Un esprit vivifié
« Croyez-vous que l’Ecriture parle en vain ? C’est avec jalousie que Dieu chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en nous. » Ja. 4, 1-9.
Dieu veut que l’esprit humain qu’il a fait habiter en nous revienne à lui sans être souillé par le péché dans la chair. Ge. 2, 7. Par la chute originelle, le péché est entré dans la race humaine et nous avons ainsi perdu la relation avec Dieu. Nous étions morts dans nos péchés et nos offenses. Ep. 2, 1. Il nous a rendus vivants en nous pardonnant toutes nos offenses. Col. 2, 13. Nous sommes alors à nouveau en relation avec Dieu. Une fois qu’on est né de nouveau et qu’on a été rendu vivant, la relation et la communion qu’on a avec Dieu est très réduite pour commencer. Nous le voyons chez les enfants nouveaux-nés. Mais s’il y a la vie, il y a la possibilité de grandir et de se développer.
Ceux à qui Jacques écrivait étaient nés de nouveau. Il les appelle frères et parle de leur foi, mais c’étaient des enfants. Ils ne comprenaient pas d’où venaient toutes les disputes parmi eux. Ils priaient Dieu, mais c’était pour satisfaire leurs passions, et au milieu de toute cette misère, ils riaient et se réjouissaient. Ils ne sentaient pas leur détresse. La relation qu’ils avaient avec Dieu était celle des enfants nouveaux-nés. Il fallait que Jacques travaille avec eux pour qu’ils reçoivent de la lumière et qu’ils puissent se développer. Pour que leur esprit soit plus vivant, il fallait que la mort de Jésus agisse davantage sur leurs convoitises qui combattaient dans leurs membres ? 2 Co. 4, 10-11. Quand la vie se développe, on a une meilleure relation avec Jésus comme tête. Il peut se confier à nous, nous dire davantage de choses.
Nous voyons au premier chapitre de l’épître aux Corinthiens qu’ils avaient été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, qu’il ne leur manquait aucun don, mais ils étaient charnels et c’étaient de petits-enfants en Christ. Ils ne comprenaient pas eux-mêmes qu’ils étaient des petits-enfants. Non, ils croyaient qu’ils étaient spirituels, qu’ils étaient riches et qu’ils étaient des maîtres. Chap. 4, 8. Leur esprit était tellement imprégné du péché dans la chair qu’ils ne comprenaient que très peu de choses. Mais Paul travaillait avec eux pour qu’ils puissent grandir, c’est-à-dire qu’ils puissent recevoir de la lumière et qu’ils fassent mourir les actions du corps par l’Esprit, de sorte que leur esprit puisse être purifié et libéré du péché dans la chair. De cette façon, la relation avec la tête et avec tous les membres se développait. Ro. 8, 13. Et la jalousie et les disputes disparaissaient.
Quand il est écrit : « Faites donc mourir ce qui, dans vos membres, est terrestre, la débauche, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie », il est clair que si nous ne les faisons pas mourir, ces choses exercent une influence sur notre esprit. On ne voit pas clair. La plupart des gens ne comprennent absolument pas qu’ils sont cupides. Et lorsqu’ils sont tourmentés par l’impudicité et des pensées impures, ils devraient comprendre qu’ils ne sont pas spirituels. Mais si la mort de Jésus agit, il y a de la croissance.
Habituellement, la plupart sont des enfants. Lorsque l’épreuve vient, c’est exactement comme s’ils n’avaient rien entendu ou comme s’ils ne savaient rien. Ils ne savent pas garder la relation avec Dieu quand ils sont dans l’épreuve. C’est pourquoi toutes les paroles de Dieu sont comme emportées par le vent, et le péché dans la chair est tellement fort qu’ils se comportent comme des hommes ordinaires. N’êtes-vous pas des hommes ?, demande l’apôtre Paul.
Quand on lit 1 Co. 6, on n’a pas l’impression qu’ils étaient comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance. Dans ce chapitre, Paul leur demande six fois : « Ne savez-vous pas ? » Ils le savaient sans doute aussi bien que Paul. Il y avait en effet de grands orateurs parmi eux, mais à en juger d’après la façon dont ils prenaient les choses dans la vie pratique, c’était exactement comme s’ils n’avaient rien su. C’est ce qui se passe avec les enfants. Ce n’est pas nécessairement de l’hypocrisie ou de la mauvaise volonté. Ce sont de petits enfants en Christ, et ils ne sont pas arrivés loin sur ce chemin : « … jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles, elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » Hé. 4, 12.
Au lieu de retenir fermement la parole de Dieu au moment de l’épreuve, on a recours à son raisonnement et on est comme les hommes naturels. Si on est affranchi des choses terrestres et de son raisonnement, et qu’on est capable d’entendre la voix de l’Esprit, cela prouve qu’on est spirituel. On marche alors par la foi et sur ce chemin, on obtient des sens exercés à discerner le bien du mal. Hé. 5, 14. Et la vie – la communion – se développe. Sur ce chemin, on va de lumière en lumière. La mort de Jésus agit à mesure que la lumière augmente, notre esprit est affranchi du péché dans la chair et se remplit de vertus de Christ. Nous devenons alors aussi des collaborateurs de Christ.