Que vois-tu ?

Tout dépend de ce que nous voyons et de ce en quoi nous croyons ; mais ce qui est triste, c’est que la plupart des gens regardent dans la mauvaise direction. C’était aussi le cas pour cinq des anges des Églises dans l’Apocalypse. Seuls les anges de Smyrne et de Philadelphie voyaient juste et avaient donc une vie qui était agréable à Dieu.

La plupart des gens se sentent fatigués et amers à cause de tout ce qui, selon eux, devrait être différent. Ils considèrent que tout est désespéré et impossible. Il semble aussi que beaucoup de gens apprécient le point de vue selon lequel rien ne s’améliore, mais que tout va de mal en pis. Ils voient et parlent de ce qu’ils voient, jusqu’à ce que leur cœur devienne dur comme la pierre. Ils plongent leurs regards dans une obscurité sans espoir, où l’anxiété et l’inquiétude remplissent leurs pensées. Jésus a dit que dans les temps de la fin, l’iniquité s’accroîtra et l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mt. 24, 12. Dans les temps de la fin, les gens s’inquiéteront aussi et seront désespérés, à cause de ce qui va arriver sur la terre, et Jésus nous exhorte fortement à ne pas nous laisser accabler par les soucis.

Aujourd’hui comme jamais auparavant, il est important de plonger nos regards dans la manière merveilleuse et parfaite dont Dieu dirige toutes choses, en toutes circonstances. « Les voies de Dieu sont parfaites ! » Ps. 18, 31. Une foi vivante en cette parole nous décharge d’un lourd fardeau de soucis et nous mène à un repos béni. Tout pouvoir lui a été donné dans le ciel et sur la terre. Toute la force lui appartient. Ps. 62, 12. L’Antéchrist deviendra un personnage extrêmement puissant, mais Jésus le consumera par le souffle de sa bouche. Regardons à lui, croyons en lui et attachons-nous à lui en toutes choses. En lui, il n’y a que de la lumière et pas de ténèbres. Les paroles que Jésus a prononcées avaient pour but de nous donner une conscience et une joie parfaites. Jn. 15, 111 Jn. 1, 4 et Hé. 9, 10.

Tout ce que nous ne comprenons pas, nous pouvons tout simplement le confier à celui qui est parfait en sagesse et en bonté. Dans la communion avec Christ, tout devient lumineux et plein d’espoir. Le nom de Dieu est, entre autres : « Le Dieu de l’espérance » et « le Dieu de toute consolation ».

Après que Zacharie s’est réveillé de son sommeil, l’Éternel lui a demandé : « Que vois-tu ? ». Il a alors vu l’Église parfaite, comme un chandelier tout en or, avec des conduits parfaits menant du vase à chacune des sept lampes, et à deux oliviers à droite et à gauche du vase.

Heureux ceux qui ont la grâce de contempler cette unité parfaite et de s’y voir eux-mêmes, par une foi vivante. Mais personne ne peut y entrer sans passer par le feu de Dieu, qui consume tout ce qui nous est propre. La plupart des gens ne veulent pas de cela ; c’est pourquoi ce chandelier en or ne représente que les quelques élus qui veulent vivre de manière à s’imprégner de la gloire de la Parole. La plupart des gens n’ont jamais vu autre chose qu’un parti religieux plein de désespoir pour ce qui est d’accéder à cette unité dans la force, la pureté et l’onction.

Chaque lampe, c’est-à-dire chaque membre du corps de Christ, a la pleine possibilité de briller clairement. Le chandelier était entièrement fait d’or, c’est-à-dire de la Parole de Dieu. Rien d’autre n’est de l’or véritable et éternel. Il n’y a rien de plus lumineux et de plus porteur d’espoir que de contempler la gloire de la Parole avec une pleine foi et confiance en Christ, car il est alors absolument certain que nous serons transformés de gloire en gloire. 2 Co. 3, 18. Partout ailleurs, on ne voit que du vide, des ténèbres et de la tromperie.

Contemplons avec foi et consécration le chemin où la vie devient riche pour l’éternité, au bénéfice et pour la joie de nous-mêmes et des autres. Prenons garde à la direction dans laquelle nous regardons, et veillons à avoir des yeux clairs et oints !

Comme c’est bête de ne regarder que les ténèbres et de se charger de soucis, alors qu’il est écrit que nous devons nous décharger sur lui de tous nos soucis, car lui-même prend soin de nous. 1 Pi. 5, 7.

En Christ se trouvent la lumière et la vie, la vraie délivrance et la joie éternelle !