Prendre plaisir à la loi de Dieu
Paul prenait plaisir à la loi de Dieu, Ro. 7, 22, ce qui revient à dire qu’il prenait plaisir à ce qui est saint, juste et bon. Ro. 7, 12. Il ne prenait pas plaisir à l’injustice, que ce soit en payant les impôts et les taxes, ou pour tromper qui que ce soit. Dans son ministère avec les hommes, il n’avait fait tort à personne. 2 Co. 7, 2. Il n’exigeait rien pour lui-même. Chacun prend plaisir à ce qui fait partie de sa nature. L’homme impie prend plaisir à vivre selon ses désirs. Paul prenait plaisir à y renoncer. Son attitude de cœur était celle à laquelle il exhortait les Corinthiens : «... afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs», 1 Co. 10, 6.
Paul vivait dans cette attitude de cœur, et il servait Dieu avec zèle. Dans ce zèle qu’il avait pour tout ce qui est bien, il s’est rendu compte qu’il était captif d’une autre loi, la loi du péché dans ses membres. Ro. 7, 23. La première loi était celle de Dieu, à laquelle il prenait plaisir et qui le rendait bon. Ro. 7, 22. «L’autre loi» était en lui-même et le rendait captif, de sorte qu’il s’écrie : «Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?» V. 24.
Dans tout son zèle pour le bien, Paul a trouvé qu’il était un homme misérable. En quoi consistait cette misère ? Est-ce que c’était de la paresse, de la négligence ou la recherche d’une vaine gloire ? Non ! Paul était affranchi de la chair par le corps de Christ, et servait Dieu selon le régime nouveau de l’Esprit ; il avait un homme intérieur qui prenait plaisir à la loi de Dieu. Ce qui était «misérable» provenait du fait qu’en marchant dans une lumière sans cesse grandissante, il découvrait des choses qui appartenaient à son propre «moi». C’étaient des manifestations de «l’autre loi», qui ne disparait pas, tant que dure la sanctification. C’est pourquoi Paul rendait grâces de ce que, les choses étant ce qu’elles étaient, il était esclave de la loi de Dieu par son intelligence, mais esclave de la loi du péché par sa chair. Ro. 7, 25.
C’était la loi du péché, l’autre loi dans les membres, que Paul servait par sa chair ; ce n’était pas la loi du péché et de la mort. Ro. 8, 2. Cette dernière est la loi qui force les hommes à pécher, pour ensuite les mener à la mort. Paul en était libéré par la loi de l’Esprit de vie en Christ. On est tenté par la loi du péché et de la mort, et on peut en être vainqueur. Mais on ne découvre la loi du péché dans ses membres qu’après avoir fait une action du corps, qu’on peut désormais faire mourir par l’Esprit ; mais on n’aurait pas pu l’éviter avant d’avoir été éclairé. Depuis le temps où ces choses ont été écrites, les gens ont eu du mal à comprendre qu’on peut servir en même temps la loi de Dieu et la loi du péché. 2 Pi. 3, 16. Beaucoup de personnes font l’impasse sur ces choses, mais pour celui qui est pauvre en esprit, ce sont des trésors précieux.
Aujourd’hui, la lumière de l’Évangile brille clairement parmi nous, et la grâce repose puissamment sur nous, pour commencer à vivre consciemment une vie cachée avec Christ en Dieu. ïl ne s’agit pas de défendre une «doctrine» ou un vent de doctrine, mais d’inviter chacun à vivre une vie pleine des vertus de Christ.