La vie de la fiancée

août 1965

La vie de la fiancée

« Attachez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. » Col. 3, 1-5.

Si nous sommes fiancés à Christ, nous avons une vocation céleste, et la seule chose qui compte pour nous, c’est ce qu’il pense de nous ! Jésus est venu comme la lumière du monde, et il nous a appris à amasser des trésors dans le ciel, là où est notre foyer à venir.

« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus ; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux… afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » Mt. 6, 1-6.

C’est l’homme naturel qui veut être vu des hommes ; mais en ce faisant, je perds la vie avec Christ que je suis appelé à gagner. Si je veux être vu des hommes, c’est qu’est ma récompense, et je n’ai pas de récompense chez Dieu ! Si je renonce à moi-même pour être vu des hommes, je ne perds pas ma propre vie, même si je donnais mon corps pour être brûlé.

« Faites donc mourir ce qui, dans vos membres, est terrestre, etc. » Il n’y aura jamais de mort si je ne vis pas la vie cachée avec Christ en Dieu. Il ne s’agit pas ici d’actes particuliers que nous devrions faire, mais tout ce que nous faisons, en parole ou en œuvre, doit être fait au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père, Col. 3, 1-17. Seul est vrai ce que nous faisons en servant Christ, le Seigneur. Col. 3, 22-24. Le reste n’est que mensonge et hypocrisie. On ne peut vivre cette vie d’épouse qu’avec un cœur simple. Chacun sait pour sa propre part s’il la vit ou non. Nous pouvons donc savoir si nous serons enlevés ou non !

« Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. » 2 Co. 11, 2-3.

Avant d’écouter le serpent, Ève vivait en tout simplicité. Il n’y avait rien pour elle en dehors des commandements qui lui avaient été donnés. Dans cette simplicité, elle vivait dans le repos et la joie. Mais quand ses pensées ont été séduites, elle a commencé à penser à autre chose qu’à ce que Dieu avait dit, et c’en était fini de la paix et de la joie. Elle a remarqué alors qu’elle avait des désirs, qu’elle ne connaissait pas auparavant.

Il en va de même de nous. Si nous voulons parvenir à la paix et à la joie, nous devons éloigner nos pensées de toute autre chose que notre fiancé. Cela doit nous suffire que lui nous voie ! Voilà la simplicité de cœur. Dans cette simplicité, nous sommes délivrés de toutes sortes de tentations et de troubles, et toutes nos actions deviennent saintes. Ce sont des trésors cachés dans le ciel. J’ai pensé à Lui et je l’ai servi, lui seul, et il me le rendra ! Voilà ce que c’est que vivre par la foi.

L’époux de notre âme va bientôt revenir ! Quand il apparaîtra, tout œil le verra. Ap. 1, 7. Nous serons alors manifestés avec lui ! Nous serons alors largement vus et récompensés de manière visible !