« Que t’importe ? Toi, suis-moi ! »
« Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ! » Jn. 21, 22.
Notre vie est courte et extrêmement importante. Nous devons mettre radicalement de côté tout ce qui veut nous distraire ou nous faire obstacle dans notre course. Nous avons de multiples occasions de nous dire à nous-mêmes : « Que t’importe ? » Une seule chose est nécessaire, a dit Jésus.
La seule raison pour laquelle on se mêle des affaires d’autrui et qu’on s’occupe de beaucoup de choses qui ne nous regardent pas, c’est que l’on n’est pas profondément saisi par Christ. On n’estime pas sa vocation et son élection à leur juste valeur.
Même si on a eu un cœur droit devant Dieu, on peut fort bien quitter le droit chemin. 2 Pi. 2, 15. C’est vraiment sérieux !
Si nous avons entendu dans notre cœur la voix du bon berger qui nous dit « Suis-moi ! », c’est là une élection tellement grande que tout dans la vie présente doit céder le pas à cette voix. Si nous avons autre chose à côté, nous ne sommes pas aptes pour le royaume des cieux.
Jésus a demandé par trois fois à Pierre : « M’aimes-tu ? » V. 15-17. C’est là que réside la force dont ont besoin ceux qui veulent suivre le Maître. Il n’y avait pas de doute chez Pierre : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ! » Jésus lui a alors confié de grandes missions. Il devait nourrir et paître les agneaux et les brebis. Pour prix de sa course dans la fidélité et de son service désintéressé, Jésus ne lui a pas fait miroiter quelque gloire que ce soit dans ce monde. Jésus lui a dit qu’il finirait par mourir sur une croix, mais il ne s’est pas enfui en courant et il n’a pas perdu courage quand il a entendu ces choses. Son amour pour Christ était sincère et inaltérable. – Il se demandait ce qui allait advenir de Jean, mais c’est là que Jésus lui a répondu : « Que t’importe ? Toi, suis-moi ! »
Nous sommes des personnalités, chacun pour notre part, et nous avons chacun notre course. Si d’autres frères sont conduits d’une manière différente de nous, cela ne doit pas nous préoccuper. On peut avoir l’impression que certains s’en sortent à très bon compte dans la vie, tandis qu’on doit passer soi-même par de grandes épreuves et de grandes afflictions. Nous ne devons pas regarder à ce qui se passe autour de nous, mais au contraire nous réjouir de la course que le bon berger a prévue pour nous. S’il nous conduit de façons différentes, nous atteindrons le même but, et là, tout trouvera son explication. Si nous aimons Christ, aimons-nous aussi les uns les autres, et nous pourrons ainsi nous honorer et nous apprécier les uns les autres dans un amour fraternel inaltérable.
Si nous sommes fidèles pour le suivre, celui qui nous a appelés est aussi fidèle, et en tant que bon berger, il veillera soigneusement à notre bien-être spirituel. Nous ne manquerons de rien. Ps. 23, 1. Il nous donnera tout ce qui contribue à la vie et à la piété. 2 Pi. 1, 3. Il nous mène vers de verts pâturages et des eaux paisibles. Il restaure notre âme en nous conduisant dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Sa houlette et son bâton nous rassurent et nous consolent. Là où d’autres perdent courage, il dresse devant nous une table, en face de nos adversaires. Il oint d’huile notre tête, et notre coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce nous accompagneront tous les jours de notre vie, et nous habiterons dans la maison de l’Éternel jusqu’à la fin de nos jours. Ps. 23.
C’est en vérité l’expérience que nous faisons, quand nous avons renoncé à tout pour suivre la voix du berger. Nous sommes bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles. Ép. 1, 3.
Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde, nous dit Jésus. – Nous étions tous égarés, comme des brebis qui n’ont pas de berger, et c’est triste de voir tous ceux qui continuent à errer sans être conduits par la main ferme et bonne de Jésus, le bon berger. C’est par la voix du berger que toutes les brebis seront réunies ici-bas et pour l’éternité.
Nous ne devons pas nous laisser troubler et nous éloigner de la voix du berger, lorsque nous entendons que telle ou telle personne a dit ou fait telle ou telle chose. On répand peut-être toutes sortes de mensonges sur ton compte et on dit du mal de toi. « Que t’importe ? Toi, suis-moi ! » Quand tu es en compagnie du bon berger, ta bonté ne fait qu’augmenter, de sorte que ta bonté et ta bénédiction débordent sur tous, même sur ceux qui sont méchants et mauvais. Tu t’épargnes ainsi à toi-même, et tu épargnes aux autres, une multitude de tourments et de difficultés, et tu es en mesure de guider d’autres personnes d’une main sûre, comme tu es guidé toi-même par Christ.