Soi-même
« Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? » Luc 9, 25.
À quoi bon être « soi-même » dans tous les « biens » de ce monde ? On n’a un corps pouvant jouir de ces choses que pour une courte période, et ensuite on s’est perdu « soi-même » pour toujours. Si on est devenu une personnalité dans ce monde, cela ne dure que le peu de temps pendant lequel on a un corps en bonne santé.
Tout comme on mûrit et on se développe dans le monde pour devenir « soi-même » dans une pleine mesure, de même on se développe pour devenir une personne adulte et mûre en Christ. Si nous perdons notre vie, celle qui consiste à jouir des choses du monde, nous trouverons notre vie en Christ. Cette vie sera revêtue un jour d’un corps de gloire pouvant jouir des biens célestes pour toute l’éternité.
Un bateau que l’on construit n’est « lui-même » que dans la mesure où il est conforme aux plans. Ce n’est que lorsque le bateau est achevé conformément aux plans qu’il est pleinement « lui-même ».
Ce n’est que lorsque la trompette sonnera, et que les saints seront enlevés pour être avec le Seigneur pour toujours, qu’ils seront « eux-mêmes » tels qu’ils sont appelés à l’être dans l’éternité. Quelle gloire cela représente d’être pleinement formé par notre Maître céleste pour être rendu conforme au monde céleste, en communion éternelle avec le Père, le Fils et tous les saints, dans une joie éternelle et glorifiée !
Si nous comprenons cela, nous savons aussi souffrir, endurer et supporter avec joie. Nous nous sentons de plus en plus à notre place et nous sommes nous-mêmes dans toutes les vertus de Christ, celles qui nous sont tellement étrangères au début.
Nous ne pouvons pas acquérir ces vertus si facilement que cela. Nous devons perdre notre vie dans ce monde pour trouver la vie. Sinon, nous nous perdons nous-mêmes ou nous nous détruisons pour toujours.