Affranchis pour servir

« Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. » Ro. 6, 22.

C’est sans doute l’un des passages les plus condensés et les plus magnifiques des Écritures. Affranchis du péché – entrés au service de Dieu – ayant pour fruit la sainteté – et pour fin la vie éternelle ! C’est une démonstration de l’Évangile dans toute sa puissance libératrice, avec une porte ouverte sur la vie éternelle et la gloire.

Être affranchi du péché, c’est la bonne nouvelle de la nouvelle alliance – une chose inaccessible dans l’ancienne. Tout péché devient un fardeau de plus en plus pesant à mesure que l’on satisfait ses exigences. Le péché, les ténèbres et le désespoir vont de pair et leur fin est la mort, une séparation éternelle de la gloire céleste. Jésus est venu pour nous affranchir du pouvoir du péché et du diable. Il est venu pour renvoyer libres les captifs et les opprimés. Luc 4, 19. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » Jn. 8, 36. Seuls ceux qui se laissent libérer et sauver sont ajoutés à l’Église et peuvent être utilisés pour rendre un service agréable à Dieu. Nous ne pouvons pas concilier des péchés conscients, qui pèsent sur notre conscience, avec notre service pour Dieu. « C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout débordement de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes. » Ja. 1, 21.

En restant fidèles à ces paroles qui sont plantées en nous, nous pouvons servir d’une manière agréable à Dieu. Jésus est notre grand modèle ; il s’est abaissé pour servir tout le monde avec humilité et douceur. Tout égoïsme, le désir d’être grand à la façon humaine et de dominer les autres d’une manière ou d’une autre, est à l’opposé de l’esprit de serviteur qui animait Jésus. « C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » Mt. 20, 28.

« Servez l’Éternel avec joie... » Ps. 100, 2. Ce n’est que dans la joie, la reconnaissance et l’esprit de sacrifice qu’inspire l’amour qu’il convient de servir le Dieu vivant. Parce qu’Israël n’a pas servi l’Éternel, son Dieu, avec joie et de bon cœur, il a été profondément humilié et a dû servir ses ennemis. De. 28, 47 etc.

Le fruit de notre service doit être la sanctification, sinon il ne sert à rien et cela reste des œuvres mortes. On peut travailler pour Dieu, comme on dit, et faire beaucoup de bonnes actions, mais au beau milieu de tout cela, on peut être orgueilleux et vaniteux, rechercher la gloire et un bénéfice personnel, être impatient, amer, etc. Le fruit d’un tel service et de toutes ces actions n’est pas la sainteté. Dans son service, on reste un être humain naturel et on ne devient pas spirituel. On ne supporte pas d’être réprimandé et corrigé, mais on se vexe quand cela arrive. On ne sert pas alors à célébrer la gloire de Christ. Ép. 1, 12. Nous avons été choisis pour le salut, par la sanctification de l’Esprit, pour que nous possédions la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. 2 Th. 2, 13-14. Christ accomplit son œuvre de sanctification avec chacun de telle manière que ses actes se font avec désintéressement, reconnaissance et joie. Nous avons part à la sanctification quand nous trouvons notre « moi » égoïste et que nous le livrons à la mort, afin que la vie et la nature de Christ puissent être manifestées.

Les fruits de l’Esprit et la sanctification vont de pair. Plus nous sommes sanctifiés, plus tout ce que nous disons et faisons devient glorieux. C’est le fruit qui a de la valeur, et il doit mûrir en prenant de la couleur et du goût. Les fruits de l’Esprit dont parle Ga. 5, 22 ne sont pas mentionnés comme des actions particulières. Mais c’est la plénitude même de la vie sanctifiée et glorifiée qui rayonne d’amour, de joie, de paix, de patience, de bonté, de bienveillance, de foi, de douceur, de maîtrise de soi. Si toutes nos actions découlent de ces vertus magnifiques, il y aura toujours de la croissance et du développement dans la sanctification, vers une vie toujours plus profonde et plus riche en Dieu. « Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. » Jn. 15, 2.

Christ travaille pour faire paraître devant lui son Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. Ép. 5, 27. Quand la trompette sonnera bientôt, ce sera une Église glorieuse que Christ viendra chercher. Une Église où abondent les fruits bons et agréables qui deviendront des richesses éternelles, accompagnant chacun dans les demeures célestes. C’est là que vous devez vous amasser des trésors, dit Jésus, et non ici sur terre. « ... je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure... » Jn. 15, 16. « C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous sera largement accordée. » 2 Pi. 1, 11.

Dans tout notre service, nous devons garder à l’esprit la fin, la vie éternelle. Puisse notre corps, avec ses capacités, ses forces et son argent, être affranchi pour être au service du Seigneur !

« Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. » Ap. 22, 12.