À cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage
« Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. » Ap. 12, 11.
Nous voyons ici trois éléments essentiels, qui vont ensemble : le sang de l’Agneau ; la parole de leur témoignage ; ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.
Si nous voulons avoir du pouvoir dans le monde des esprits, nous devons parler par la puissance du sang de l’Agneau, et si nous voulons avoir de la puissance par le sang de l’Agneau, notre vie doit être dans la lumière. 1 Jn. 1, 7. Si nous avons des intérêts personnels à défendre, la bataille est perdue d’avance. Si nous voulons vaincre, nous ne pouvons pas aimer notre vie jusqu’à craindre la mort.
Si notre vie est dans la lumière et si nos cœurs sont remplis de l’amour fervent de Christ, nous serons inébranlables et invincibles. Le ciel tout entier se tient alors à nos côtés dans notre combat contre le mal. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » Ro. 8, 31.
Il ne sert pas à grand-chose de témoigner et d’invoquer le sang de l’Agneau, si l’on ne pratique pas la justice et que l’on ne dit pas la vérité. Le sang de l’Agneau devient alors un témoignage contre soi.
C’est désolant d’entendre des prédicateurs dévoyer le message concernant le sang de Jésus. J’ai entendu l’un des prédicateurs qui rassemble le plus de monde en Norvège de nos jours, parler du sang de l’Agneau. Il disait que les enfants d’Israël étaient plutôt pires que les Égyptiens pour ce qui était de leur vie, mais Dieu n’a regardé que le sang dont avaient été enduits les poteaux de leurs portes. Il a déclaré qu’il en sera de même lorsque Jésus reviendra : Dieu ne regardera que le sang de l’Agneau. De ce fait, il disait donc à la grande assemblée qu’ils pouvaient vivre librement dans toutes sortes de péchés, à condition de se réclamer du sang de l’Agneau. Le prédicateur a suscité un grand « réveil » à cette réunion, et quand la grande foule des « convertis » est sortie de la salle, ils ont allumé leurs cigarettes et leurs pipes comme on le fait à la sortie du cinéma ou du théâtre.
« Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux. » La prédication fausse concernant le sang de l’Agneau, prodiguée par ces prédicateurs de la grande prostituée, crée en vérité une habitation et un refuge pour ces esprits mauvais et impurs.
Pierre, qui a bâti l’Église du Dieu vivant, contre laquelle les portes du royaume des morts ne prévaudront pas, avait une prédication très différente concernant le sang de Christ : « Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans favoritisme, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre ; vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. » 1 Pi. 1, 15-19.
Le sang de Christ est le témoin le plus puissant qui soit contre tout péché, et si nous avons le témoignage du sang, nous devenons aussi de tels témoins.
Là où la prédication concernant le sang de Christ est juste et saine, on est purifié du péché, et il y a la paix et l’unité. C’est un signe caractéristique, car les paroles de témoignages donnés dans la force du sang de l’Agneau, par des personnes qui n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort, produisent une paix et une unité parfaites. « ... il a voulu par lui tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » Col. 1, 20.
La vie chrétienne est un combat à la vie et à la mort contre l’armée des esprits méchants dans les lieux célestes. Paul nous exhorte à nous revêtir de toutes les armes de Dieu dans ce combat. Ép. 6. Les chrétiens qui ne mènent pas de tout cœur le combat de la foi avec toutes ces armes sont rapidement frappés de découragement et d’inquiétude, du fait des traits enflammés du malin. – Si nous aimons notre propre vie, il est impossible de sortir victorieux du combat. En règle générale, il suffit de peu de choses pour que l’on commence alors à vaciller dans les diverses situations de la vie. Mais celui qui est toujours dans une attitude de combat contre lui-même, dans l’Esprit de Christ, n’a rien à défendre de ce qui est à lui-même. Il considère comme une grande preuve de l’amour de Christ le fait qu’il voit quelque chose de lui-même qui peut être ôté, pour faire place à la vie et à la nature impérissables de Christ. Nous qui par nature sommes incapables de faire quelque bien que ce soit, nous devenons pleinement aptes à toute bonne œuvre.
« Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand berger des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté ; qu’il fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ! » Hé. 13, 20-21.