Notre corps en tant qu’arme
« Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments (armes, autre trad.) d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments (armes, autre trad.) de justice. » Ro. 6, 12-13.
Il y a toujours eu des combats dans le monde des esprits, et ces combats s’intensifient à l’approche de la fin. « ... Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. » Ap. 12, 12. L’apparition de l’Antéchrist, l’impie, se fera par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers. 2 Th. 2, 9.
Les puissances spirituelles, aussi bien les bonnes que les mauvaises, sont impuissantes dans ce combat si elles ne disposent pas de corps. Un corps humain est donc précieux dans le combat, pour une puissance ou pour une autre. Nos corps sont les armes des puissances spirituelles. Nous devons comprendre ce que cela signifie, afin de pouvoir livrer nos corps à Dieu en tant qu’armes de justice, comme jamais auparavant.
Les mauvais esprits tentent de prendre le pouvoir sur notre corps au travers des convoitises. « Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises », dit Paul. Nous pouvons mettre fin à l’activité des mauvais esprits. Loué soit Dieu de ce que cela est possible, grâce à l’Esprit de Christ qui habite en nous ! Ce message glorieux et libérateur nous est adressé : « Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » Ga. 5, 16.
Nous sommes affranchis du péché et pouvons entrer au service de la justice. Ro. 6, 18. Dans une telle position, nous sommes précieux dans le combat pour Dieu. Mais nous devons nous-mêmes livrer nos corps comme des armes. Ce que nous représentons est plus ou moins grand, suivant nos efforts et notre fidélité. Nous avons été élus pour remporter la victoire, et nous ne devons pas laisser la moindre pensée de défaite entrer dans notre esprit, car sinon nous devenons immédiatement une arme entre les mains de l’ennemi. –
Le diable est toujours à la recherche d’armes, et si nous sommes endormis et ne sommes pas conscients du sérieux de la situation, lui ne dort pas. À chaque réunion, il y a une bataille dans le monde des esprits, et notre silence et notre mollesse peuvent devenir une arme pour Satan. Nous devons tous lui résister avec une foi ferme, afin qu’il fuie loin de nous. 1 Pi. 5, 8-9.
Nous ne devons jamais croire que nous sommes faibles et incapables. Dans la main de Dieu, nous sommes tous des armes puissantes. Les armes de l’amour et de la justice sont bien plus fortes que les armes de la haine et de l’injustice. Une langue au service du bien est bien plus forte qu’une langue au service des puissances du mal. C’est également ce que l’on peut lire dans És. 54, 17 :
« Toute arme forgée contre toi sera sans effet ; et toute langue qui s’élèvera en justice contre toi, tu la condamneras. Tel est l’héritage des serviteurs de l’Éternel, tel est le salut qui leur viendra de moi, dit l’Éternel. »
Quel privilège de recevoir cet héritage et ce droit dès sa jeunesse ! Cela donne beaucoup de sens à la vie et la rend extrêmement riche et intéressante. – Un petit groupe d’appelés, d’élus et de fidèles a combattu vaillamment aux côtés de l’Agneau et a triomphé de la bête et des puissances du mal. Ap. 17, 14.
Derrière les pécheurs se tiennent les puissances des ténèbres, qui incitent à commettre toutes sortes de méchanceté. La langue enflamme le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Ja. 3, 6. C’est le diable lui-même qui est à la manœuvre en coulisses, exigeant sans cesse ce qui lui appartient. « Car le salaire du péché, c’est la mort. » Ro. 6, 23.
Derrière le vainqueur se tiennent toutes les bonnes puissances, qui produisent tout ce qui est bon et édifiant. Le ciel tout entier est intéressé par le succès de ce combat, et attend de pouvoir accueillir le serviteur obéissant et fidèle avec jubilation et joie dans les demeures célestes, à la fin de la bataille.
Que Dieu oigne nos yeux pour que nous voyions les riches et grandes possibilités que nous avons quand nous offrons nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ro. 12, 1. En récompense, nous recevrons un corps de gloire éternel et incorruptible. 1 Co. 15, 53. – Ce ne sont pas les tendances naturelles de notre corps qui doivent avoir pouvoir de décision sur notre esprit. Christ s’est offert par la puissance d’un Esprit éternel. Hé. 9, 14. Si par exemple nous nous sentons fatigués dans notre corps, nous ne devons pas pour autant rester à la maison au lieu d’aller à la réunion. Par l’Esprit de Christ, nous soumettons notre corps et l’amenons à la réunion, ou à un autre endroit où il peut accomplir le plus possible de choses pour les valeurs éternelles. « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Ro. 8, 14.