Les pensées de Dieu – Nos pensées
Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant les pensées de Dieu sont au-dessus de nos pensées. És. 55, 9. Il est donc impossible pour nous, les humains, de saisir ne serait-ce qu’une seule de ces pensées. Seul Dieu peut nous les donner, par l’intermédiaire de ses lois divines. Les gens avaient toutes sortes d’opinions sur l’identité de Jésus, mais aucune n’était juste. Pierre avait les pensées justes sur Jésus quand il a dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Jésus lui répondit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » C’est sur ce que la chair et le sang n’avaient pas révélé que Jésus pouvait bâtir son Église, contre laquelle les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas.
Ce que Dieu révèle converge comme des gouttes d’eau qui se rejoignent. Cela donne une unité ferme et inébranlable dans un seul corps et un seul Esprit, une seule espérance, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous... Ép. 4, 4-6. Tous tiennent un même langage, et nous sommes parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. 1 Co. 1, 10.
À qui sont confiées ces pensées pures, sages et élevées, qui nous conduisent à une telle unité divine et à une telle bénédiction, dès maintenant et pour l’éternité ? À ceux qui aiment tellement Jésus qu’ils gardent sa Parole. C’est à eux que le Père et le Fils viennent et se révèlent. Jn. 14, 21 et 23.
Avant que les hommes ne soient humiliés, ils s’égarent dans toutes sortes de pensées qui viennent de l’abîme. La sagesse ne réside que chez les humbles.
Avant le jour de la Pentecôte, il s’élevait aussi dans le cœur des disciples des pensées qu’ils ne savaient ni juger ni rejeter. Nous lisons dans Luc 9, 46-48 : « Or, une pensée leur vint à l’esprit, savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui, et leur dit : Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m’a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Depuis ce jour, les mêmes pensées, venant de la même source maléfique, sont venues à l’esprit de millions de personnes et ont provoqué énormément de dégâts. Les pensées de Jésus étaient aussi opposées et aussi élevées au-dessus de ces pensées que le ciel l’est au-dessus de la terre. Quel plus grand contraste pouvait-il y avoir que d’opposer un petit enfant innocent à cette raison et cet orgueil stupides ! Jésus a pris le petit enfant et l’a placé près de lui. Ils étaient là tous les deux, comme un témoignage contre tout ce qui est grand et qui veut être quelque chose dans ce monde. Le Seigneur de gloire, le plus grand et le plus sage de tous, a pris place à côté de l’enfant. Il n’y a pas de vision plus magnifique ! Jésus ne jouait pas la comédie, mais il se sentait en vérité aussi petit que cela. Il s’est abaissé lui-même, il s’est placé en-dessous de tout le monde, pour sauver tout le monde. Il se sentait tout à fait semblable à l’enfant quand il dit : « Je ne puis rien faire de moi-même : d’après ce que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Jn. 5, 30. « Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. » V. 20. C’est parce que Jésus s’est abaissé aussi profondément que Dieu l’a élevé et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom. Ph. 2, 8-9.
Paul a suivi Jésus dans son humiliation ; c’est pourquoi il s’est vu confier l’Évangile dans toute sa richesse et sa gloire. Il a rejeté toutes ses propres pensées et opinions et il était pauvre et affamé, pour apprendre à connaître les pensées de Dieu. Et celles-ci lui ont été révélées à un tel point que la sagesse cachée depuis des temps éternels lui a été révélée.
« Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. » 2 Co. 3, 5-6.
Si ce n’est pas Dieu qui nous confie ces choses, il nous est impossible de saisir autre chose que la lettre. On étudie les Écritures avec son intelligence et on en tire tout ce qui est possible pour son propre « bénéfice ». Avec la lettre, on trouve toujours un chemin qui évite de renoncer à soi-même, de souffrir et de mourir avec Jésus. Avec son raisonnement, Pierre avait trouvé un moyen d’échapper à la voie de la souffrance. Ses pensées étaient en opposition directe à celles de Dieu, et Jésus emploie des mots forts : « Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »
Satan a toujours utilisé la lettre pour essayer de détourner les chrétiens du chemin de la croix et de la souffrance, qui est le seul chemin qui mène à la gloire. Pierre pensait que c’était de l’amour pour Jésus, mais c’était tout le contraire. Aujourd’hui, ce faux amour a pénétré le monde religieux comme jamais auparavant. Ils ont trouvé un « chemin glorieux » en dehors du chemin de la croix, de la souffrance et de l’opprobre. Ils pensent aimer leur conjoint, leurs enfants et leurs semblables en annonçant ce chemin, alors qu’en réalité c’est le chemin de la mort. Dans leur fausse liberté, ils peuvent se réjouir dans leurs sentiments et louer Dieu, mais en réalité c’est Satan qui les conduit. « Arrière de moi, Satan ! », a dit Jésus. Satan n’a pas pu avoir le dessus sur Jésus, même s’il a essayé de le faire à travers Pierre. –
Mais après le jour de la Pentecôte, Pierre a lui aussi vu que le chemin de la croix et de la souffrance est le seul chemin qui mène à la gloire : « Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. » 1 Pi. 4, 13. Des pensées entièrement nouvelles lui avaient été révélées par le Saint-Esprit.
Lisons toute la parole de Dieu avec pauvreté en esprit, pour la vivre ! Alors, le Saint-Esprit la rendra vivante pour nous dans toute sa vérité et sa gloire. Nous aurons alors une assurance inébranlable, dont les portes du séjour des morts ne pourront triompher. Sinon, nous n’aurons que des opinions changeantes qui n’apportent pas de paix et de joie durables, et en fin de compte nous serons trompés. Il y a eu de grandes guerres de religion menées à cause de la lettre de la parole de Dieu, et de nos jours il y a plus d’opinions que jamais auparavant. Dans les derniers jours, Dieu lui-même fera en sorte que tous ceux qui ne veulent pas aimer la vérité pour être sauvés s’égarent et croient au mensonge. 2 Th. 2, 10-11. Le mensonge consiste, entre autres, à croire qu’on peut avoir part aux promesses sans en remplir les conditions dans sa vie.
« Le Seigneur connaît les pensées des sages, il sait qu’elles sont vaines. » Pr. 3, 20. Pas la moindre d’entre elles n’est utile à l’édifice que Dieu construit. Le seul chemin qui donne accès à la sagesse et aux pensées de Dieu, c’est de les rechercher avec humilité pour les vivre.