En Christ
C’est uniquement en Christ que réside la gloire véritable et éternelle. C’est là que se trouvent les trésors de la sagesse et de la connaissance qui ont été cachés de toute éternité. La richesse en Christ était cachée aux prophètes. Ils voyaient clairement les détails de ce qui allait arriver à Christ extérieurement. Ils ont vu Judas trahir Jésus pour 30 pièces d’argent. Za. 11, 12-13. David aussi a vu Judas. Ps. 41, 10 et 55, 14. Il a vu que les mains et les pieds de Jésus étaient percés, qu’ils se sont partagé ses vêtements et qu’ils ont tiré au sort sa tunique. Ps. 22, 17-19. Il a vu qu’aucun de ses os n’a été brisé, 34, 21, et qu’on lui a donné du fiel à manger et du vinaigre à boire. 69, 22.
Ésaïe a vu que Jésus n’a pas ouvert la bouche pour se défendre et qu’il était comme une brebis muette devant ceux qui la tondent. És. 53, 7. Tout le chapitre 53 est effectivement une vision claire des souffrances de Jésus pour nous. Le verset 9 dit que Jésus a été enterré dans le tombeau d’un homme riche. Voir Mt. 27, 57-60. Dans És. 7, 14 il est dit que Jésus est né d’une vierge. Sous sa tente, Abraham attendait la cité dont Dieu est l’architecte et le constructeur. Hé. 11, 10. Il y a quelques milliers d’années, les prophètes ont vu l’époque dans laquelle nous vivons et bien au-delà. Oui, la Bible est en vérité digne de confiance !
Ce que les prophètes ne pouvaient ni voir ni obtenir nous est maintenant révélé. Les apôtres ont été les premiers à recevoir la révélation de la sagesse et de la gloire qui étaient en Christ et qui avaient été cachées de toute éternité. Col. 1, 26 ; Ép. 3, 9 ; Ro. 16, 25-26.
Le grand mystère en Christ, c’est l’Église du Dieu vivant, la communion d’esprit, la fraternité. Les prophètes étaient des personnes élues dès le sein de leur mère ; ils se sont levés à certains moments pour réveiller Israël de ses péchés. Ils ne connaissaient rien à la communion d’esprit dans un seul corps, ni à la fraternité.
C’est seulement en Christ, dans son corps, que nous pouvons croître en celui qui est le chef, Christ. « C’est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour. » Ép. 4, 15-16.
Nous ne pouvons pas croître en tant que personnes indépendantes, mais seulement lorsque nous sommes unis et liés les uns aux autres dans une communion d’esprit et une fraternité indéfectibles. Toute louange et toute gloire personnelles sont exclues dans cette communion. C’est Christ qui agit en tous et à qui revient tout honneur.
Le ministère de la mort et le ministère de la condamnation ont produit une gloire extérieure qui était passagère, mais la gloire bien plus grande qui est en Christ ne disparaîtra jamais. 2 Co. 3, 7-12. « C’est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. » 2 Co. 4, 1. Afin de manifester cette gloire intérieure et permanente, Paul a prêché et enseigné à tous les hommes en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. « C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi. » Col. 1, 26-29.
C’est en Christ que l’on trouve une consolation véritable, du soulagement dans l’amour, de la communion d’esprit, de la compassion et de la miséricorde, et une joie parfaite. Ph. 2, 1-2. Ce n’est qu’en Christ que sont réunies les conditions nécessaires pour que nous puissions croître et avoir part à la même vie et aux vertus qui étaient en Christ. Pour Paul, il était tellement important qu’ils soient gardés en Christ qu’il n’a cessé nuit et jour, durant trois années, d’exhorter chacun d’eux avec larmes. Ac. 20, 31.
Avant d’entrer en Christ, nous sommes sous l’emprise de la loi du péché et de la mort, et nous tombons sous le coup de la condamnation. Le salaire du péché, c’est la mort. En Christ, nous avons commencé à obéir aux lois de l’Esprit de vie. Ces lois sont bien plus fortes que les lois du péché et de la mort ; nous avons par elles le bonheur d’être affranchis, et il n’y a aucune condamnation pour nous. Notre entendement a été délivré pour servir la loi de Dieu, et la vie et la gloire nous attendent dès ici-bas, et pour l’éternité. Même si nous servons aussi la loi du péché, ce n’est pas avec notre entendement éclairé, mais c’est le résultat de la loi du péché dans nos membres et ce sont des choses dont nous ne sommes pas conscients. Ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi, dit Paul en Ro. 7, 17. Si Paul avait fait ou dit quelque chose de mal consciemment, c’est lui qui l’aurait fait et qui aurait dû en répondre. Mais à mesure que nous devenons conscients de ce qui est inconscient, parce que nous progressons dans une lumière de plus en plus grande, le sang de Jésus peut nous purifier parce que nous prenons conscience de notre véritable état de manière de plus en plus profonde. 1 Jn. 1, 7.
En Christ, tout est lumière, paix, sécurité et bonté, mais à l’extérieur, l’obscurité s’épaissit, y compris l’obscurité religieuse. Christ n’est pas pour eux le grand modèle qu’on a la foi de suivre dans l’abnégation et la fidélité. Ils sont emportés par le courant de notre époque, les coutumes et les modes du monde, y compris en matière de chants et de musique. On ne tient pas compte de la parole de Dieu : « Ne vous conformez pas au siècle présent. » Ro. 12, 2. « Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. » Ja. 4, 4. Ce sont des paroles sérieuses et claires, et l’amour de Christ nous incite à les prendre au pied de la lettre.
Christ viendra au milieu de la nuit, et ceux qui sont en lui brilleront dans l’obscurité de la nuit en manifestant la vie et la nature de Christ. Ils iront à la rencontre de Christ et il les invitera à participer aux noces avec lui.