Il les a eus en dégoût
« Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, et je dis : C’est un peuple dont le cœur est égaré ; ils ne connaissent pas mes voies. » Ps. 95, 10.
Israël a eu quarante ans de grâce dans le désert, pendant lesquels Dieu les a bénis avec les plus grands signes et les plus grands miracles, mais malgré cela, il les a eus en dégoût tout au long de ces années. Malgré toute sa sollicitude et sa bonté envers eux, ils n’ont pas tourné leur cœur avec amour vers Dieu et ses voies.
On fait vraiment bien de prêter attention à cela. Il y a beaucoup de gens qui se satisfont d’être bien lotis sur tous les plans, humainement parlant. Ils comptent sur le fait que la bienveillance et la bénédiction de Dieu reposent sur eux. Il se peut même qu’ils louent Dieu pour de grandes guérisons.
Mais la vérité est que, malgré toute cette bonté, Dieu n’arrive pas à les diriger sur son chemin et dans sa volonté. Son but pour Israël était de les conduire au repos dans le magnifique pays de Canaan, mais à cause de leur incrédulité et de leur désobéissance, ils n’y sont pas entrés.
Dans la Nouvelle Alliance, nous avons les plus grandes et les plus précieuses promesses, celles d’avoir part à une vie victorieuse et à la nature divine. 2 Pi. 1, 3-4. Mais nous voyons dans les sept Églises qu’il y avait peu de personnes qui étaient parvenues à cette vie pendant le temps de grâce qui leur avait été donné, et la bienveillance de Dieu ne reposait pas du tout sur elles.
La plupart des gens sont trompés par leurs sentiments, comme c’était le cas à Laodicée. Nous rencontrons par exemple des personnes qui sont divorcées et remariées, en opposition complète aux lois de Dieu. Elles vont parfaitement bien, humainement parlant, et prennent cela comme une preuve que Dieu a approuvé leur situation. Elles louent Dieu et paraissent heureuses, alors qu’elles ont une vie que Dieu a en dégoût.
Le fait que Dieu nous ait accordé un temps de grâce est une responsabilité sérieuse ; prenons garde à l’exemple d’Israël.
La bonté de Dieu doit nous pousser à la repentance. Ro. 2, 4. Christ nous a donné ses commandements pour que nous les observions avec soin. Ce n’est que si nous les observons que la bénédiction durable et éternelle peut reposer sur nous.
Nous apprenons alors à connaître Dieu et ses voies, pour y marcher avec joie. Lorsque Christ viendra, nous serons expérimentés sur la voie de l’humilité et de l’abaissement, la voie de la vérité et de la justice, la voie de l’amour et de la patience. Nous aurons appris à connaître Dieu et, ce qui est encore plus grand, nous serons connus de lui. Ga. 4, 9.
Que nos cœurs ne soient pas troublés, et ne convoitons pas les choses de ce monde, de peur qu’Il ne nous ait en dégoût, et qu’Il ne dise : Je ne vous connais pas !