Nos afflictions et ce qu’elles produisent

Tous les gens sont exposés aux afflictions les plus diverses, mais les traverser sans Dieu et sans espérance engendre déception, amertume et désespoir. Certains s’endurcissent, tandis que d’autres font la rencontre de Dieu dans leur détresse. Dans Job 33, nous voyons comment Dieu fait descendre un homme deux et même trois fois jusqu’aux portes de la mort pour éliminer l’orgueil chez lui. Plus nous sommes rigides, plus il nous sera difficile de traverser les afflictions de la vie. Tous ces « pourquoi » de l’incrédulité s’accumulent et plongent la personne dans le découragement et le désespoir.

Par la foi et l’humilité, tous les « pourquoi » disparaissent et toute affliction devient une porte de l’espérance ouvrant sur un salut plus profond et une gloire plus grande. Les afflictions sont alors passagères et légères, et elles produisent au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. 2 Co. 4, 17.

Dans les afflictions, nous apprenons à connaître Dieu, à la fois sa bonté et sa sévérité, et Dieu apprend à nous connaître ; il voit quelle attitude nous adoptons à son égard dans tout ce qui nous arrive.

Quand Moïse était jeune, Dieu a appris à le connaître comme quelqu’un de zélé et de dur, lorsqu’il a tué l’Égyptien. Mais plus tard dans sa vie, Dieu a pu témoigner qu’il était un homme très doux, plus que tous les autres hommes sur terre. Nb. 12, 3.

Lorsque Moïse, âgé de cent vingt ans, a fait son discours d’adieu à Israël, il leur dit : « Nul n’est semblable au Dieu d’Israël, il est porté sur les cieux pour venir à ton aide, il est avec majesté porté sur les nuées. Le Dieu d’éternité est un refuge, et sous ses bras éternels est une retraite... » De. 33, 26-27.

« Nul n’est semblable à Dieu » ; c’est l’expérience qu’il avait faite au travers des nombreuses afflictions qu’il avait connues à titre personnel et pour le peuple d’Israël. Il avait appris à se confier en l’Éternel, qui ne lui faisait jamais défaut. Sa longue expérience lui avait appris que : « il est porté sur les cieux pour venir à ton aide, il est avec majesté porté sur les nuées. » Pense à la fois où il se trouvait devant la mer Rouge avec cette grande multitude des enfants d’Israël, et que la grande armée ennemie s’approchait toujours plus ! Dans cette situation à vues humaines totalement désespérée, Moïse a appris à connaître Dieu encore mieux. Dieu a entendu sa prière et est descendu du ciel avec l’aide, juste au moment propice. Lorsque Dieu a voulu citer deux grands hommes de prière, il a nommé Moïse et Samuel. Jé. 15, 1.

C’est par la fidélité et par leur consécration à Dieu dans les nombreuses afflictions de la vie qu’ils ont acquis un grand nom auprès de Dieu et une place importante dans son cœur. Il en a été de même de tous les hommes de Dieu.

Dieu a aussi conduit son peuple de manière merveilleuse, pour glorifier son nom. És. 63, 14. C’est à travers les afflictions que nous apprenons à connaître Dieu, et qu’il apprend à nous connaître. Son nom devient grand et glorieux pour nous, et notre nom devient grand et glorieux à ses yeux. Jésus était absolument fidèle dans les petites comme dans les grandes choses, et il a hérité d’un nom qui est au-dessus de tout nom. Ph. 2, 9.

La plupart des gens sont préoccupés par leurs propres difficultés, mais les saints hommes de Dieu se sont chargés des afflictions du peuple comme étant les leurs. Leur cœur grand et bon s’élargissait toujours. C’était l’attitude de cœur de Christ et de Paul, et c’est l’attitude de cœur de tous ceux qui les ont suivis. 2 Co. 6, 11-12. Col. 1, 24.

Aucun d’eux ne sera du nombre de ceux dont Jésus dira : « Je ne vous connais pas ! » Mt. 25, 12.