Esprit et feu

Jean-Baptiste baptisait d’eau pour amener à la repentance, mais Jésus, qui était plus puissant, est venu pour baptiser du Saint-Esprit et de feu. Mt. 3, 11. Cela ne pouvait arriver qu’au jour de la Pentecôte, mais déjà lorsqu’il était avec ses disciples, il leur avait dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé ? » Luc 12, 49.

Il ne peut y avoir de gloire divine dans nos vies sans le feu de Dieu. « L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël. » Ex. 24, 17.

Lorsque Dieu a donné à Moïse les lois et les commandements de l’ancienne alliance, c’était en présence d’un feu extérieur et d’une gloire que l’on pouvait voir de ses yeux naturels. Maintenant, tout se passe dans le sanctuaire du cœur, et le feu et la gloire qui accompagnent les lois de l’Esprit de vie constituent une gloire éternelle et impérissable.

Quand Jésus voyait chez ses disciples toutes ces manifestations de la nature humaine égoïste, par exemple lorsqu’ils se disputaient pour savoir qui d’entre eux était le plus grand, il désirait que le feu qui brûlait dans son propre cœur brûle également dans le leur. C’était un feu d’amour fervent, qui l’unissait à toute la volonté et à toute l’essence de Dieu, et un feu dévorant contre tout péché et toute impureté. « Car notre Dieu est aussi un feu dévorant. » Hé. 12, 29. Chacune de ses paroles est comme un feu et comme un marteau contre le péché. Jé. 23, 29. Si nous voulons qu’il y ait de la place pour une parole de Dieu dans notre vie, il faut que quelque chose de nous-mêmes soit consumé.

« L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit », écrit Paul en Ro. 5, 5. Cet Esprit et ce feu de l’amour brûlaient sans cesse dans son cœur, et il pouvait dire : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? » Ro. 8, 35. Son amour en retour pour Christ était si grand et si fervent qu’il pouvait dire au verset 37 : « Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. »

« Du trône sortent des éclairs, des voix et des coups de tonnerre. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. » Ap. 4, 5. L’un de ces sept esprits de Dieu est l’Esprit de sagesse, qui est premièrement pur. Ja. 3, 17. C’est une lampe ardente contre le péché. Tout ce qui a trait au péché est de la folie.

À Éphèse, ils ne pouvaient pas entendre ce que l’Esprit voulait leur dire, car le feu du premier amour ne brûlait pas dans leurs cœurs. L’Esprit ne peut pas accomplir son œuvre intérieure là où le feu ne brûle pas. Lorsque Christ a passé en revue les sept Églises, il a trouvé toutes sortes de choses qui ne supportaient pas le feu. Les Corinthiens possédaient tous les dons spirituels, mais il y avait de la jalousie et des disputes parmi eux.

On parle beaucoup de l’Esprit et des dons spirituels dans le monde religieux, mais au beau milieu de tout cela, l’esprit du monde s’immisce et apporte beaucoup de choses contre lesquelles la colère de Dieu s’enflamme. Ép. 2, 3-6 ; Ga. 5, 19-21. On parle aussi du feu avec beaucoup de force, mais s’il ne s’agit pas d’un feu qui consume le péché, alors c’est un feu étranger, que Dieu ne supporte pas.

On parle aussi de l’Épouse et de l’avènement de Jésus, mais nous voyons comment Jésus sépare les vierges folles des vierges sages, et dans le Cantique des Cantiques. 8, 6, nous voyons l’attitude de cœur de l’Épouse : « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. »

Le jour vient où l’œuvre de chacun sera éprouvée par le feu. Que tout ce que nous disons et faisons soit donc inspiré par l’amour ardent de Christ. L’amour de Christ nous presse, dit Paul, et dans Ro. 12, 11, il nous exhorte à avoir du zèle et non de la paresse, à être fervents d’esprit et à servir le Seigneur.

Jacques écrit que la langue est un feu qui est enflammé par la géhenne. Avec l’esprit et le feu de Satan, on peut alors entraîner des foules dans toutes sortes de péchés et de folie.

Mais loué soit Dieu de ce que nos langues peuvent être enflammées par le ciel, afin que, dans le feu et l’ardeur de l’Esprit, nous puissions dire ce que Dieu veut que les hommes entendent.

Du trône du Seigneur jaillit le feu, Da. 7, 9-10, et ceux qui vaincront y seront placés. Ap. 3, 21.

Par l’Esprit et le feu, nous sommes transformés pour devenir participants de la nature divine, en parfaite unité avec le Père, le Fils et tous les saints. Si l’on place de nombreux petits morceaux de fer serrés les uns contre les autres sur une table, ils peuvent sembler former un tout, mais si l’on secoue la table, ils s’éparpillent dans toutes les directions. Il en va de même pour les entités humaines organisées ; mais si nous sommes soudés les uns aux autres dans le feu de Dieu, rien ni personne ne pourra nous séparer. Nous sommes alors solidement et indissolublement unis les uns aux autres dans une fraternité inébranlable, éternelle et glorieuse. Loué soit Dieu !