Réjouissez-vous !

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. » Ph. 4, 4.

Nous avons vraiment besoin d’exhortations à nous réjouir, et à nous réjouir toujours ! Pour nous qui avons une vocation si élevée et une telle élection, il est convenable que nous soyons toujours joyeux et reconnaissants, du fond du cœur. Toute autre attitude est indigne. « Servez l’Éternel, avec joie ! » dit le Psaume 100. Si le Dieu vivant nous juge dignes de le servir, c’est avec sincérité et une grande joie que nous devons le servir.

Le manque de joie et de reconnaissance vient d’un manque d’humilité et du fait que l’on n’a pas des yeux du cœur illuminés et oints, pour comprendre l’espérance que l’on a en Christ. Ép. 1, 18. Il faut en effet comprendre l’espérance que l’on a avant de pouvoir se réjouir en espérance. Mais nous pouvons acquérir cette compréhension en lisant la parole de Dieu dans la foi et la simplicité du cœur.

« Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux », dit Jésus. Luc 10, 20. Il y a vraiment là de quoi se réjouir, et c’est une honte quand quelque chose de matériel, qui ne dure qu’un court instant, fait obstacle à cette joie.

« Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. » Ro. 12, 15. Pour la plupart des gens, il est probablement plus difficile de se réjouir avec ceux qui se réjouissent que de pleurer avec ceux qui pleurent. Il est fort possible que le fils qui était resté à la maison aurait versé quelques larmes avec son père si la nouvelle de la mort de son frère leur était parvenue, mais lorsqu’il a appris que celui-ci était vivant, qu’il était rentré à la maison et que son père avait organisé une grande fête de bienvenue pour lui, il s’est mis en colère et n’a pas été capable de se réjouir avec eux lors de la fête. Luc 15.

Saül aurait probablement pleuré si David était tombé au combat, au début. Mais quand il est rentré victorieux et que les femmes ont chanté : « Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille », Saül a été très irrité. 1 Sa. 18, 7-8. « Et Saül regarda David d’un mauvais œil, à partir de ce jour et dans la suite. Le lendemain, le mauvais esprit venant de Dieu saisit Saül, qui eut des accès de délire au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours... » Si seulement Saül s’était réjoui de tout son cœur avec les femmes qui louaient David par leur chant ! Il aurait été encore plus glorieux, comme le grand roi Saül que Dieu avait oint pour être roi. Mais voilà qu’il a été dépouillé de toute gloire, et qu’il a sombré dans la plus grande déchéance et la plus grande misère.

Nous aussi, nous sommes mis à l’épreuve. Pouvons-nous nous réjouir de tout cœur avec des parents lorsque les choses vont très bien pour leurs enfants dans le domaine spirituel, alors que ça va mal avec les nôtres ? Si nous y parvenons, Dieu nous accordera certainement aussi la réussite. Pouvons-nous nous réjouir de tout cœur lors de fêtes où l’on fait l’éloge d’amis, et où l’on fait même leur éloge pour des choses pour lesquelles nous aurions dû être félicités ? Si c’est le cas, nous jouons de la harpe céleste dans notre cœur, et la bénédiction qui repose sur nous ne cesse de croître.

Si Caïn était rentré en lui-même, avait reconnu sa propre folie et s’était réjoui du sacrifice d’Abel, il ne serait pas devenu un hors-la-loi sur la Terre, mais il serait devenu une source de bénédiction en compagnie de son frère.

Les apôtres avaient la joie au plus haut niveau, à savoir la joie qui résulte du service pour les autres. « Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants marchent dans la vérité. » 3 Jn. 4. Avons-nous fait connaissance de cette joie, et est-elle au-dessus de toutes les autres joies de notre vie ? Dans ce cas, nous vivons une vie de sacrifice, sans exigences égoïstes, et notre amour et notre sollicitude dépassent tout entendement. Nous sommes vraiment invités à partager cette joie, nous aussi.

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous... », dit Paul dans Col. 1, 24. Il ne faisait aucun cas de sa propre vie, mais il se réjouissait dans ses souffrances et ses afflictions pour les autres, afin qu’ils puissent grandir et participer à la richesse et à la gloire du corps de Christ, qui est l’Église.

Comme on est pauvre en joie quand celle-ci disparaît à cause des nombreuses bagatelles de la vie quotidienne, ou quand on trouve que quelqu’un nous a un peu froissés. Paul était joyeux et content dans toutes sortes de tribulations et de persécutions. Il avait la même attitude de cœur que Jean ; il se réjouissait des progrès et de la croissance des autres. C’est pourquoi il pouvait aussi écrire aux Philippiens : « C’est pourquoi, mes bien-aimés et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! » Ph. 4, 1. Ils étaient sa joie.

« Pour vous, votre obéissance est connue de tous ; je me réjouis donc à votre sujet... » Ro. 16, 19. « Et même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service de votre foi, je m’en réjouis, et je me réjouis avec vous tous. » Ph. 2, 17. Puissions-nous avoir davantage part à cette joie, car il n’y a pas de joie qui soit plus agréable à Dieu.

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés », dit Jacques. Ja. 1, 2. « Heureux serez-vous lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous », dit Jésus dans Mt. 5, 11 et 12. – En vue de la joie qui lui était réservée, Jésus a souffert la croix et a méprisé l’ignominie. Hé. 12, 2.

Au Psaume 33, nous sommes encouragés à prendre le luth à dix cordes et à célébrer Dieu par des chants joyeux, car la parole de l’Éternel est droite, et toutes ses œuvres s’accomplissent avec fidélité. Au beau milieu de ce monde méchant et rempli de propagande mensongère de toute sorte, nous avons la parole de l’Éternel, qui est divinement vraie, et à laquelle nous pouvons faire pleinement confiance, parce qu’elle tient ses promesses. Il y a vraiment là de quoi se réjouir et d’être dans l’allégresse !

C’est une abomination aux yeux de l’Éternel d’associer le crime aux solennités, mais la justice et la joie vont ensemble. Jésus a été oint d’une huile de joie au-dessus de ses frères parce qu’il a aimé la justice et haï l’iniquité. Hé. 1, 9. Le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie dans le Saint-Esprit, et si nous avons ce royaume au-dedans de nous, nous avons aussi toutes les raisons de nous réjouir et d’être dans l’allégresse, car cela est agréable à Dieu. « Justes, réjouissez-vous en l’Éternel ! La louange sied aux hommes droits. » Ps. 33, 1.

Beaucoup de gens disent d’eux-mêmes qu’ils sont contents et satisfaits et qu’ils se sentent bien dans tous les domaines. Mais ils ne sont pas capables de se réjouir comme il faut dans le Seigneur, et ils ne sont pas capables de réjouir les autres comme il faut. – La joie dans le Seigneur est notre force, et nous avons grandement besoin de cette force.

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. »