La gloire qui nous rend un
« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un. » Jn. 17, 22.
Quelle était cette gloire que Jésus avait reçue de son Père céleste et qu’il a donnée à ses disciples ? C’était la Parole.
Beaucoup peuvent entendre la Parole toute leur vie sans pour autant la recevoir comme une gloire dans leur vie, et de ce fait, ils ne parviennent pas non plus à cette unité. L’unité parfaite émane du Père et du Fils, et elle englobe tous ceux qui s’unissent de tout cœur à eux en marchant dans la lumière, dans un même Esprit et avec une même pensée. 1 Jn. 1, 7. Dans le cercle formé de cette manière, il y a de l’unité, de la lumière, de la vie et de la gloire.
« Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » Jn. 17, 14. La Parole avait donc provoqué une séparation radicale d’avec la manière d’être de ce monde et les avait unis avec le Père et le Fils.
La Parole était la gloire en Dieu. Jésus a reçu cette gloire par les paroles qu’il recevait par révélation dans son cœur et qu’il vivait dans l’obéissance et la fidélité, de telle façon que les disciples voyaient la gloire de Dieu manifestée dans la vie de Jésus.
Il est dit de Jésus en És. 50, 4 : « Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j’écoute comme écoutent des disciples. » Si nous sommes disciples de Jésus, alors nous avons l’occasion d’entendre les mêmes paroles que lui entendait, et par le même Esprit nous pouvons recevoir la force de garder ces paroles, pour que la même gloire soit manifestée dans nos vies, et que notre entourage puisse le remarquer.
« Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » Jn. 14, 23.
Il n’y a pas d’autre gloire durable que la parole de Dieu. Lorsque nous aimons et gardons la Parole, elle entre dans nos cœurs, accompagnée du Père et du Fils. Tous ceux en qui le Père et le Fils ont élu domicile et chez qui ils règnent, deviennent un.
Les disciples ne pouvaient se voir confier rien de plus grand et de plus glorieux que la Parole de Dieu ; il en va de même pour nous. C’est le bien le plus précieux, confié par Dieu à ceux qui l’aiment de tout leur cœur et qui veulent garder sa Parole. C’est pourquoi l’unité parfaite est tellement rare, mais elle est d’autant plus précieuse pour Dieu.
Cette unité n’est pas troublée par l’argent, l’honneur, l’orgueil ou toute autre chose terrestre, puisqu’on a renoncé à toutes ces choses à cause de cette noble relation d’amour avec Christ.
Jésus exalte cette fraternité en disant : « Je dis à l’Éternel : Tu es mon Seigneur, tu es mon souverain bien ! Les saints qui sont dans le pays, les hommes pieux (glorieux, autre trad.) sont l’objet de toute mon affection. » Ps. 16, 2-3.
Jésus désirait donner cette gloire à autant de personnes que possible, par l’intermédiaire de ses disciples, et il a dit : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ! » Mt. 28, 18-20.
Dieu n’a donné à aucun prédicateur de la parole de Dieu sur terre une autre mission que celle-ci : Observer soi-même tout ce que Jésus a prescrit, et enseigner ceux qui sont devenus des disciples à observer tout cela. Si seulement tous ceux qui annoncent la Parole de Dieu de nos jours, et ceux qui l’ont annoncée à travers les siècles, avaient été fidèles envers cet ordre de Jésus ! Nous aurions alors fait l’expérience de l’unité et de la gloire sur terre. De nos jours, on en trouve peu ; mais partout où travaillent de tels hommes fidèles, l’unité et la gloire de toutes les vertus de Christ sont manifestées. Puissions-nous en voir davantage dans les jours qui viennent.