Retiens le premier amour

« Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » Ap. 3, 11.

Si nous sommes animés du premier amour, nous pratiquons les premières œuvres, qui sont agréables à Dieu, et nous portons la couronne de victoire sur notre tête. Si nous n’avons pas le premier amour, nous n’avons rien à retenir qui soit de valeur. Il faut alors lâcher ce que nous avons pour nous emparer du premier amour. Dieu veut très volontiers le répandre dans nos cœurs par le Saint-Esprit.

Les gens peuvent s’accrocher à leurs opinions et se battre pour elles jusqu’à la mort, bien qu’aucune d’entre elles ne tienne devant Dieu. Ils sont têtus, obstinés, et sont occupés à faire valoir leur personne, leur honneur et leur position. Quelle vanité ! Comme c’est bon d’être débarrassé de tout cela dès son enfance et sa jeunesse, et d’avoir quelque chose à retenir qui tienne devant Dieu et qui nous rende heureux ici-bas et pour l’éternité !

Si nous avons reçu le premier amour, alors nous avons vraiment une cause à défendre, à promouvoir et pour laquelle cela vaut la peine de se battre, et ce n’est qu’avec ce premier amour que nous avons la possibilité de rester debout comme vainqueurs. Nous devons croire en son pouvoir, nous y abandonner, agir dans cet amour et chercher à en avoir une plénitude de plus en plus grande.

L’ange de l’Église d’Éphèse avait abandonné le premier amour. « Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. » Ap. 2, 5.

Si nous abandonnons le premier amour, nous abandonnons aussi la lumière de la révélation spirituelle, et il ne nous reste que des opinions humaines vides de sens. On perd la communion de l’amour, et si on essaie de pallier cette perte en organisant une forme de communion, cela finit en fiasco.

Ce n’est que dans le premier amour que nous voyons clairement, que nous entendons clairement et que nous pouvons garder les commandements de Jésus avec joie. Sinon, il en ira de nous comme il est dit dans La. 5, 16-17 : « La couronne de notre tête est tombée ! Malheur à nous, parce que nous avons péché ! Voici pourquoi notre cœur est souffrant, voici pourquoi nos yeux sont obscurcis. » (autre trad.) Nous avons vite fait de tomber dans un tel état lamentable si nous ne veillons pas sur nos valeurs spirituelles et si nous ne combattons pas avec foi pour les conserver. Ils n’avaient plus la couronne de la victoire sur la tête, et ils étaient souffrants, mais ce n’était pas parce qu’ils étaient malades d’amour pour Christ.

Le jour où nous nous contentons du niveau spirituel auquel nous sommes parvenus, nous avons abandonné le premier amour. Tant que l’amour de Christ brûle dans notre cœur, nous désirons être remplis de la plénitude qui habite en lui. Notre pauvreté en esprit, notre faim et notre appétit augmentent à mesure que nous avons part à sa vie divine, à savoir les vertus de Christ. Nous voyons les vertus de Christ de plus en plus clairement et elles sont de plus en plus glorieuses à nos yeux. Nous les revêtons et nous les annonçons. C’est notre tâche en tant que sacerdoce royal. Col. 3, 12 et 1 Pi. 2, 9.

Jude nous exhorte à nous maintenir dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. V. 21. Si nous nous maintenons dans cet amour, notre vie s’épanouira et croîtra, et nous porterons des fruits qui lui seront agréables. Cela donne une bonne vie pour nous-mêmes et pour les autres, dans la bonté et la chaleur de cet amour. Ce n’est que dans un tel sol qu’il y a des possibilités de croissance pour ce que Dieu approuve.

Si donc nous avons reçu le premier amour, retenons-le, car ce n’est qu’en lui que notre vie sera riche et intéressante, dès maintenant et pour l’éternité. « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande », dit Jésus en Jn. 15, 14. Dans le premier amour, nous sommes ses meilleurs amis. Sa bénédiction et sa faveur reposent alors sur nous. Si quelqu’un nous accuse, c’est lui qui nous défendra et nous justifiera. Ro. 8, 33. Oui, il veut partager avec nous son héritage éternel et ses richesses ! V. 17.

Si tu n’as pas reçu cet amour, prie de tout ton cœur pour l’avoir. Crois alors que tu as reçu ce que tu as demandé, puisque tu as demandé selon sa volonté. 1 Jn. 5, 14. Puis retiens-le, vis dans cet amour et sois actif en lui jusqu’à ce que Christ vienne. Nous passons tous par des souffrances et des tribulations, mais elles sont de courte durée et ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Ro. 8, 18 et 2 Co. 4, 17.