Le chemin de la richesse spirituelle

« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! » Ro. 11, 33.

Jésus avait renoncé à être égal avec Dieu dans toute cette sagesse et cette gloire. Il est devenu un homme, il a pris une forme de serviteur, et il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. Ph. 2, 7-8.

C’est un grand mystère que c’est précisément dans cette humiliation en tant que serviteur et esclave que Jésus s’est réapproprié toute la plénitude de la sagesse de Dieu. Ce qui est formidable, c’est qu’il nous a aussi montré le chemin de cette manière, et qu’il veut nous aider à y avoir part nous aussi, autant que possible. Plus nous sommes rapides pour le suivre dans cet abaissement, en toute humilité, plus tôt nous aurons part aux richesses spirituelles. – Nous avons alors la grâce de mourir à la matière mauvaise, paresseuse et humaine qui habite en nous, pour avoir part à la gloire de la vie impérissable et à la sagesse souple et mobile de Dieu.

Beaucoup voudraient bien être transformés à l’image glorieuse de Christ, sans être d’abord réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, Col. 1, 22, mais c’est impossible. C’est dans l’abaissement, au travers de toutes sortes d’épreuves et de tribulations, que nous apprenons à connaître notre pauvreté et notre manque de sagesse. Nous nous rendons compte tout particulièrement de notre pauvreté dans le ministère, quand il s’agit d’aider les autres de la bonne manière. – Mais c’est justement par cette pauvreté en esprit que nous nous emparons de la sagesse de Dieu.

Un scientifique qui observe le cosmos pour l’étudier se sent de plus en plus petit et pauvre, au fur et à mesure de son exploration, mais en même temps il devient plus riche en connaissance et compréhension de la création de Dieu que tous les gens ordinaires.

Paul était conscient de sa faiblesse et de sa pauvreté tout en marchant devant la face de Dieu, mais c’est dans cette faiblesse même que Dieu a révélé sa force et sa sagesse.

Dans l’Église de Laodicée, les gens se sentaient riches, mais la vérité était qu’ils étaient pauvres. À Smyrne, ils étaient pauvres, mais Christ a dit qu’ils étaient riches. Ils étaient riches en amour et en tout ce qui est bien. C’est tellement béni de lire à propos de l’Église de Thessalonique que leur foi faisait de grands progrès, et que l’amour de chacun d’eux à l’égard des autres augmentait de plus en plus. Ils avaient compris comment accroître leurs richesses spirituelles.

Dieu dit à l’homme riche : « Insensé ! cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu. » Luc 12, 20-21.

Le serviteur fidèle et prudent a reçu un témoignage tout à fait différent : « Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » Mt. 25, 21.

Ils sont tous deux entrés dans l’éternité, et il nous appartient maintenant, le plus vite possible, de nous placer dans la bonne compagnie. Cela prend du temps de faire preuve de fidélité, et le temps est court.