Réveil !

Loué soit Dieu pour tout vrai réveil où qu’il se trouve, et loué soit Dieu pour le réveil radical et continuel qui est parmi nous !

Le réveil et une foi vivante vont de pair. Lorsque des pécheurs saisissent une foi vivante dans la parole de Dieu qui leur annonce le pardon des péchés, cela crée un réveil. Lorsque ceux qui ont reçu le pardon des péchés saisissent une foi vivante dans le fait qu’ils peuvent recevoir la puissance du Saint-Esprit pour vaincre le péché, le réveil continue dans l’Esprit et le feu. Et au fur et à mesure que l’Esprit rend la Parole vivante dans nos cœurs, et que nous nous l’approprions avec une foi vivante, le réveil gagne en profondeur, en force et en contenu.

Toute foi vivante engendre la vie et de l’action. La foi sans les œuvres est morte. Paul écrit aux Thessaloniciens : « ... nous rappelant sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour, et la fermeté de votre espérance », 1 Th. 1, 3. Ils étaient devenus les imitateurs de Paul et des autres apôtres, et des modèles pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe. Toute leur conduite produisait un réveil plus profond chez les autres croyants.

Si nous avons vraiment été saisis par la patience, au point d’avoir une foi vivante pour être patients dans toutes les circonstances de la vie, alors nous avons partout un champ missionnaire pour le réveil. Il en va de même pour ce qui est de ne pas rechercher son propre intérêt, ne pas devenir amer, ne pas murmurer et se plaindre, ne pas être enflé d’orgueil, ne pas se vexer, ne pas être arrogant et vaniteux, ne pas être avide d’honneur et d’argent, etc. – Oui, en vérité, nous avons besoin de réveil. Nous devons tous être dans l’Esprit du réveil et nous réveiller les uns les autres aux vertus de Christ, afin qu’elles puissent abonder dans nos vies comme des fleuves d’eau vive, toujours plus abondamment, jusqu’au retour de Jésus.

Notre vocation et notre élection, c’est d’avoir part à une vie où abondent l’amour fraternel sincère et l’amour pour tous, les louanges et les actions de grâces dans toutes les circonstances de la vie. « Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, dit l’Éternel des armées, et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. » Mal. 3, 10. La condition à remplir était d’apporter toutes les dîmes à la maison du trésor. Dans la nouvelle alliance, il faut tout apporter, mais la bénédiction est d’autant plus riche.

C’est pourquoi un réveil doit toujours avoir pour but un abandon total et une consécration totale à Christ et à ses vertus. C’est là, et là seulement, que se trouvent la bénédiction, la vie et la gloire. Éveillons nos enfants à ces choses, afin qu’ils soient sauvés du jugement de la colère de Dieu et qu’ils se trouvent plutôt sous ces écluses ouvertes des cieux qui répandent les bénédictions.

Nous vivons dans un monde tellement corrompu et pervers que c’est un opprobre aujourd’hui de vivre pieusement avec la bénédiction de Dieu ; mais bientôt ce sera un honneur qui durera éternellement. Cachons-nous autant que possible sous ce voile d’opprobre, car c’est là que se sont trouvés Christ, les prophètes et tous les saints. Beaucoup veulent épargner autant que possible à leurs enfants cet opprobre de Christ, en leur permettant de s’adapter le plus possible à l’esprit du siècle. Mais ce faisant, ils éloignent leurs enfants de la bénédiction de Dieu et les poussent vers la colère et la malédiction de Dieu. Dieu nous a confié des enfants pour les éveiller aux valeurs éternelles et les préserver de tout mal.

L’esprit du siècle qui règne de nos jours est plus dangereux que jamais. Ce qui est commun et moderne se situe à un niveau très bas. Si nous ne séparons pas les enfants le plus possible lorsqu’ils sont jeunes, les choses empireront plus tard. Combien c’est magnifique lorsqu’ils commencent à détester dans leur propre cœur tout ce qui appartient au monde.

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. » Jn. 12, 31. Jésus et les apôtres ont jeté dehors le prince de ce monde, et maintenant, c’est à nous de le faire. Jetons-le dehors et bien loin dès que nous découvrons sa présence. « ... car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi », a dit Jésus. Jn. 14, 30. De même, le prince du monde ne doit rien avoir en nous. Il faut que nous soyons radicaux et entiers de cœur dans notre combat si nous voulons vaincre. Nous ne pouvons pas vaincre Satan s’il habite notre cœur, mais si notre cœur est pur et que Christ en est le Maître, cela réussira pleinement.

Puissions-nous tous engager le combat contre l’esprit de paresse, afin que l’on sente et que l’on remarque que nous sommes dans une assemblée vivante de Dieu lorsque nous nous réunissons.

Nombreux sont ceux qui prient année après année pour un réveil, en espérant qu’il viendra d’une manière ou d’une autre. Mais si nous sommes vraiment un membre du corps de Christ, nous avons le réveil en nous et avec nous dans toutes nos voies, et nous sentons que nous sommes un avec tous les saints qui ont remporté la victoire dans l’esprit et le feu du réveil.