses, obtiendrait la main de la fille du roi et que la maison de son père serait affranchie en Israël, cela a certainement renforcé la joie de l’espérance dans son cœur. Il était lui-même un jeune homme pauvre, tout comme son père Isaï, qui était vieux, avancé en âge, et qui avait huit fils. C’était donc aussi une grande chose pour David d’obtenir cette richesse, mais la gloire de Dieu et d’Israël était la plus grande chose pour lui.
Pierre dit à Jésus : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. » Mt. 19, 28. Ce que l’on a quitté à cause de l’Évangile, on le recevra au centuple, « présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » Mc. 10, 28-30.
Paul voulait également que les Éphésiens aient une vision claire de ce qui leur donnait une espérance, une foi et une joie abondantes. Ép. 1, 17-19. Il leur a montré la gloire la plus grande afin qu’ils puissent voir ce pour quoi ils devaient combattre et quelle est envers ceux qui croient l’infinie grandeur de sa puissance.
Dans Ap. 2 et 3, Jésus a dépeint aux sept Églises les plus grandes promesses faites à ceux qui vaincraient.
Paul avait combattu le bon combat et la couronne de justice lui était réservée, ainsi qu’à tous ceux qui auraient aimé l’avènement de Christ. 2 Ti. 4, 7-8. Ceux qui supportent patiemment la tentation recevront la couronne de vie après avoir été éprouvés. Ja. 1, 12. Lorsque le souverain berger paraîtra, les fidèles anciens qui auront fait paître le troupeau volontairement et sans gain sordide recevront la couronne incorruptible de la gloire. 1 Pi. 5, 1-4.
Jésus, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert patiemment la croix, en méprisant l’ignominie. Hé. 12, 2. Les héros de l’ancienne alliance n’ont pas accepté de délivrance de leurs nombreux tourments et souffrances, afin d’obtenir une meilleure résurrection. Gédéon, Barak, Samson, Jephthé, David, Samuel et les prophètes ont triomphé dans l’Esprit de foi et de zèle. Hé. 11, 32.
Il faut avoir vu et entendu quelque chose de la part de Dieu pour avoir un cœur enflammé pour combattre dans l’Esprit de foi et de zèle, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour et tenir ferme après avoir tout surmonté.