Ceux qui sont heureux et victorieux
Plusieurs passages des Écritures les mentionnent, notamment Ja. 1, 12 : « Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. »
Jésus est le premier et le plus grand d’entre les frères qui constituent ce groupe. Il a été mis à l’épreuve et tenté en toutes choses comme nous. Hé. 4, 15. Il a résisté à toutes les tentations et a parfaitement tenu bon dans toutes les épreuves. Aucune tentation ni épreuve n’a abouti à du péché de sa part. C’est l’amour parfait pour son Père céleste et pour tous les hommes qui l’a poussé à tenir bon. Dans toutes ces situations, il était le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa personne. Dans toutes les épreuves, il était la lumière du monde.
« Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. » Ja. 1, 13-14.
Si Jésus avait été Dieu et n’avait pas eu de chair et de sang comme nous dans les épreuves, il n’aurait pas été tenté en quoi que ce soit comme nous. Ce n’est pas un péché d’avoir une chair qui nous expose à la tentation, mais si nous sommes d’accord avec la tentation et qu’il y a conception, alors le péché est enfanté. Si alors nous ne demandons pas pardon, mais que nous continuons à pécher, cela produit la mort, c’est-à-dire la séparation d’avec Dieu.
« Car, du fait qu’il a souffert lui-même et qu’il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » Hé. 2, 18. Maintenant, Jésus peut nous aider à être au nombre de ceux qui sont heureux et victorieux. Il veut avoir des frères et des cohéritiers. Seuls les vainqueurs sont des personnes heureuses et couronnées. La couronne de la vie est promise à ceux qui l’aiment. « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole », dit Jésus. Jn. 14, 21 et 23. Les nombreuses épreuves de la vie révèlent si nous l’aimons ou non.
Seul l’amour réciproque pour Christ peut nous conduire à faire partie de ce petit groupe victorieux et heureux de disciples qui marchent sur ses traces, pour entrer dans la même gloire. C’est pour cela que nous avons été appelés et élus. 1 Pi. 2, 21-23. Nous sommes appelés à suivre celui qui n’a pas commis de péché. V. 22. Dans toutes les tentations et toutes les épreuves, nous pouvons adopter une position ferme et inébranlable sur le roc, par l’Esprit et la puissance de Jésus, en haïssant le péché et en aimant les commandements de vie.
Les personnes heureuses et victorieuses que Jésus va bientôt venir chercher pour les faire entrer dans sa gloire sont dépeintes comme les cinq vierges sages, dont les lampes ne se sont pas éteintes dans l’obscurité de la nuit. Mt. 25.
Ce sont les bons et fidèles serviteurs à qui leur Maître confiera beaucoup et qui pourront entrer dans sa joie. Mt. 25, 21. Jésus leur dit au verset 34 : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. »
Jésus aime ce petit groupe et en est le plus grand protecteur. Il dit dans Luc 12, 32 : « Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » Il tiendra ses promesses.
Une porte étroite permet d’entrer dans ce petit groupe heureux, et Jésus dit dans Luc 13, 24 : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. » Pour entrer par la porte des disciples, il faut renoncer à tout. Il s’avère ici que la plupart des gens aiment leurs désirs et non Christ et sa parole. En dehors de la porte étroite et du chemin étroit, il existe une multitude de partis religieux où il n’y a pas de croix pour le moi et tout ce qui est à moi, ni pour l’honneur, le gain, le désir d’être toujours plus grand, d’aller toujours plus haut.
Ce petit groupe heureux et victorieux est fermement uni pour former un seul corps, dans un même Esprit, une même foi, un même sentiment, un même langage et une même opinion. Ro. 12, 5 ; 1 Co. 1, 10 et 12, 13 ; Ép. 1, 22-23. C’est la demeure de l’Esprit, remplie de la gloire de Christ, et qui sera unie à lui lors de son avènement. Ro. 8, 11. C’est l’Épouse, la femme de l’Agneau, qui est assemblée comme des pierres vivantes formant la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, et qui brillera et rayonnera pour l’éternité. Ap. 21, 9-11.
Tout cela est une œuvre de grâce, où seuls les humbles et les fidèles peuvent être formés pour cette gloire éternelle.